Biographie d’André
Giordan
Par ailleurs, vous trouverez :
. des portraits parus dans la presse ainsi que ses derniers
interviews
… et un choix d’articles de vulgarisation.
Voir sous recherches, ses articles de recherches.
André Giordan est connu pour ses recherches sur l’élaboration
d’un savoir par une personne à l’école, hors de
l’école d’une part, par la recherche scientifique
d’autre part.
Il est surtout repéré pour ses études sur les conceptions,
c’est-à-dire les idées, les façons de raisonner,
les questions d’un apprenant. Elles ont conduit à promouvoir
un modèle original de l’apprendre, appelé par les anglo-saxons
allosteric learning model (modèle
allostérique nominé au Grameyer Award). Ce dernier
reformule l’approche constructiviste. Sur le plan pratique, il propose
des outils et des ressources, notamment un environnement didactique
en matière d’éducation, de médiation et de formation.
Ses travaux ont porté principalement sur plusieurs domaines :
- l’éducation scientifique et technique,
- l’éducation pour l’environnement et le développement
durable,
- l’éducation à la santé et l’éducation
des patients.
Ils ont été repris dans de multiples autres domaines et ont
des conséquences sur la transformation de l’école. Mais
pas seulement…, ils permettent de repenser autrement la muséologie
et la médiation ainsi que la formation des enseignants, des ingénieurs,
des journalistes, des médecins et autres professions de santé,
En outre, il a développé nombre de recherches sur la démarche
scientifique en tant que telle et sur l’histoire des concepts scientifiques,
notamment sur la respiration, la fécondation et la sexualité
ainsi que le concept de régulation.
Ces recherches épistémologiques ont complété
ses travaux scientifiques. André Giordan avait notamment participé
à la modélisation de l’équilibre hydrominéral
du poisson rouge, et ainsi contribué à la compréhension
des mécanismes de régulation dans un organisme vivant, notamment
dans le corps humain.
Ces divers travaux, historique et épistémologique, l’ont
conduit à développer le concept de physionique.
Dans le prolongement de la bionique, il permet de « tirer de la matière
à pensée » sur la complexité, l’incertitude
et l’organisation à travers la connaissance du Vivant.
Cette idée est reprise de façon très pratique dans
le cadre des entreprises dites
« apprenantes ».
Actuellement, il travaille d’une part sur les paradigmes,
c’est-à-dire sur les soubassements de la pensée, ces
évidences, ces liens dits «logiques » qui supportent
nos raisonnements et nos choix et que l’on n’interroge jamais.
D’autre part, en relation avec les mutations de la société,
il s’intéresse aux savoirs
émergents.
Pour favoriser ce nouveau domaine d’investigations, il a fondé les Journées internationales sur la communication, l’éducation et la culture scientifiques et industrielles qui en sont à leur vingt cinquième édition et le réseau CECSI (Communication, Education et Culture Scientifiques et Industrielles).
Ancien instituteur, ancien professeur de collège et de lycée,
ancien animateur et responsable de club de jeune, il reste un « militant
du savoir ».
Ses propositions sur l’école sont reprises par plusieurs systèmes
éducatifs (Japon, Chine, Venézuela, Brésil,..) pour
reformuler son organisation, y compris architecturale ou ses programmes.
En direct, il continue à intervenir auprès des jeunes dans
les classes ou dans les clubs qui collaborent avec son équipe. Après
un travail dans la banlieue Nord à Villeneuve la Garenne au début
de sa carrière où il avait créé et animé
un important club de sciences, il continue à enseigner et à
collaborer avec des enseignants dans des classes de ZEP (zone d’enseignement
prioritaire) ; notamment à Montreuil.
Il intervient à la demande pour animer des discussions autour des
sciences et de la citoyenneté pour les jeunes ou des adultes.
Par ailleurs, il intervient à la demande d’associations régionales
ou de quartier pour des actions sur l’illétrisme à Marseille,
à Toulouse ainsi qu’à Rio et Caracas.
Enfin, il anime une nouvelle recherche-action en relation avec le Mouvement
des Réseaux réciproques d’échanges de savoirs
(MRERS) qui ont de multiples actions dans les quartiers difficiles.
André Giordan participe à nombre de formations de professionnels. Notamment, il a mis au point des formations pour les enseignants, les animateurs, les ingénieurs, les médecins à la demande de nombre d’institutions européennes, chinoises ou sud-américaines.
En plus de ses cours à l’université de Genève, il collabore à plusieurs formations 3ème cycle de chercheurs en didactique (STEF Cachan, Université de Bourgogne), de soignants en éducation aux patients (Faculté de Médecine de l’université de Genève), d’infirmières (HEP Lausanne), ou de formation continue d’éducateurs à la citoyenneté, d’éducateurs à la sexualité, de journalistes et de muséologues.
Auteur ou éditeur de plus de trois cent articles et de trente livres (Centurion, PUF, Delachaux, Z’Editions, Privat, Armando Armando, Nuove Italia, Siglo XXI, Labor, Diada, Payot, Belin, Lattès, Delagrave, etc.), André Giordan a également collaboré à des ouvrages ou articles de recherche et de vulgarisation (Sciences et Nature, Sciences et vie, Sciences et Avenir, La Recherche, Ca m’intéresse, M’, Vital, etc.).
En plus des multiples consultations ou évaluations réalisées, il a participé à la conception ou à la production de musées et d’expositions à Beaubourg, à la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris (Janus, Experimentarium, Cité des Enfants, Exploratorium, Classes Villette apprendre autrement, Désir d’apprendre), au CERN (Microcosm) au Museums Paris et de Bruxelles, à l’Alimentarium de Vevey, au Museum national du Luxembourg, au Musée des Cultures du monde de Lyon, miniU et miniLab (Genève), Centre européen de Paléontologie de Gannat, d’audiovisuels (France Connaissance Média), de multimédias (CERN, UE-DG13) ou de sites Web (Le petit bouquet, le café pédagogique, etc..).
Enfin, il intervient par des articles de presse ou des interviews (Libération, La Croix, Le Courrier, Transversales, La Tribune de Genève, Nice-Matin, Patriote, etc..), d’émissions de télévision (TF1, FR3, RAI, TVSR, Arte, La 5, Canal+, LCI, Tv Mexico) ou de radio (France Inter, France Culture, Europe 1, Radio Suisse Romande, RSI, RMC info, RFI, Sud radio et diverses radios locales).
André Giordan intervient auprès du grand public par le biais des médias (voir ci-dessus) ou par des conférences, de conférences spectaclisées ou de spectacles qu’il conçoit ou produit.
Après des études à l’école primaire laïque
de Saint François de Paule, des études secondaires à
l’école Risso puis à l’Ecole normale d’instituteurs
de Nice, André Giordan passe un baccalauréat scientifique,
puis entreprend une formation d’instituteur puis de professeur de
collège.
Il entre à la faculté des sciences de l’université
de Nice où il réussit une licence de géologie et une
maîtrise de biologie végétale ainsi qu’une maîtrise
dite d’enseignement de sciences biologiques. Il réussit au
CAPES et à l’agrégation de Sciences Naturelles.
Il entreprend ensuite un troisième cycle de physiologie animale au
laboratoire de Physiologie de l’université de Nice dirigé
par Brahim Lahlou en association avec le laboratoire de la Station Zoologique
de Villefranche (CEA) dirigé par Jean Maetz.
A la suite de ses études scientifiques, il entreprend une licence
de psychologie qu’il termine à Paris V, une licence et une
maîtrise de Sciences de l’éducation (Université
de Paris V et Paris VIII) ainsi qu’un doctorat dans le cadre d’une
codirection Sciences de l’éducation (sous la direction de Georges
Snyders, Université de Paris V) et Biologie (sous la direction de
René Heller, université de Paris VII) sur la démarche
scientifique à l’école (Georges Canguilhem et Victor
Host sont les autres membres de son jury).
En complément, il fait des études de sociologie, d’arts
plastiques, de communication, de philosophie et un troisième cycle
d’Histoire des sciences sous la direction de Jacques Roger (universités
de Paris I et Paris VIII).
Instituteur, professeur de collège et de lycée, directeur
de recherche à l’INRP et au CNRS en France, chargé de
cours à Paris VII, il est élu Professeur extraordinaire à
l'université de Genève en 1980.
Il y crée le Laboratoire de didactique et épistémologie
des sciences (LDES) qu’il dirige depuis. Il devient Professeur ordinaire
(Professeur avec chaire) en 1983, puis Président de la Section des
Sciences de l’Education (1992-94).
Consultant en culture et communication scientifiques et techniques auprès de divers organismes nationaux (Suisse, France, Italie et Espagne) et internationaux (Union européenne, UNESCO, OCDE, PNUE, BIE, OMS), André Giordan est président de la Commission of Biological Education (CBE-IUBS), correspondant suisse du réseau INISTE, ancien vice-président de l’Association européenne de didactique de la biologie, membre de l’association des écrivains scientifiques, co-président du réseau CECSI et président des associations DIRE, CISTE et des Bateleurs de la science.