2007-2008

Savoir écouter son corps estudiantin - L’UNIGE se penche sur la condition des étudiant-e-s qui la composent

Structure unique en Suisse, l’Observatoire de la vie étudiante de l’Université de Genève (UNIGE) a effectué, en 77 questions, un important sondage auprès de 1600 étudiant-e-s. Dernier volet d’une série d’enquêtes, Etudiants 2006 en synthétise les résultats tout en innovant via une approche dite longitudinale : il sera désormais possible aux chercheurs de suivre des étudiant-e-s sur l’ensemble de leur cursus universitaire. A terme, l’application d’une telle méthode, augmentée par l’exploration de thèmes nouveaux, permet de donner un aperçu le plus fidèle possible des conditions de vie, des attentes et des motivations estudiantines. Parmi les résultats les plus remarquables, une majorité des sondés envisage l’UNIGE positivement, tandis qu’une forte proportion, toutes facultés confondues, ne perçoit pas l’intérêt des nouvelles technologies comme le «e-learning».

En cette période de concurrence accrue entre les hautes écoles, à l’heure de la transition entre l’ancien système et le cadre institué par les accords européens de Bologne, les données que récolte et analyse l’Observatoire fournissent à son rectorat, plus que jamais soucieux d’améliorer l’offre en termes de formation, des renseignements précis autant que précieux. Dernière enquête en date de l’Observatoire, Etudiants 2006 va permettre de suivre les trajectoires académiques d’un échantillon représentatif embrassant l’ensemble des étudiant-e-s de l’UNIGE, toutes années confondues.

Confirmer d’anciennes réponses, en oser de nouvelles

Exercez-vous une activité rémunérée en dehors de l’université, et si oui, à quel taux ? Habitez-vous chez vos parents ? Comment définiriez-vous vos liens à l’UNIGE ? Si les précédentes enquêtes, de 1990, 2001 et 2004, abordaient déjà ces thématiques, Etudiants 2006 innove sur la forme mais aussi sur le fond. De nouvelles questions ont été posées, parmi lesquelles on trouve celle du choix de l’UNIGE plutôt qu’une autre université, celle des motivations qui sous-tendent l’option d’une formation universitaire ou bien encore celle qui débouche sur une appréciation des changements induits par le système «de Bologne».

Les réponses permettent d’esquisser des critères déterminants dans le choix d’étudier à l’UNIGE, comme la proximité géographique, telle ou telle filière qu’on ne trouve pas ailleurs ou la réputation d’une faculté bien classée dans les domaines qu’elle recoupe. Quant aux implications de Bologne, elles inspirent la méfiance à 41%, le scepticisme à 27% et l’incrédulité à 4% d’étudiants. Les critiques les plus virulentes émanent de celles et ceux dont le parcours a basculé entre l’ancien et le nouveau plan d’études. A propos de l’UNIGE, près de 90% des interrogés jugent l’institution globalement satisfaisante.

Qu’en pensent-elles, qu’attendent-ils?

Parmi les données traitées par les chercheurs, certaines surprennent. On apprend par exemple que ce sont l’«esprit d’analyse et de synthèse» ainsi que «des connaissances intellectuelles générales et une ouverture d’esprit» que semblent plébisciter les sondés dans leur choix d’étudier à l’UNIGE. Plus d’un étudiant sur trois ne souhaite pas voir l’enseignement à distance gagner en importance et plus d’un sur quatre ne conçoit pas l’«e-learning» comme susceptible d’améliorer la qualité de la formation. Du point de vue des étudiants qui ne disposent pas d’un chez-soi à part entière, les horaires des bibliothèques universitaires genevoises devraient encore être étirés.

Un outil de pilotage

A une question qui permet d’aborder les deux missions principales de l’alma mater genevoise, soit la formation et la recherche, 37 % des étudiant-e-s interrogés disent attendre beaucoup de la première et ne semblent pas avoir conscience du lien qui permet à la recherche de fertiliser l’enseignement académique. Une proportion comme celle-ci est interprétée par l’UNIGE comme un signal clair : pour une institution qui n’a de cesse de promouvoir un enseignement nourri par la prospection scientifique, informer, quant aux spécificités du système universitaire suisse, ne constitue pas un luxe.

Ce cas de figure illustre bien le rôle d’outil de pilotage que joue l’Observatoire pour le rectorat de l’UNIGE.

Contacts

Pour obtenir de plus amples informations, n’hésitez pas à contacter

le vice-recteur Yves Flückiger en téléphonant au 022 379 75 22

Jean-François Stassen en téléphonant au 022 379 12 55

19 septembre 2007
  2007-2008