Conseils généraux
Tous les collaborateurs de l’Université jouent un rôle dans la vie universitaire de l’étudiant handicapé dont ils sont appelés à prendre en compte les besoins spécifiques.
Généralités
Les handicaps non visibles
Généralités
Les problématiques rencontrées par l’étudiant handicapé sont diverses mais trois éléments sont importants à relever pour mieux les comprendre:
- Le temps : Les méthodes d’apprentissage auxquelles les étudiants ont recours peuvent être extrêmement chronophages (lecteurs, preneurs de notes, répétiteurs, enregistrements de cours,…) D’autre part, il se peut que l’étudiant à mobilité réduite arrive en retard à un cours ou doive repartir avant la fin. En effet, le temps additionnel requis pour se déplacer sur le campus ne lui permet pas forcément d’assister à tout le cours.
- L’accessibilité : L’accessibilité aux salles de cours peut être un problème. Dans une salle en gradin, l’étudiant en fauteuil roulant se retrouve en haut et au fond de la salle. Il a alors difficilement accès aux documents distribués. Pour les étudiants avec des déficiences visuelles, peut se poser le problème de la lecture sur le tableau de graphiques, par ex.
- Les changements : Les étudiants handicapés organisent souvent leurs activités bien en avance. Des changements de dernière minute dans l’affectation des salles de cours, ou des dates d’examens peuvent perturber gravement leurs plans.
L’étudiant est habituellement le mieux placé pour connaître les techniques et adaptations qui lui conviennent. Il est donc important de lui laisser le plus d'autonomie en adoptant une attitude attentive et accueillante à son égard.
La question de la terminologie à employer est souvent soulevée. Il ne faut pas craindre de heurter la sensibilité d’un aveugle en utilisant le mot « voir » ; un aveugle voit les idées et les concepts, autant qu’un sourd « entend » ce que quelqu’un veut dire ou qu’un utilisateur de fauteuil roulant se « promène » sur le campus.
Les handicaps non visibles
Certains handicaps peuvent être non visibles mais interférer de façon plus ou moins importante dans la vie de l’étudiant. Il existe trois principaux types de handicap non visibles:
- Le handicap d’apprentissage : La dyslexie, par exemple, est un handicap d’apprentissage caractérisé par un déficit de perception qui fait mélanger les lettres et les chiffres. Il est important de réaliser que ces troubles de l’apprentissage ne sont liés ni à l’intelligence, ni à des questions de santé physique, ni à des problèmes culturels ou socio-économiques. Encore une fois, c’est l’étudiant qui pourra le mieux expliquer comment son handicap se manifeste et comment il y a fait face jusqu’ici. L’enseignant peut être réceptif au problème de l’étudiant afin de le mettre en situation de confiance
- Les déficiences sensorielles légères ou modérées : Par exemple la basse vision ou la malentendance légère qui peuvent être simplement compensées par le fait de s’asseoir à un endroit approprié ou par une éclairage adéquat.
- Les maladies internes : Par exemple le diabète, les maladies cardiaques ou respiratoires. Ces maladies peuvent interférer avec les capacités d’attention ou d’éveil, en particulier lors d’ajustement de traitement. L’assiduité et la performance de ces étudiants peuvent être fluctuantes. Ils feront sans doute appel à des aménagements de temps.
