2015

La LERU s'ouvre au monde

À l'occasion de sa 28ème Assemblée des recteurs, la Ligue des universités de recherche européennes (LERU) a renforcé sa position internationale en instaurant une coopération renforcée avec les Nations Unies. Par cette initiative, la LERU souligne le caractère mondial de la recherche, de l'innovation et de l'éducation et l'importance, pour elle, d'être en première ligne de ces développements mondiaux.

Les 15 et 16 mai 2015, les recteurs des 21 universités membres de la LERU se sont réunis à Genève pour leur réunion semestrielle. Ces dernières années, l'Université de Genève a noué des liens très forts avec les Nations Unies (ONU), dont le deuxième plus grand bureau se trouve au centre de la ville. Sur invitation du recteur de l'Université de Genève, le professeur Jean-Dominique Vassalli, le Chef par intérim de l'Office des Nations Unis à Genève, M. Michael Møller, a évoqué avec les recteurs le rôle des universités dans une gouvernance mondiale et dans la construction de la paix, après quoi une délégation de l'ONU et les recteurs de la LERU ont échangé leurs points de vue de manière productive.

Convaincue du rôle important que les universités peuvent en effet jouer à l'échelle mondiale, la LERU a décidé de s'associer aux activités de l'ONU dans les domaines de la recherche, de l'innovation et de l'éducation, et cela de deux façons.

Tout d'abord, la LERU et ses membres ont signé l'initiative Impact universitaire de l'ONU (UNAI) qui encourage les institutions d'enseignement supérieur et de recherche à promouvoir les objectifs de l'ONU. Son objectif est de générer un mouvement mondial des esprits afin de promouvoir une nouvelle culture de responsabilité sociale et intellectuelle. Elle s'articule autour de principes fondamentaux comme la « liberté d'enquête, d'opinion et de parole », l'« éducation pour tous » et la « citoyenneté mondiale ». En partageant des idées entre pays et entre disciplines, il devrait être possible de trouver des solutions à de nombreux problèmes interconnectés.

Deuxièmement, la LERU a fait une demande de statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC). Une fois accordé, ce statut permettra à la LERU d'exprimer ses opinions et d'influencer le travail du Conseil de l'ONU lors de réunions, évènements, présentations, etc. La LERU pourra, par exemple, proposer des analyses d'expert ou sensibiliser le public à des sujets pertinents. La LERU veut ainsi faire entendre sa voix quant à l'importance de la recherche fondamentale à l'échelle mondiale.

Cette collaboration naissante avec les institutions de l'ONU vient compléter les initiatives mondiales entreprises jusqu'à ce jour par la LERU, notamment concernant la création envisagée d'un « Conseil mondial des réseaux d'universités axées sur la recherche (RIU) » (Global Council of Research-Intensive University (RIU) Networks) avec ses organisations sœurs aux États-Unis, en Australie, en Chine, au Canada, au Japon, au Royaume-Uni, en Asie de l'Est et en Allemagne. La « Déclaration d'Hefei » et la « Déclaration de Leyde », qui ont été adoptées par ces réseaux de RIU, illustrent la nature internationale des questions portant sur la recherche, l'innovation et l'éducation ainsi que les actions et les solutions nécessaires.

Enfin, la LERU a été très honorée d'accueillir M. José Manuel Barroso, ancien président de la Commission européenne (2004-2014) et ancien étudiant et professeur invité à l'Université de Genève, comme orateur invité. Dans son discours, M. Barroso s'est concentré sur les opportunités et les défis auxquels font face les universités de recherche vis-à-vis des politiques européennes et américaines en matière de recherche, d’éducation et d’innovation.

Le recteur de l'Université de Genève, le professeur Jean-Dominique Vassalli, a été très heureux de la manière dont s'est déroulée l'Assemblée et a déclaré : « Nous sommes ravis d'avoir pu associer la LERU et les Nations Unies ici, à Genève. Au cours de ces deux journées, nous avons eu des discussions de haut niveau extrêmement intéressantes. »

Le secrétaire général de la LERU, le professeur Kurt Deketelaere, a eu une réaction semblable : « Cette association avec les Nations Unies est une nouvelle étape importante et logique dans notre développement et nos activités. La voix, l'expertise et les connaissances des universités axées sur la recherche ont une valeur sans précédent dans la manière d'aborder les problèmes sociétaux complexes qui touchent le monde d'aujourd'hui, et qui sont au cœur des activités de l'ONU. »

18 mai 2015
  2015