Université de Fribourg
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Olivier Maulini | CV | Publications | Recherche | Enseignements | Liens
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Diplôme d'aptitude à l'enseignement secondaire II - DAES II
Pédagogie générale
Olivier Maulini & Etiennette Vellas

---

" J'enseigne, mais les élèves apprennent-ils ? " Voilà la question que tout enseignant peut se poser, et qui fonde l'histoire des pratiques et des idées pédagogiques. Le cours cherchera à articuler l'analyse de situations concrètes, l'identification de ressources pour l'action et l'étude critique des discours sur et en éducation. Relation maître-élèves, organisation du travail, conduite de l'enseignement, sens des apprentissages, contrôle des comportements, différenciation des interventions : ces questions seront traitées à partir des expériences observées ou vécues par les participants, des facteurs qui peuvent contrarier l'intention d'instruire, de tout ce qui fait que le novice doit s'approprier et comprendre ce que dit le maître si l'on veut que le savoir soit transmis. La compétence pédagogique ne sera donc pas considérée comme le "supplément d'âme" du cours magistral, mais comme la façon même dont la rencontre entre l'intelligence des élèves et celle de l'enseignant peut se penser et se réaliser.

L'évaluation finale portera sur la description et l'analyse impliquée d'une situation pédagogique complexe. La réflexion articulera l'expérience vécue sur le terrain et des références aux ressources théoriques présentées durant le cours. Elle sera longue de 10'000 à 12'000 signes-espaces. Les critères d'évaluation sont les suivants : centration sur la problématique et son traitement ; intégration et pertinence des concepts, théories et lectures utilisés ; caractère personnel et impliqué du cheminement ; lisibilité du texte ; cohérence et clarté de l'expression ; respect des conventions pour l'orthographe, la syntaxe, la mise en page et la citation des sources. | Document Travail final et grille d'évaluation | pdf | Analyse de situations complexes : une illustration | pdf | d'autres | html

Textes de base (ordre chronologique) :

Platon (1967). Ménon. Paris : Flammarion.

Comenius (1657/1952). La Grande Didactique. Paris : PUF.

Rousseau, J.-J. (1762/1966). Emile ou de l'éducation. Paris : Flammarion. | texte intégral

Durkheim, E. (1938). L'évolution pédagogique en France. Paris : PUF.

Freinet, C. (1969). Pour l'école du peuple. Paris : Maspero.

Freire, P. (1980). Pédagogie des opprimés. Paris : Maspero.

Houssaye, J. (1993) (Ed.). La pédagogie : une encyclopédie pour aujourd'hui. Paris : ESF. | html

Cifali, M. (1994). Le lien éducatif. Contre-jour psychanalytique. Paris : PUF. | html

Gauthier, C. & Tardif, M. (Ed.) (1996). La pédagogie. Théories et pratiques de l'Antiquité à nos jours. Montréal : Gaëtan Morin. | html

Meirieu, Ph. (1996). Frankenstein pédagogue. Paris : ESF. | html

Perrenoud, Ph. (2001). Développer la pratique réflexive dans le métier d'enseignant. Professionnalisation et raison pédagogique. Paris : ESF. | html

Van Zanten, A. (Ed.) (2008). Dictionnaire de l'éducation. Paris : PUF.

Et aussi :

Le site de l'UNESCO consacré aux penseurs de l'éducation

Le site de Philippe Meirieu : histoire et actualité de la pédagogie

Les Cahiers pédagogiques, revue du Cercle de Recherche et d'Action Pédagogiques

Le Café pédagogique, toute l'actualité pédagogique sur Internet

Cap Canal, vidéos sur l'enseignement secondaire

Defrance, B. (1994). Conseils à un professeur débutant. Revue de Psychologie de la Motivation, 18.

Defrance, B. (2004). Le plaisir d'enseigner. Actes de l'Université d´été du CIFEN, Université de Liège.

---

Support de cours :

10 octobre 2008 | ppt || Pédagogie générale | pdf | doc || Définitions de la pédagogie | pdf || Questions posées | pdf

17 octobre 2008 | ppt || Situations pédagogiques complexes : "L'enfant avec qui on a tout essayé." | "Cela ne sert à rien..."

7 novembre 2008 | ppt

14 novembre 2008 | ppt

28 novembre 2008 | ppt || Planning des présentations | pdf

5 décembre 2008 | ppt

12 décembre 2008 | à venir

Document Travail final et grille d'évaluation | pdf | Analyse de situations complexes : une illustration | pdf | d'autres | html

---

Textes remis (*) ou suggérés aux étudiant-e-s :

L'éducation aujourd'hui :

* Anonyme (2008). Plaidoyer pour la suppression de la philosophie..., Sciences Humaines, 199, 4. | html

Au ban de l'école (2008). Emission de radio (De quoi j'me mêle, 16 novembre). Genève : Radio Suisse Romande. | mp3

* Barrère, A. (2006). Comment les enseignants et les élèves font-ils pour vivre ensemble ? In G.Chapelle & D.Meuret (Ed.), Améliorer l'école (pp. 165-174). Paris : PUF.

Blais, M.-C., Gauchet, M. & Ottavi, D. (2008). Conditions de l'éducation. Paris : Stock.

Cifali, M. (1999). Métier impossible : une boutade inépuisable. Le Portique, Revue de philosophie et de sciences humaines. | html

Fabre, M. (2002). Les controverses françaises sur l'école : la schizophrénie républicaine. Education et francophonie, XXX(1). | pdf

LIFE (2003). L'école entre Autorité et Zizanie. Ou 26 façons de renoncer au dernier mot. Lyon : Chronique sociale. | html

* Moser, M. (2005). Enseigner envers et contre tout. Le Temps, 26 mai 2005. | pdf

La pédagogie :

Guégan, Y. (2008). Les ruses éducatives. 100 stratégies pour mobiliser les élèves. Paris: ESF.

Meirieu, Ph. (n.d.). Petit dictionnaire de pédagogie. | html

Réseau, revue de pédagogie universitaire | html

Vellas, E. (2002). Eduquer au mieux. Une finalité qui appelle la contribution de la recherche pédagogique. Education et francophonie, XXX(1). | pdf

Débuter dans l'enseignement :

Quelques outils et réflexions pour (bien) débuter dans l’enseignement (2006). Numéro spécial des Cahiers pédagogiques. | html

Ubaldi, J.-L. (Ed.) (2006). Débuter dans l'enseignement : Témoignages d'enseignants, conseils d'experts. Paris : ESF. | html

Bibliographie détaillée (om) | html

La norme, la déviance, l'élève adjectivé :

Cifali, M. (1994). Le lien éducatif. Contre-jour psychanalytique. Paris : PUF. | html

Havrez, P. (2007). Scolarisation des enfants instables, hyperactifs, et présentant des troubles de l'attention. Dieppe : RASED. | pdf

L'autorité, la loi, la discipline :

Cifali, M. (1994). L'inévitable agressivité. In Le lien éducatif. Contre-jour psychanalytique (pp. 97-113). Paris : Seuil.

Dubet, F. (2002). Le déclin de l'institution. Paris : Seuil. | html

* Flavier, E. (2007). La "sanction éducative" dans la gestion des conflits : réalité ou utopie ? Cahiers pédagogiques, 451. | html

Prairat, E. (2008). " Autorité ". In Van Zanten, A. (Ed.) (2008), Dictionnaire de l'éducation. Paris : PUF.

Prairat, E. (2005). L'école face à la sanction. Punitions scolaires et sanctions disciplinaires. Cairn, 127. | html

* Prairat, E. (2007). Entrer dans l'intelligence des situations. Cahiers pédagogiques, 451 (la sanction), 53-55.

Renaut, A.) (2004). La fin de l'autorité. Paris : Flammarion.

Robbes, B. (2006). Les trois conceptions actuelles de l'autorité. | html

Les institutions dans l'école/la classe

Pain, J. (2002). La pédagogie institutionnelle de Fernand Oury. | rtf

Defrance, B. (1995). La construction de la loi à l'école. Conférence introductive au Forum ECOLO. Université de Liège. | html

Laplace, C. (2008) : Pratiquer les conseils d'élèves et les assemblées de classes. Lyon : Chronique sociale.

PAVE-Participation Active à la Vie de l'Ecole (2008). Réalisation Véronika Janjic. Conception du projet : Véronique Kistler & Claude Laplace. DIP. Genève. Service des Ecoles-Médias.

Le travail scolaire, le métier d'élève :

Perrenoud, Ph. (1994). Métier d'élève et sens du travail scolaire. Paris : ESF (5e éd. 2004). | html

Perrenoud, Ph. (1996). Métier d'élève. comment ne pas glisser de l'analyse à la prescription in UNAPEC, Le métier d'élève. Paris, UNAPEC, pp. 15-24. | html

Vellas, E. (2005). L'analyse du métier de l'élève, un révélateur de l'école sélective. Educateur, 4. | html

Le sens des apprentissages, l'intéressement des élèves :

Astolfi, J.-P. (2008). La saveur des savoirs. Disciplines et plaisir d'apprendre. Paris : ESF.

* Castalfy, J. (1999). Qu'est-ce qu'un bon cours ? Cahiers pédagogiques, 376-377.

Lantheaume, F. (2006). "Malaise" enseignant, enseignants "en difficultés", souffrance au travail : le travail enseignant dans tous ses états. | pdf

Les élèves, à entendre les enseignants, seraient les mieux placés, pour juger de la qualité de leur travail. On peut analyser cette proclamation quasi unanime comme le signe d'une double difficulté : celle d'identifier les sources valides d'évaluation de leur travail dans un métier de plus en plus défini dans une logique de service, celle liée à la place de plus en plus grande dans leur travail de la construction de "l'intéressement" d'élèves pour qui l'adhésion à la norme scolaire et à l'universalité des savoirs non seulement ne va plus de soi, mais est volontiers perçue comme une trahison de leur groupe d'appartenance (social, culturel, générationnel) et une remise en cause de leur identité en construction au lieu d'en constituer un point d'appui. Du point de vue des enseignants, "l'enrôlement"des élèves dans la cause de l'école devient le critère principal de leur réussite et la promesse de futurs résultats satisfaisants. Or qui mieux que les élèves pourraient dire si cet "enrôlement"est réussi ou pas ? C'est du moins le point de vue exprimé par les enseignants qui admettent cependant que les élèves ne sont pas en mesure de juger correctement de tous les aspects d'un travail qui se fait aussi contre la résistance des élèves. (...) Le travail d'intéressement des élèves constitue désormais l'ordinaire du travail de l'enseignant. L'échec du travail "d'intéressement" des élèves à la cause de l'école et du savoir, d'autant plus de ceux dits "en difficulté", et surtout sa répétition, sont vécus comme une violence par les enseignants. Il nourrit un sentiment d'incompétence et d'impuissance voire d'inutilité du travail. L'absence d'intérêt et de considération intellectuelle des élèves est actuellement une épreuve centrale dans le métier. La dissymétrie entre le travail et les efforts fournis par l'enseignant et l'absence d'intérêt des élèves est vécue comme une déconsidération du travail.

Lantheaume, F. & Hélou, Ch. (2008). La souffrance des enseignants. Une sociologie pragmatique du travail enseignant. Paris : PUF.

Meirieu, Ph. (2008). Adolescent à l'école : est-ce possible ? In D. Le Breton (Ed.), Cultures adolescentes et construction de soi (pp. 24-38). Autrement (collection Mutations, 247).

Si l'école ne supporte plus les " ados ", il fut, pourtant, un temps, pas si lointain, où elle s'accommodait parfaitement des adolescents, pourvu qu'ils soient, tout à la fois, intégrés et révoltés. (...) A cet égard, Mai 68 marque non point le début mais la fin d'une époque : depuis quarante ans, le modèle " intégré/révolté " n'en finit pas de perdre du terrain au profit d'un autre, aujourd'hui très largement dominant, voire hégémonique, le modèle " indifférent/agressif ". " Je suis à l'école, dit l'adolescent, parce que je ne peux faire autrement. Ne me demandez pas de m'intéresser à ce que vous y enseignez. Et estimez-vous heureux si je fournis le travail nécessaire pour limiter les dégâts; Mais, bien sûr, je revendique aussi le droit de rester là sans faire le moindre effort, et ne vous avisez pas de m'en faire le reproche : ce serait une provocation inutile et je ne pourrai y répondre que par l'agression; " L'adolescent des années 1960 conjuguait acceptation de la culture scolaire et refus de la culture sociale : il pouvait ainsi, dans sa révolte même, rencontrer l'assentiment de ses maîtres. L'adolescent d'aujourd'hui associe la dévotion à la culture sociale et le refus de la culture scolaire : il ne peut donc que rencontrer l'hostilité de ses professeurs. L'adolescent des années 1960 lisait Sartre et Camus - bons élèves par excellence - et contestait la " société de consommation ". L'adolescent d'aujourd'hui veut son lecteur MP3, passe des heures devant YouTube, et trouve profondément ridicule de manifester le moindre intérêt pour les savoirs scolaires. (...) [Face à cela], le lycée doit devenir ce qu'il aurait toujours dû être : un lieu de travail individuel et collectif pour les élèves. Un lieu où les temps d'enseignement sont des temps d'écoute active inscrits dans un projet de restitution explicite ou, mieux, d'élaboration nouvelle. Un lieu où l'on se confronte, en classe, avec des tâches exigeantes que le professeur accompagne au coude à coude : faire une dissertation, un dossier, un exposé, une enquête, une expérience, une recherche. Il faut se dégager de cette " pédagogie bancaire " que dénonçait le pédagogue brésilien Paulo Freire, arrêter d'échanger les connaissances contre des notes et s'en tenir à une monétisation absurde des savoirs : " Tu as bâclé ton travail, tu as une mauvaise note ". Et on s'arrête là ! A l'école, on devrait toujours, au minimum, noter deux fois : une première fois en accompagnant la note de conseils pour progresser et, une seconde fois, en tenant compte des améliorations apportées. A terme, l'école républicaine devrait proposer aux adolescents une " pédagogie du chef d'oeuvre " systématique : apprendre à partir de projets dont la réalisation suppose des acquisitions intellectuelles essentielles, à partir de projets qui leur permettent de s'investir dans la durée, de se mettre en jeu dans une activité dont ils puissent revendiquer le résultat. Se donner des défis, être fier, même mezza voce, de ce qu'on est parvenu à faire : devenir l'auteur de son travail, c'est apprendre à devenir l'auteur de sa vie.

Perrenoud, Ph. (1996). Sens du travail et travail du sens à l'école. In G. Chappaz (Ed.) La motivation. Paris : CRAP, N° hors série des Cahiers pédagogiques, pp. 19-25 (repris dans Métier d'élève et sens du travail scolaire. Paris : ESF, 1994, 3e éd. 1996, chapitre 10, pp. 161-170). | html

Perrenoud, Ph. (2001). Voleurs de sens et travail scolaire. Université de Genève : Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation. | html

* Zakhartchouk, J.-M. (2002). Tentatives pour aider les élèves à se motiver. Cahiers pédagogiques, 406, 42-43.

L'humour dans l'enseignement :

Langellier, B. & Lethierry, H. (2004). Pourquoi et comment rire ? | html

Lethierry, H. (2001). Les potentialités de l'humour à l'école. Vers la "géloformation". Paris : L'Harmattan. | html

Le cours dialogué :

Brandou, J.-J. (2003). L'animation du groupe-classe. | pdf

Laglasse, C. (2001). De la bonne conduite du cours dialogué. Montpellier : IUFM. | pdf

Taverne, Ch. (2001). Participation orale et apprentissage. Douia : IUFM. | pdf

La pédagogie de l'élaboration :

* Bride, P. (2008). La Turquie fait-elle partie de l'Europe ? Cahiers pédagogiques, 460, 22-23.

Cédelle, L. (2008). Un plaisir de collège. Paris : Seuil.

* Cédelle, L. (2008). Dans un lycée : "Madame, et si le PIB descend encore ?" Le Monde. | html

Enseigner le français avec le théâtre | html

Maulini, O. (2006). Sous le savoir, le questionnement. Raisons d'apprendre et de continuer d'enseigner. Le Café pédagogique. | html

* Pantanella, R. (2002). Plus je parle, moins ils travaillent. Cahiers pédagogiques, 406, 54-57.

Perrenoud. Ph. (1998). Le débat et la raison. Éducateur, 12, 22-26. | html

La peur d'apprendre :

Boimare, S. (1996). Des enfants qui ont peur d'apprendre. Cahiers pédagogiques, hors-série La motivation, 73-76.

La pratique réflexive :

Perrenoud, Ph. (2001). Développer la pratique réflexive dans le métier d'enseignant. Professionnalisation et raison pédagogique. Paris : ESF. | html

La complexité humaine

Morin, E. (n.d.). Pour une réforme de la pensée. | html

Morin, E. (1999). Les sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur. Paris : UNESCO & Seuil. | pdf

L'école en Suisse :

Forster, S. (2008). L'école et ses réformes : des pionniers de la pédagogie helvétique aux batailles d'aujourd'hui. Lausanne : PPUR. | html

Pour terminer, et pour ne pas renoncer à la philosophie (ni au reste)... :

Groupe français d'éducation nouvelle, section philosophie (2005). Philosopher. Tous capables ! Lyon : Chronique sociale. | html

Tozzi, M. (n.d.). L'apprentissage du philosopher. | html