2018

Deux nouvelles doyennes à l’Université de Genève

Mireille Bétrancourt et Pierrette Bouillon prendront leurs nouvelles fonctions de doyenne, respectivement à la FPSE et à la FTI, le 15 juillet 2018.

 

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Les professseures Mireille Bétrancourt et Pierrette Bouillon.

 

Deux nouvelles doyennes entrent en fonction à l’Université de Genève (UNIGE) le 15 juillet 2018. Mireille Bétrancourt prend les rênes de la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation (FPSE), où elle succède à Pascal Zesiger, alors que Pierrette Bouillon dirigera la Faculté de traduction et interprétation (FTI) jusqu’ici emmenée par Fernando Prieto Ramos. Nommées par le recteur de l’UNIGE, Yves Flückiger, sur proposition du conseil participatif des facultés concernées, elles seront en fonction pour une durée de quatre ans.

 

FPSE: Tirer parti des technologies numériques

Après plusieurs années de forte croissance, les effectifs de la FPSE se sont aujourd’hui stabilisés un peu au-dessus de 2400 étudiants. La Faculté réunit les sections de psychologie et de science de l’éducation, ainsi que l’unité TECFA (technologies de formation et apprentissage), créée en 1989 et dont est issue la professeure Bétrancourt. «C’est institutionnellement signifiant, la reconnaissance que les technologies numériques, qui ont largement dépassé le cercle d’une communauté restreinte, sont une priorité pour l’Université comme pour la société toute entière», souligne-t-elle. Son décanat comptera aussi sur le vice-doyen Nicolas Favez, issu de la section de psychologie, et la vice-doyenne Nathalie Delobbe, de la section des sciences de l’éducation.

Les quatre années à venir seront l’occasion de s’interroger plus avant sur la place des technologies numériques dans la formation des étudiants, sur le développement du travail collaboratif et l’hybridation entre travail présentiel et travail à distance. Spécialiste de l’ergonomie cognitive, Mireille Bétrancourt explore la conception d’environnements multimédias propres à faciliter les apprentissages. «Les MOOC’s ont redonné une grande importance à la question de la vidéo, qui faisait déjà l’objet de recherches dès les années 70. Les modes de production ont bien sûr changé, mais les questions restent les mêmes», explique-t-elle : comment un système technologique permet-il de médiatiser l’activité des enseignants? Comment gérer l’interactivité pour la rendre la plus utile possible? «L’enjeu, conclut-elle, est aussi de développer les compétences numériques des futurs professionnels de la psychologie et de l’éducation formés dans la faculté.»

 

FTI: une histoire liée à la Genève internationale

La FTI est un centre pionnier et une référence mondiale dans ses domaines d’expertise: la traduction, l’interprétation et le traitement informatique multilingue. Fondée en 1941, son histoire est liée à celle de la Suisse plurilingue et, plus particulièrement, à la Genève internationale en tant que siège de nombreuses institutions intergouvernementales et capitale mondiale de la traduction et de l’interprétation. La FTI accueille plus de 600 étudiants du monde entier et compte plus d’une centaine d’enseignants et de chercheurs auxquels elle offre de nombreuses ressources informatiques et audiovisuelles, ainsi que d’une bibliothèque spécialisée qui compte parmi les mieux équipées d’Europe.

Dans le nouveau décanat, la professeure Bouillon sera assistée de deux vice-doyens, les professeurs Fernando Prieto Ramos et Killian Seeber. «Notre faculté est très riche avec ses trois domaines de compétences - traduction, interprétation et traitement informatique multilingue-, développe-t-elle. J’aimerais à présent faire communiquer un maximum ces trois départements à l’aide de projets transversaux, notamment pour accompagner au mieux l’intégration de la traduction automatique dans le flux de travail du traducteur, évaluer l’impact des technologies et avoir des outils de formation adaptés pour que nos étudiants participent activement à l’évolution technologique.» L’accessibilité de l’information lui tenant à cœur, elle souhaite développer des outils compatibles avec cet objectif et participer à la mise en place d’un centre suisse pour une communication sans barrière. «Notre société est de plus en plus inclusive, à nous de l’être aussi dans l’enseignement et notre pratique professionnelle», conclut-elle.

 

A propos de Mireille Bétrancourt

Après un parcours initial en psychologie à Aix-en-Provence, Mireille Bétrancourt bascule vers les sciences cognitives et se spécialise dans les environnements numériques de formation, domaine dans lequel elle présente sa thèse de doctorat en 1996, à l’Institut National Polytechnique de Grenoble. Post-doctorante à Stanford puis à l’institut national de recherche en sciences du numérique de Rhône-Alpes, elle rejoint l’Université de Genève en 2000 où elle est nommée professeure en 2003. Elle prend dans la foulée la direction de l’unité TECFA (technologies de formation et apprentissage) et assume les fonctions de vice-doyenne entre 2006 et 2010.

 

A propos de Pierrette Bouillon

Pierrette Bouillon effectue ses études en Belgique, avant de rejoindre l’UNIGE grâce à une Bourse de la francophonie. En parallèle d’une thèse à Paris, elle travaille à Genève comme assistante. «J’ai fait toute ma carrière académique à l’UNIGE», raconte Pierrette Bouillon. «Et très vite, je me suis passionnée pour la traduction automatique, la reconnaissance vocale et le rôle de la machine dans la traduction.» Domaine en plein essor, la traduction automatique fait désormais partie intégrante du métier de traducteur. La professeure Pierrette Bouillon est actuellement vice-doyenne et directrice du Département de traitement informatique multilingue (TIM).

11 juillet 2018
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