Sécurité et santé au travail (SST)

L'employeur a la responsabilité première de garantir des conditions de travail adéquates pour son personnel. Cela signifie qu'il doit prendre toutes les mesures, dont l'expérience a démontré la nécessité, pour que les conditions et le milieu de travail ne soient pas préjudiciables au bien-être, à la sécurité ainsi qu'à la santé physique et psychique des travailleurs. Il doit exercer cette responsabilité en étroite collaboration avec les travailleurs ou leurs représentants dans l'entreprise.
La tâche est ardue. Le monde du travail subit des mutations rapides et profondes. Il faut tenir compte des risques traditionnels et généralement bien connus, mais aussi de ceux liés à l'utilisation de nouvelles substances, à l'introduction de nouvelles technologies, à l'apparition de nouvelles méthodes ou formes de travail. D'autres causes d'atteinte à la santé sont encore plus difficiles à appréhender: le stress, le harcèlement sexuel ou psychologique et bien d'autres facteurs psychosociaux défavorables. Pour ces raisons, la gestion des risques professionnels doit faire partie d'un concept global de prévention. Une approche qui intègre non seulement les questions "classiques" relatives à la sécurité, mais aussi l'ensemble des facteurs touchant à la protection de la santé.
Selon la Commission universitaire de santé et de sécurité au travail romande (CUSSTR), "les accidents et les maladies professionnelles représentent entre 5 et 10 cas pour 100 employés, suivant les administrations et les secteurs d’activités de celles-ci. Par ailleurs, nombreuses sont les atteintes à la santé provoquées par des conditions de travail qui ne sont pas répertoriées dans les statistiques de la loi fédérale sur l’assurance accident (LAA), mais qui grossissent les chiffres de l’absentéisme. Par des actions préventives il est possible de réduire de manière importante le nombre d’accidents et de maladies professionnelles."1
Le rôle de STEPS est de coordonner, sur mandat des autorités universitaires, l'ensemble des activités en matière de sécurité à l'intérieur des sites et de prévention des risques liés à la protection de la santé. De plus, STEPS est le garant du respect de l'application des lois et des règlements. A cette fin, notre structure a pour mission de mettre en oeuvre le concept MSST en 10 points de la solution de branche des cantons romands et de la confédération.
"Les Universités représentent un sous-ensemble important de l’organisation de (cette) solution de branche (...), car elles présentent des sources de dangers et de risques qui sont souvent les plus significatifs au sein des cantons qui les abritent.
Appliquant la solution de branche des cantons et de la confédération, les Universités doivent se doter d’une structure incluant des Comités Hygiène et Sécurité au travail (CHS). Stratégiques et politiques, au niveau du Rectorat, et opérationnels au niveau des Facultés et des Sections présentant des dangers particuliers en priorité. Les spécialistes, au sens de la directive MSST, les membres représentatifs des structures concernées, mais aussi les représentants du personnel devront faire partie de ces CHS. (...)"2 Voir la rubrique "Réseaux"
Accidents
Chaque année, près de 60 employés de l'Université de Genève sont victimes d'un accident sur leur lieu de travail. Si ce chiffre n'est pas très élevé en regard des quelque 5'000 collaborateurs que compte l'institution, la structure STEPS met cependant tout en œuvre pour le réduire.
Deux mesures de prévention ont été ainsi introduites depuis octobre 2004. Premièrement, les déclarations d'accidents sont désormais transmises à la Division des ressources humaines de l'Université, qui assure le suivi des dossiers (voir schéma ci-dessous):
Deuxièmement, les incidents, qu'ils entraînent ou non des dégâts matériels mais pas de blessures, doivent être consignés dans un "journal des incidents", transmis à STEPS ou faire l'objet d'une déclaration de presqu'accident, par le biais du formulaire en ligne.
Ces informations sont précieuses car elles permettent un suivi plus efficace du nombre et du type d'accidents et d'incidents dans l'institution. L'adoption de mesures de prévention, le cas échéant, pourra ainsi être plus ciblé.
Actuellement à l'Université, les types d'accidents les plus fréquents sont les coupures et les chutes. Une analyse des causes et des circonstances des accidents, effectuée par les ingénieurs de sécurité, permet dans certains cas de proposer des mesures de prévention spécifiques, afin d'éviter qu'un nouvel accident se reproduise.
1 Source: www.cusstr.ch
2 Source: www.cusstr.ch




