L’Europe mise sur le graphène, l’Arc lémanique en bénéficiera

graphene

Un financement d’un milliard d’Euros sur dix ans. Le montant décroché par le projet Graphene est tout simplement exceptionnel. La moitié de cette somme vient d'ores et déjà d’être allouée par l’Union européenne (UE) dans le cadre de son initiative «FET Flagship»: un pari sur l’avenir et l’innovation, consistant à sélectionner deux projets phares de technologies futures et émergentes sur un total de six candidatures. L’UNIGE est partie prenante du projet Graphene par l’intermédiaire du professeur Morpurgo, son représentant suisse. La région lémanique confirme d’ailleurs à cette occasion sa position privilégiée dans le domaine de l’innovation scientifique, puisque le deuxième projet retenu par l’UE est le Human Brain Project qui sera dirigé par l’EPFL.

Depuis sa découverte en 2004, le graphène est au cœur des préoccupations des physiciens et fait l’objet de nombreuses expériences novatrices dont celles des professeurs Andre Geim et Kostya Novoselov, qui leur ont du reste valu l’obtention du prix Nobel de physique en 2010. Ce matériau, le plus mince du monde, possède une combinaison de propriétés uniques et surprenantes qui en font un point de départ potentiel pour les nouvelles "technologies de rupture" dans divers domaines.

Plus solide que le diamant, le graphène est un matériau conducteur de chaleur et d’électricité, sans dangers et recyclable, auquel l’industrie s’intéresse de très près. Il a un immense potentiel en matière d’applications technologiques, telles que l’électronique rapide, les systèmes optiques ou les dispositifs électroniques souples. Ce matériau pourrait, par exemple, révolutionner le domaine aéronautique en étant utilisé pour la fabrication d’avions plus légers et moins énergivores ou, à plus long terme, contribuer à des avancées médicales remarquables, telles que la création de rétines artificielles.

"Le graphène est une feuille de carbone d’un seul atome d’épaisseur. Cette particularité en fait un matériau extrêmement prometteur, en particulier dans le domaine des nanotechnologies. Dans le même temps, le graphène soulève des questions fondamentales en physique", explique Alberto Morpurgo, professeur à la Section de physique de l’Université de Genève (UNIGE), expert reconnu en nano-électronique et en matériaux et représentant suisse du projet Graphene (Graphene flagship).

Aujourd’hui l’Europe lance un projet de recherche d’une envergure sans précédent (flagship). Graphene rassemble des spécialistes venant des mondes académique et industriel mus par la volonté d’encourager et stimuler l’innovation technologique. L’effort de recherche couvrira toute la chaîne de valeur, des matériaux de production aux composants et systèmes d’intégration.

Le choix du second projet, Human Brain Project, ajoutera de même une énorme impulsion à l'ensemble des travaux et  projets lancés dans le domaine des neurosciences dans la métropole lémanique ces dernières années. La construction de Neuropolis à Lausanne, projet commun à l'UNIGE, l'UNIL et l'EPFL, abritera la plateforme du Human Brain Project, tandis qu'à Genève un Institut d’imagerie moléculaire verra le jour à proximité des HUG.

Graphene
Human Brain Project

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28 janvier 2013

2013

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