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Baccalauréat universitaire (Bachelor) en sciences de l'éducation - Orientation Enseignement primaire

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Le baccalauréat universitaire (Bachelor) en sciences de l'éducation - orientation enseignement primaire (BSEP) est la première étape d’une formation à l’enseignement primaire qui s’achève en quatrième année avec le Certificat complémentaire en enseignement aux degrés préscolaire et primaire (CCEP) organisé dans le cadre de l’Institut universitaire de formation des enseignants (IUFE). Ce certificat est obligatoire pour postuler à un emploi à l’école primaire genevoise (cf. Loi sur l’Instruction publique votée en décembre 2009 organisant notamment la formation des enseignants).

Comme les places pour les temps de terrain ou stages sont en nombre limité, une procédure d’admission régit l’accès à l’orientation «enseignement primaire».

Le premier cycle de formation est commun à l’orientation «éducation et formation». Le second cycle se compose de 2 années consécutives qui comportent des cours obligatoires, des enseignements au choix et des temps de terrain ou stages.

Au terme de cette formation, les diplômés auront à la fois:

  • une culture scientifique de base en sciences humaines et sociales dans les domaines touchant à l’éducation
  • des compétences orientées vers l’analyse de situations éducatives complexes, l’intervention et la recherche en éducation
  • des compétences permettant d’enseigner dans une classe ou d’exercer d’autres fonctions pédagogiques dans l’enseignement primaire (à Genève: divisions élémentaire et moyenne).

Les compétences professionnelles visées sont les suivantes :

  • maîtriser et exercer la profession d’enseignant
  • réfléchir sur sa pratique, innover, se former
  • maîtriser les disciplines à enseigner et leurs didactiques
  • se servir des sciences humaines et sociales comme base d’analyse des situations éducatives complexes
  • assumer la dimension éducative de l’enseignement
  • concevoir, construire et gérer des situations d’apprentissage et d’enseignement 
  • prendre en compte la diversité des élèves; assumer les dimensions relationnelles de l’enseignement 
  • intégrer une composante éthique à la pratique quotidienne
  • travailler en équipe et coopérer avec d’autres professionnels
  • se servir à bon escient des technologies
  • entretenir un rapport critique et autonome aux savoirs

Démarches de formation

Une formation en alternance La formation se passe en deux lieux et plusieurs temps : les étudiants se trouvent en alternance dans les établissements scolaires et à l’Université, les semaines de terrain alternent avec les semaines de travail dans les lieux universitaires. Ce découpage fait surgir un stéréotype qu’il faut immédiatement combattre : 

  • le temps de terrain n’est pas le temps réservé à la pratique ; il se définit par un certain rapport – pragmatique, stratégique, global – entre théories et pratiques ; il offre des occasions d’expérimentation et d’analyse dans des conditions réalistes d’exercice du métier. 
  • le temps de travail à l’Université n’est pas le temps réservé à la théorie ; il se définit par un autre rapport entre théorie et pratique, dégagé des contraintes de l’action immédiate, autorisant la centration analytique sur certaines composantes de la réalité et la mise entre parenthèses provisoire des autres.

Sur le terrain scolaire, les étudiants sont accompagnés par des enseignants primaires formateurs de terrain, dans le cadre du partenariat associant l’Université et le DIP.

Une démarche clinique Le va-et-vient entre théories et pratiques traverse chaque unité de formation compacte et chaque module regroupant des unités parallèles se partageant des semaines de terrain et des semaines de faculté. Le temps de travail sur le terrain avoisine 45% du temps du BSEP. Mais l’essentiel du dispositif consiste évidemment à transformer cette alternance de lieux et de moments en une véritable articulation des expériences et des représentations, en un entraînement intensif à une pratique réfléchie fondée sur des savoirs issus de la recherche, des savoirs professionnels, des savoirs d’action.

Chaque équipe universitaire construit une démarche de formation adaptée aux contenus et aux objectifs des unités de formation dont elle a la charge. On ne trouvera donc ici que des principes assez généraux. La formation met en place une démarche clinique. Elle se fonde sur l’observation; elle permet d’élaborer des hypothèses et/ou des stratégies d’action par la réflexion individuelle ou collective, la mobilisation d’apports théoriques multiples, des regards complémentaires, des interrogations nouvelles; elle part du singulier pour construire des liens entre les situations ; elle sollicite des personnes-ressources qui mettent en commun leurs points de vue pour faire évoluer la pratique ainsi analysée. C’est un moyen de faire face à la complexité du métier d’enseignant, en évitant le double écueil d’une pratique peu réfléchie et d’une théorie non pertinente en regard des réalités vécues. La démarche clinique peut, dans certains domaines, s’inspirer d’une démarche de recherche expérimentale, dans d’autres s’apparenter à une recherche-action, dans d’autres encore emprunter certains outils à la supervision, à l’analyse des pratiques.

Une ouverture à la recherche Les sciences humaines offrent un large éventail de démarches de recherche en éducation. La formation des enseignants intègre des apports possibles de la recherche sur la formation des maîtres, l’éducation des adultes, les processus d’apprentissage et d’enseignement. L’initiation à la recherche comme démarche de formation permet aux futurs enseignants de se familiariser avec les principales méthodologies et modes de production des connaissances en sciences de l’éducation. Elle offre l’occasion d’expérimenter des procédures, de formuler et de tester des hypothèses, d’apprendre à observer, à écouter, à récolter et à analyser les données. Elle favorise donc des prises de conscience, le développement d’un rapport actif à la réalité et la construction de compétences inhérentes à une pratique réfléchie. Dans la formation, le rapport à la recherche vise un double objectif :

  • initier les étudiants à une formation méthodologique orientée vers la construction d'un rapport au savoir et au réel à réinvestir dans une pratique réflexive
  • les faire participer à des recherches dans le cadre du métier d'enseignant.

Cette formation a lieu dans le cadre d'unités de formation méthodologiques et de séminaires de préparation à la recherche, mais aussi dans le cadre d'unités compactes, au gré desquelles sont conduits des exercices intensifs de formulation d'hypothèses, d'observation, d'analyse, d'écriture.

Les unités de formation sont réparties en cinq domaines, avec une organisation horaire permettant la coexistence des unités filées et des unités compactes. Des règles minimales imposent un certain ordre dans l’inscription des unités et le nombre de crédits par domaine. Le programme conseillé permet à l’étudiant de respecter facilement ces règles. Ces domaines ne sont pas totalement homogènes, chacun couvre des contenus divers. Mais cette typologie permet de lire plus clairement certaines filiations ou certaines parentés d’intention dans le parcours. Les UF de chaque type peuvent être compactes ou filées. Les cinq domaines sont les suivants:

DOMAINES DEFINITION
UF centrées sur les didactiques des disciplines (ED) L’enseignement est organisé dans une large mesure par disciplines scolaires. Dans chacune, on travaillera les objectifs et les finalités, les savoirs à enseigner, les démarches didactiques et pédagogiques qui en permettent l’appropriation par les élèves.
UF centrées sur les approches transversales (EAT) Certains processus « traversent » les disciplines scolaires : évaluation, processus d’apprentissage, gestion de classe, métier d’élève, relations famille-école, phénomènes interculturels, etc. Même s’ils sont en partie abordés dans chaque didactique, ils exigent aussi des approches transversales
UF centrées sur les outils et les méthodes de travail et de recherche (EO) Centrées sur des outils pour l’étudiant, l’enseignant et le chercheur en éducation, leur but commun est de donner une initiation aux instruments et méthodes de recherche.
UF d’intégration des savoirs, savoir-faire et développement de la personne (EI) Les enseignements sont centrés sur le questionnement éthique, les normes, les valeurs ; le développement personnel et interpersonnel ; la mise en relation des éléments de la formation dans la perspective d’une pratique professionnelle (centration sur l’approche systémique du métier, le sens de la formation, la construction de l’identité professionnelle).
Unité de stages en responsabilité (ES) Ce sont des périodes d'immersion intensive (stage compact) ou régulière (stage filé) qui jalonnent l'année du Certificat. Toutefois, au BSEP, est organisé un premier stage en responsabilité. Sa fonction est formative : bilan des forces et des faiblesses. Il s'accompagne de tripartites collectives et prépare le dossier de développement professionnel qui sera poursuivi dans le Certificat.

 

Cette orientation permet en outre l’accès au certificat complémentaire en enseignement aux degrés préscolaire et primaire et à la maîtrise universitaire (Master) en enseignement spécialisé, ainsi que l’accès sous certaines conditions aux Masters en sciences de l’éducation et au Master en sciences et technologies de l’apprentissage et de la formation.

Langue d’enseignement
Français

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