2016

Le vivant: mode d'emploi

Décoder l’entier de l’ADN humain, une révolution annonciatrice d’une nouvelle ère, à l’aune du troisième millénaire. Cette prouesse scientifique est, cette année, le thème du 17ème colloque Wright, organisé par l’Université de Genève (UNIGE), en collaboration avec la Fondation H. Dudley Wright, du 7 au 11 novembre. Intitulé « Décoder le livre de la vie : la révolution génomique », le colloque donnera la parole à des spécialistes de différents domaines que l’avènement de la génomique a profondément transformés. Mais quelles sont les conséquences scientifiques, médicales, mais aussi éthiques du décodage de l’ADN? A l’image de la complexité de notre génome, ces questions ouvrent la voie à l’homme du futur.

Tous les deux ans depuis 1984, l’UNIGE accueille le colloque Wright pour la science, dont la vocation est de rendre les progrès de la science accessibles au grand public et d’encourager les jeunes à s’orienter vers une carrière scientifique.

La complexité du vivant enfin décodée

Quinze ans après l’obtention de la séquence complète de la chaîne ADN de l’homme, la génomique oblige à un certain nombre de réflexions. En effet, les scientifiques ont acquis non seulement la capacité de séquencer les génomes, mais également celle de les modifier. De ceci découle une responsabilité importante qui pose de véritables questions éthiques.

Quatre conférenciers aborderont la génomique sous un angle particulier lors de conférences publiques gratuites (à 18h30, Uni Dufour, en anglais avec traduction simultanée en français). Le lundi 7 novembre, la biologiste et neuroscientifique Linda Buck, Prix Nobel de physiologie ou médecine 2004 et professeure au Fred Hutchinson Cancer Center de Seattle, se penchera sur les multiples gènes impliqués dans l’odorat et la manière dont notre cerveau détecte les variétés d’odeurs auxquelles l’homme est confronté chaque jour. Le mardi 8 novembre, Michael Snyder, généticien et professeur à l’Université de Stanford, abordera la question du profilage génétique qui permet de détecter et comprendre des maladies affectant l’être humain. En offrant une approche personnalisée des pathologies, ces méthodes analytiques ouvrent la voie à une médecine d’un type nouveau. Le jeudi 10 novembre, le biologiste Svante Paabo, directeur du Département de génétique du Max Planck Institute de Leipzig, présentera les profilages génétiques effectués sur l’Homme de Néandertal, permettant d’affiner le scénario de l’émergence de l’être humain moderne. Enfin, le philosophe et essayiste Peter Sloterdijk, professeur à la Hochschule für Gestaltung de Karlsruhe, exposera les problématiques éthiques que pose la génomique, tant d’un point de vue scientifique que religieux, lors de sa conférence du vendredi 11 novembre.

La journée du mercredi 9 novembre est dédiée aux jeunes (de 14 à 20 ans, sur inscription). Ceux-ci auront la possibilité de rencontrer les quatre conférenciers et de leur poser toutes les questions qu’ils souhaitent sur les mystères de la génomique, mais aussi de visiter les laboratoires de génomique du Centre médical universitaire (CMU).

Place au spectacle !

L’art aura aussi sa place lors de ce 17ème colloque Wright, avec, pour la seconde fois, l’organisation d’un spectacle sons et lumières projeté sur la façade du bâtiment Uni Bastions. Intitulé « Aux bastions des gènes », il aura lieu tous les soirs, du 2 au 20 novembre (trois présentations de 20 minutes à 17h45, 19h et 20h30, côté parc). Un moment qui alliera science dure et poésie, pour le bonheur des petits comme des grands.

Contact: Fanen Sisban 022 379 76 05

24 octobre 2016
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