Université de Genève
Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation

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Caroline Romanens et Elodie Viret

soutiendront leur mémoire de licence en sciences de l'éducation

Réunir et informer les parents :
des intentions aux pratiques des enseignants

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Mardi 20 juin 2006, de 10h30 à 12h30

Uni Pignon, 40 Bd du Pont d'Arve, Genève
Salle P 5

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Jury : Olivier Maulini (directeur), Jean-Paul Payet, Etiennette Vellas

La séance est publique.

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Résumé du mémoire :

Cette recherche porte sur les relations familles-école, plus particulièrement les pratiques de communication des enseignants primaires lorsqu'ils réunissent collectivement les parents. Comment les maîtres et maîtresses préparent-ils leur réunion ? Comment conçoivent-ils et vivent-ils l'interaction ? Sur quoi portent les informations et, cas échéant, les discussions ? Quelle part du dialogue est conduite par les professionnels, quelle place est faite aux demandes des parents, à leurs questions, à leurs attentes vis-à-vis de l'institution ? Le partenariat est de rigueur dans les discours : il s'agit d'observer dans quelles conditions et de quelle manière se déroulent concrètement les rencontres.

La démarche est exploratoire. Elle analyse huit pratiques d'enseignant-e-s de l'école primaire genevoise dont quatre menaient leur première réunion de parents. Deux enjeux sont mis en évidence : le premier consiste à connaître comment les enseignants conçoivent leur réunion, puis de quelle manière ils la mènent en situation ; le deuxième enjeu, plus spécifique, est celui des pratiques de communication. On s'aperçoit que les thèmes abordés sont assez homogènes d'une classe à l'autre : programmes scolaires, devoirs à domicile, moyens et critères d'évaluation. Les variations portent plutôt sur les manières d'ouvrir ou non le dialogue et de donner aux parents, par ce biais en particulier, des gages de compétence et de fiabilité.

L'étude conclut sur un paradoxe qui peut être source de malentendu dans les relations familles-école : les enseignants ont un rapport ambivalent à leur fonction de porte-parole de l'institution ; les parents, eux, s'inquiètent moins des choix de la direction que de la manière dont le titulaire en charge de leurs enfants donne personnellement des gages d'assurance et de clarté dans le propos.

Ce constat - qui resterait à confirmer par une étude de plus grande ampleur - interroge le sentiment qui peut dominer chez les enseignants : la plupart des parents ne sont pas d'emblée méfiants ; ils sont prêts à faire confiance au professionnel pour autant qu'ils évite de se déqualifier lui-même en ne sachant pas exprimer simplement ses intentions et/ou en refusant de le faire au motif qu'il doit appliquer une pédagogie, pas juger si elle est fondée ou non. Les auteures recensent donc, au final, quelques précautions qui pourraient contribuer à faire de la réunion de parents une occasion de mieux se comprendre et de s'estimer mutuellement. | cr+ev

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