La première année est essentiellement académique. Elle est exigeante par les matières enseignées que par le volume de travail à fournir. Les prestations évaluées ne se limitent pas aux examens, mais comprennent diverses recherches et des exercises.
La deuxième année est consacrée à un stage comme juriste dans une entreprise ou dans une administration publique à vocation économique (Commission de la concurrence, des banques, Office de la propriété intellectuelle, des télécommunications, etc.).
Outre son immersion dans une activité professionnelle, le candidat rédige un mémoire, en principe sur un sujet en rapport avec son stage. A titre exceptionnel, les étudiants ayant déjà travaillé comme juriste dans une entreprise pendant au moins trois ans au cours des cinq dernières années peuvent être dispensés de l'obligation d'effectuer un stage.
Il est important que cette formation, qui vient s'ajouter à celle de base en droit, ne dure pas plus de deux ans (bien que la deuxième année soit en réalité un premier emploi). Le programme et les exigences sont conçus dans ce sens. Le règlement d'études prévoit cependant la souplesse nécessaire en matière de dérogations en présence de justes motifs.
Elle s'articule autour d'un certain nombre de cours de base qui durent un ou deux semestres, complétés par des séminaires-blocs sur des thèmes spécialisés et interdisciplinaires. Chaque semestre, les cours de base représentent huit à dix heures d'enseignement hebdomadaire; les séminaires-bloc six à huit heures. Le reste du temps est consacré à la préparation des cours et séminaires et à la rédaction de travaux.
Le programme se déroule à l'Université de Genève et requiert une disponibilité totale, incompatible avec une activité professionnelle.
Ces cours requièrent une préparation assidue (en particulier des lectures) représentant entre une et deux heures pour chaque heure de cours. Le programme définitif est proposé chaque année par le comité scientifique du programme.
Sur un thème spécialisé, en général interdisciplinaire, les séminaires-bloc permettent une étude approfondie concentrée sur un temps restreint. Selon le sujet, entre trois heures et deux ou trois demi journées leur sont réservées. L'étude de cas est privilégiée. Il requiert en général des lectures préalables, ou la préparation de travaux.
Un petit nombre d'examens devrait favoriser une approche interdisciplinaire des problèmes. Trois examens (dont en principe au moins un oral) permettent d'évaluer l'assimilation de l'ensemble de la matière enseignée, considérée comme un tout.
Le premier examen est fixé à la fin du premier semestre, les deux autres lors de la session de printemps. En cas d'échec, les examens peuvent être répétés à la session d'automne.
Les examens peuvent être administrés en français et/ou en anglais.
La capacité de présenter les résultats d'une recherche sous la forme d'une note de synthèse constitue une compétence importante dans la vie professionnelle. Pendant la première année, les étudiants sont en conséquence requis de rédiger trois brefs travaux écrits, qui doivent être jugés suffisants à la forme et au fond.
Pour faciliter la recherche de places des stages de qualité aux candidats, autant que pour financer une partie substantielle des frais du programme, le comité de diplôme a conclu des conventions de partenariat avec un certain nombre d'entreprises.
Cela ne signifie toutefois pas qu'en s'inscrivant au programme, les étudiants disposeront d'une place de stage auprès des sponsors du MBL. Les participants restent ainsi seuls responsables de trouver une entreprise qui les accueillera en deuxième année.
Chaque stage fait l'objet d'une convention tripartite, assurant un suivi du candidat par un répondant au sein de l'entreprise ainsi que par un enseignant du programme. Le stagiaire obtient une rémunération comparable à celle du stage d'avocat (actuellement CHF 2'500.- en deuxième année). Le versement d'une rémunération manifeste que l'entreprise attend un travail effectif du stagiaire, qui n'est pas un simple visiteur auquel une faveur est faite. A son terme, le stage est évalué par l'entreprise et par le stagiaire.
Le mémoire rédigé au cours de la deuxième année se rapporte en principe au travail accompli au sein de l'entreprise. Le sujet doit être approuvé par un enseignant du programme et par l'entreprise. Le mémoire est en principe évalué conjointement par le professeur responsable et le répondant au sein del'entreprise et fait l'objet d'une soutenance. S'il n'est pas suffisant, il doit être amélioré dans le délai imparti.
Tout au long de cette deuxième année des liens sont maintenus avec l'Université et entre les candidats, notamment au travers de certains séminaires-blocs et de conférences, sans bien sûr interférer avec la disponibilité nécessaire pour l'accomplissement du stage.
Par le passé les entreprises, tout comme les administrations publiques, tendaient à exiger un brevet d'avocat pour tous les postes juridiques à pourvoir. Cette condition s'est progressivement effacée à l'égard des titulaires d'un MBL, ce qui traduit la qualité désormais reconnue du programme. Cela suppose toutefois que les participants soient titulaires d'une licence ou d'une maîtrise universitaire en droit d'une université suisse ou d'un titre jugé équivalent. Ils seront admis sur dossier. Les résultats obtenus au cours des études universitaires, les compétences linguistiques, ainsi notamment qu'une éventuelle expérience pratique seront pris en considération pour les admissions, qui sont prononcées par les services universitaires compétents sur préavis favorable du comité scientifique du MBL.
Le coût global annuel du programme est de l'ordre de CHF 800'000.- . Il est essentiellement couvert par deux sources de financement: les finances d'inscription des participants et les contributions des entreprises et institutions intéressées au projet. La finance d'inscription au programme s'élève à CHF 7'000.- par étudiant et par an (donc pendant deux ans), quelle que soit l'université d'immatriculation (UniGE / UniL).
Le report du programme est réservé pour le cas où un nombre insuffisant de candidatures devait être accepté.
Le règlement prévoit que l'ensemble de cette formation postgrade de deux ans équivaut à 120 crédits ECTS. Leur ventilation exacte entre les différentes exigences prévues par le règlement figure dans le plan d'études, qui est approuvé par les Conseils de faculté des deux universités partenaires.