2009

Faces à faces avec la Cité - L'UNIGE s'emballe pour les femmes et les hommes qui la font rayonner sous le signe de l'ouverture

Du 3 juin au 30 septembre prochains, les visages artistiquement travaillés de 126 personnes en lien avec l’Université de Genève (UNIGE) vont figurer sur les façades du bâtiment d’Uni Dufour. Imprimés sur une toile semi translucide et déclinant la gamme du cercle chromatique, ces portraits sont ceux de femmes et d’hommes dont les travaux, académiques, professionnels ou artistiques ont tissé un lien particulier avec la société. Bien que leur nom ne soit pas forcément connu du public, ces personnalités ont toutes contribué, à leur façon, au rayonnement de l’alma mater genevoise. Conçue à partir d’une idée du Bureau de l’égalité et réalisée par l’Atelier Roger Pfund, l’exposition Faces à faces invite le public à faire connaissance avec les visages humains de l’histoire universitaire.

Pour fêter le 450e anniversaire de l’UNIGE, le Bureau de l’égalité propose de rappeler, via un accrochage extérieur de portraits, le souvenir de personnalités qui se sont distinguées dans les mondes académique, politique, social, économique ou artistique. Effectué par une commission d’expert-e-s issus de toutes les facultés, un choix de 126 individus, présente celles et ceux qui représentent le foisonnement créatif de l’institution.

« Un homme sur deux est une femme »
Pour Simone de Beauvoir, «On ne naît pas femme, on le devient». Pour Albert Einstein, «Inventer, c’est penser à côté». Les citations de ces deux grands esprits donnent le ton de l’exposition Faces à faces, qui veut célébrer la créativité et la diversité du monde scientifique. Sur les facettes d’Uni Dufour, les figures féminines alternent avec les masculines, suivant le nuancier du cercle chromatique. Inégale, leur distribution au fil du temps montre bien que la parité ne se réalise pas aussi rapidement que souhaitable à l’université: des toiles non figuratives signent l’emplacement des femmes manquantes ; mais cette alternance fait aussi percevoir l’effective mixité de la science, qui évolue indifféremment sous l’impulsion des femmes et des hommes.

Anciens et modernes
Tous les portraits installés se font face, comme en dialogue, et s’inclinent vers les rues Général-Dufour, Jacques-Balmat, De-Saussure et le boulevard Georges-Favon. Depuis ces axes de circulation comme des trottoirs alentours, les perspectives sur l’installation changent et se multiplient.

Dans un souci d’historicité, ancien-ne-s et modernes, vivant-e-s et défunt-e-s ont été convoqués. Parmi les premières, une certaine Marie Dentière, ancienne Augustine convertie au protestantisme, qui vécut à Strasbourg, à Bex et à Aigle, avant de s’installer à Genève, où elle publia, anonymement -comme il était d’usage pour les femmes de son temps !- un ouvrage historique et une sorte de manifeste plaidant pour l’égalité entre femmes et hommes. Marie Dentière connaîtra Jean Calvin et signera même de ses initiales la préface d’un sermon du réformateur sur… La toilette des femmes.

« Inventer, c’est penser à côté »
Dans un autre registre, on découvre le visage d’Isaac Casaubon, helléniste et éditeur de sources antiques, qui fit une carrière académique européenne aux premiers temps de l’Académie de Genève, l’ancêtre de l’UNIGE, et qui a épousé Florence Estienne, petite-fille de l’auteur du premier dictionnaire en langue française. Aux siècles suivants, les XVIIème et XVIIIème, sorte d’âge d’or des sciences médicales et chirurgicales, on croise des médecins non seulement érudits, mais soucieux de transmettre leurs connaissances par écrit, pionniers en santé publique ou préoccupés du sort réservé aux malades mentaux: un Guillaume Fabry de Hilden, un Louis Odier, un Louis Jurine ou un Abraham Joly sont de ceux-là ; tous trois ont partie liée avec Genève et son alma mater.

Ainsi, aux figures de précurseur-e-s, notamment en droit -Pierre-François Bellot-, en mathématiques -Gabriel Cramer-, en chimie -Lina Stern-, se relaient, ceux d’artistes -Rodolphe Töpffer-, d’économistes -Jean-Charles de Sismondi-, de pédagogues -Mina Audemars-, de naturalistes -Kitty Ponse-, d’esprits militants ou universellement curieux -Jane Marcet, Eugénie Droz-, comme autant de symboles encourageant une université progressiste, démocratique et inventive.

Des toiles en vente et un catalogue

Impossible d’énumérer ici les noms de toutes celles et ceux qui figurent sur les toiles de Faces à faces (dont certain-e-s se retrouvent, du reste, dans l’exposition en plein air Savants citoyens, autre réalisation issue des festivités du 450e anniversaire de l’UNIGE). En complément à l’installation, un catalogue est en voie d’impression ; disponible et diffusé dès le 25 juin prochain, il sera notamment vendu à la loge d’Uni Dufour.

Après décrochage, les toiles seront mises en vente, pour un bénéfice dévolu à un fonds de soutien aux projets de jeunes chercheuses et chercheurs.

Contacts:
Pour obtenir de plus amples informations, n’hésitez pas à contacter
Mme Brigitte Mantilleri, au +41 22 379 72 90 

3 juin 2009
  2009
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Université de Genève

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