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Parutions récentes

Vous trouverez dans cette rubrique les dix dernières parutions des Cahiers des Sciences de l'éducation.

N° 131 Ecole, répétitoire : vers plus d'efficience
 dans l'aide aux élèves en difficulté

N° 130 L'éducation en vue du développement durable : sciences sociales et élèves en débats

N° 129 Un chat, ça trompe énormément ! Interpréter un album de jeunesse à l'école primaire.

N° 128 La formation des enseignants en éducation physique. Recherches sur les pratiques des formateurs et sur l’activité des stagiaires

N°127 Transgressions à l'adolescence: un chemin vers la loi?

N°126 Le mentor en formation d’enseignants : plus qu’un accompagnateur !

N°125 Accompagner des jeunes enfants en difficulté. L’exemple du Service éducatif itinérant genevois (SEI).

N° 124 Coopérer pour rendre possible une autre organisation du travail scolaire. L'exemple du travail modulaire à l'école primaire

N° 123 Femmes en formation: tout change ... et tout reste à faire !

N° 122 Quand la réussite scolaire est affaire de relations. L'importance de la fonction habilitante dans la transaction sociale

N° 121 Des chiffres et des lettres. Tournez ! Analyses de leçons filmées en formation initiale

N° 120 Comment évaluer les acquis de l'expérience ? Une analyse du travail des experts en VAE

N° 119 " T'es un enfant à caprices " Les stratégies défensives du métier d'éducatrice du jeune enfant

N° 118 "Vygotski, l'école et l'écriture"

N° 117 " Vos mains sont intelligentes ! ". Interactions en formation professionnelle initiale

N° 116 Portfolio et démarches socio-réflexives en enseignement et formation

No 131 Décembre 2011

Ecole, répétitoire : vers plus d'efficience 
dans l'aide aux élèves en difficulté

Nathalie Desjacques

« Répétiteur, répétitrice »... nombreuses sont les personnes ayant endossé ce rôle. Dans l'espace-temps du répétitoire, une relation privilégiée se crée entre un adulte et un jeune : un tutorat, un bout de chemin partagé. Savoirs, difficultés rencontrées par l'enfant, méthodes de travail et d'apprentissage, exigences de l'école, spécificités des maîtres, conceptions du métier d'élève et du métier d'enseignant... autant d'éléments qui se mêlent de manière complexe dans cet espace informel, à la fois hors de l'école et complètement lié à elle. Comment s'y prendre pour aider au mieux l'élève ? Comment l'accompagner vers l'autonomie et lui permettre de se passer d'un appui externe ? La qualité de l'intervention, en particulier le lien tissé avec le contexte scolaire, apparaît comme fondamentale.

C'est un répétitoire axé sur l'apprentissage de la compréhension de texte écrit qui est à la base de cette recherche. Il a été suivi pendant une année scolaire par deux élèves de 9-10 ans en grande difficulté. Donné par l'auteure elle-même, le répétitoire est analysé sous l'angle des régulations à l'œuvre : régulations de l'apprentissage du côté de l'apprenant, mais aussi régulations du dispositif d'enseignement du côté de la répétitrice. Mobilisant les concepts de l'évaluation formative et s'inscrivant dans une approche intégrative de l'enseignement de la lecture, ce travail propose une articulation entre théorie et pratique, un va-et-vient constant entre interventions auprès des élèves et concepts théoriques.

Cette recherche inspirera les enseignants ainsi que toute personne amenée à aider un élève. Le lecteur trouvera dans cet ouvrage des pistes d'action concrètes pour améliorer les interventions à visée régulatrice et contribuer à développer l'autonomie de l'apprenant.

Préface d'Edith Wegmuller

Après avoir suivi un parcours scolaire classique, Nathalie Desjacques a effectué ses études universitaires en sciences de l’éducation à Genève et obtenu sa licence mention Enseignement. Pendant plusieurs années, au cours de ses études, elle a été répétitrice d’élèves d’âges divers. Elle est actuellement enseignante en division moyenne dans une école primaire genevoise.

Cahier de la Section des Sciences de l’Education
Publié avec le soutien de la Direction Générale 
de l’Enseignement Primaire, Genève

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No 130 Juillet 2011

L'éducation en vue du développement durable : sciences sociales et élèves en débats

François Audigier, Nadine Fink, Nathalie Freudiger & Philippe Haeberli (Ed.)

La complexité du concept de développement durable et des actions à mettre en œuvre ainsi que les controverses théoriques, pratiques et politiques qu’il suscite rendent plus actuelle et nécessaire que jamais la construction d’une posture articulant dimensions environnementales, sociales et démographiques, économiques et technologiques, historiques et géographiques, politiques et juridiques, culturelles et éthiques. La convocation de savoirs et de savoir-faire propres aux sciences sociales constitue une contribution nécessaire à la construction d’une telle posture, elle-même condition de la formation du citoyen.

Dans cet ouvrage, l’équipe de recherche en didactiques et en épistémologie des sciences sociales (ERDESS) présente la première phase (2007-2009) d’une recherche subventionnée par le Fonds national suisse. Une séquence d’enseignement-apprentissage sur le thème « populations, sociétés, changements climatiques » a été mise en œuvre dans des classes de Suisse romande des degrés primaires et secondaires. Les méthodes croisent des approches qualitatives et quantitatives pour analyser les différents types de données récoltées. Les résultats mettent en exergue les potentialités des pratiques de débat pour amener les élèves à construire et à mobiliser des savoirs de sciences sociales, pour décider et agir dans une perspective de développement durable.

L’ERDESS réunit des enseignants-chercheurs des Universités de Fribourg et de Genève, des Hautes écoles pédagogiques des cantons du Valais et de Vaud. Dirigée par le professeur François Audigier, elle mène, depuis 2002, des travaux et projets de recherche sur les disciplines et les enseignements de sciences sociales, essentiellement l’histoire, la géographie et l’éducation à la citoyenneté.

Avec les contributions des membres de l’équipe ERDESS : FRANÇOIS AUDIGIER, PIERRE-PHILIPPE BUGNARD, SAMUEL FIERZ, NADINE FINK, NATHALIE FREUDIGER, PHILIPPE HAEBERLI, PHILIPPE HERTIG, AUDE ISELI, PHILIPPE JENNI, ALAIN PACHE, GUILLAUME RODUIT, PIERRE VARCHER.

Cahier de la Section des Sciences de l’Education Publié avec le soutien de l’Université de Fribourg, l’IUFE, la HEP Valais et la HEP Vaud

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N° 129 Mars 2011

Un chat, ça trompe énormément ! Interpréter un album de jeunesse à l'école primaire.

Christelle Monnier & Justine Rérat

Qu’est-ce que comprendre et interpréter un album de jeunesse ? Quand on a 7 ans ? Quand on a 10 ans ? Quelles variations constate-t-on entre une 2e primaire et une 5e primaire ? Peut-on parler de progression entre les degrés ? Christelle Monnier et Justine Rérat, toutes deux enseignantes aujourd’hui, ont étudié la réception de l’album de jeunesse de Gilles Bachelet, Quand mon chat était petit, dans deux classes de niveaux contrastés. Leur objectif était d’observer les stratégies de lecture d’élèves de 1P-2P et de 5P, d’apprécier leurs évolutions respectives au fil des séances et de les comparer.

Le recours à la méthode de lecture par effraction de l’album en groupes de pairs a joué le rôle de révélateur pour saisir l’activité interprétative des élèves et en particulier le retour au texte. Cette dernière dimension du travail sur le texte, selon les auteures, est un des éléments fondamentaux d’un enseignement explicite de la compréhension en lecture.

Les enseignants trouveront dans cette expérience une source d’inspiration pour observer et développer les stratégies d’interprétation en lecture de leurs jeunes élèves. En effet, l’originalité de la démarche de recherche exposée dans ce Cahier réside notamment dans la présentation, en annexe, du synopsis des deux séquences didactiques. Le lecteur découvrira une transcription fidèle de celles-ci, telles qu’elles ont été réalisées dans les classes.

Préface de Christophe Ronveaux

Après une maturité fédérale obtenue à Fribourg, Christelle Monnier (-Gutknecht) a étudié deux ans à l’Ecole de traduction et d’interprétation de Genève, avant d’opter pour un cursus en sciences de l’éducation. Titulaire d’une licence mention Enseignement, elle est aujourd’hui enseignante en division élémentaire à Genève.

Après avoir suivi un cursus scolaire classique, Justine Rérat (-Kaiser) a effectué ses études universitaires en sciences de l’éducation à Genève où elle a obtenu sa licence mention Enseignement. Elle enseigne actuellement dans une école primaire dans le canton du Jura.

Cahier de la Section des Sciences de l’Education

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No 128 Octobre 2010

La formation des enseignants en éducation physique. Recherches sur les pratiques des formateurs et sur l'activité des stagiaires.

Hervé Dénervaud & Bernard Poussin

Peut-on enseigner l’éducation physique dans une perspective permettant à l’élève à la fois de progresser dans les différentes disciplines sportives programmées et de se construire en tant que citoyen sportif ? Poser cette question, c’est s’interroger sur la place de l’éducation physique à l’école et sur son apport spécifique aux apprentissages et valeurs transmis en son sein tout au long du parcours scolaire. De ce point de vue, la réflexion sur la nature des savoirs en jeu à l’école ainsi que sur les dispositifs de formation des enseignants d’éducation physique prend toute son importance.

Cet ouvrage s’attaque à ces deux problématiques et porte à la fois sur la formation des enseignants d’éducation physique et sur l’enseignement des jeux sportifs collectifs à l’école, ceci dans une orientation résolument didactique. En effet, c’est l’objet de savoir qui guide le regard des auteurs, autant au niveau de la formation que de l’enseignement. L’intérêt de cette recherche est qu’elle porte sur la formation initiale à l’université aussi bien que sur la formation profession-nelle en emploi, permettant ainsi d’ouvrir des perspectives quant à la progressi-vité de l’acquisition des compétences professionnelles tout au long de la formation.

L’originalité des résultats conduit à esquisser de nouvelles pistes pour des dispositifs de formation didactique destinés à s’articuler. Les premiers visent l’enseignement des jeux sportifs collectifs. Les autres, plus transversaux, concernent l’enseignement de l’éducation physique.

Préface de Joaquim Dolz et Adrián Cordoba
Postface de Benoît Lenzen

Hervé Dénervaud est chargé d’enseignement à l’Institut des Sciences du Mou-vement et de la Médecine du Sport (ISMMS) de l’Université de Genève. Il a terminé un MAS « Théories, pratiques et dispositifs de formation d’enseignants » en 2008. Il est également enseignant d’éducation physique et de géographie au Collège de Genève.

Bernard Poussin est chargé d’enseignement à l’ISMMS et à l’Institut Universitaire de Formation des Enseignants (IUFE) de l’Université de Genève. Il a obtenu un DEA en « Enseignement et diffusion des sciences et des techniques » de l’Université de Paris XI en 1997 et un MAS « Théories, pratiques et dispositifs de formation d’enseignants » en 2007. Il enseigne également l’éducation physique au Cycle d’Orientation de Genève.

Cahier de la Section des Sciences de l’Education publié avec le soutien de l’ISMMS, de l’IUFE et de la Direction Générale du Cycle d’Orientation, Genève

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No 127 Juillet 2010

Transgressions à l'adolescence : un chemin vers la loi ?

Fernando Carvajal Sánchez

La dizaine de contributions réunies dans le présent ouvrage considère l’adolescent comme un être en construction, en devenir, qui au travers de ses transgressions, teste les limites du monde des adultes et apprend à se l’approprier. En opposition avec l’idéologie sécuritaire de la « tolérance zéro », la perspective émancipatrice adoptée ici analyse la déviance adolescente en tenant compte de l’histoire de vie du mineur ainsi que de son contexte socio-économique et familial. Cette entrée privilégie la protection et la responsabilisation de l’adolescent, ses besoins éducatifs, et s’inscrit résolument à l’encontre des seules réponses punitives. Que ce soit à partir de l’éducation ou de la psychologie, de l’anthro-pologie ou du droit, de l’histoire ou encore de la littérature, les auteurs de cet ouvrage collectif revisitent la transgression adolescente sans la banaliser, mais sans la dramatiser pour autant. Ils l’examinent, la mettent en perspective et proposent des prises en charge novatrices, comme la médiation scolaire et pénale, considérant les adolescents non pas comme des « hors-la-loi » mais bien comme des « vers la loi ».

Préface de Gisela Chatelanat

Fernando Carvajal Sánchez, chargé d’enseignement en Sciences de l’Education à l’Université de Genève, travaille sur les représentations sociales de la justice réparatrice, les apprentissages collectifs qu’elle exige ainsi que son potentiel d’éducation. Pour son analyse d’un conflit impliquant des mineurs, il a obtenu le premier Prix suisse institué en 2010 par la Fédération suisse des associations de médiation.

Avec les contributions de : JEAN-PIERRE BONAFÉ-SCHMITT, FERNANDO CARVAJAL SÁNCHEZ, PABLO CASCONE, SERGE HEUGHEBAERT, ANA IGLESIAS GALDO, MICHEL LACHAT, DIDIER PINGEON, BERNARD PINGET, MARTINE RUCHAT.

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No 126 Février 2010

Le mentor en formation d'enseignants : plus qu'un accompagnateur !

Sheila Pellegrini

Qu’apportent les mentors aux enseignants en formation initiale ? Un soutien personnel ? Un suivi de la pratique de stage ? Un support à la réflexion ? Souvent de type relationnel et humaniste, basé sur le compagnonnage et la préparation à l’entrée dans le métier, le mentorat offre tout cela. Mais une nouvelle perspective s’affirme en lien avec la professionnalisation et l’alternance croissante de la formation initiale. Désormais, le mentorat s’avère être un lieu privilégié pour la mise en place de médiations théorie-pratique. Celles-ci permettent au futur enseignant de dépasser la dichotomie entre « la théorie » et « la pratique ». Elles lui proposent des ressources pour construire des savoirs professionnels de « l’entre-deux ». Elles articulent les apports des « savoirs théoriques » et des « savoirs d’actions » dans le développement même de compétences professionnelles exigeantes. Quelle est l’activité du mentor lors d’entretiens avec un étudiant au retour d’un stage ? Quels processus se mettent en place ? Quels objets de savoir émergent ? L’analyse des entretiens dévoile une interdépendance entre : le style des entretiens (feedback, réflexion ou coaching) ; les actions, les postures ainsi que les intentions mises en œuvre par les mentors (renforcer, stimuler, expliciter, institutionnaliser…) ; les tâches proposées et le traitement des objets des savoirs (techniques méso-, topo- et chronogénétiques) ; et les processus d’analyse de la pratique (objectivation) ou d’appropriation des savoirs (subjectivation). Le mentor n’est donc pas seulement un accompagnateur doté de compétences relationnelles, capable de faire référence à la pratique du métier, de mobiliser des savoirs théoriques et d’engager l’étudiant dans un processus réflexif. Il peut être considéré également comme « un didacticien » dans la mise en place de milieux didactiques adaptés, différenciés et permettant à l’étudiant de construire des savoirs et des compétences professionnels.

Préface de Sabine Vanhulle.

Sheila Pellegrini est professeur-formatrice d’enseignants à la Haute École pédagogique de Fribourg, dans le domaine des sciences de l’éducation et de l’accompagnement par le mentorat. Elle a effectué un MAS intitulé Théories, pratiques et dispositifs de formation des enseignants et mis en place par la CUSO.

Cahier des Sciences de l'éducation publié avec le soutien de la HEP Fribourg.

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No 125 Septembre 2009

Accompagner des jeunes enfants en difficulté. L’exemple du Service éducatif itinérant genevois (SEI).

Gisela Chatelanat & Eric Métral

Les premiers pas que nous faisons tous sur le chemin de la vie sont essentiels et ils rendront notre parcours plus ou moins ardu. Il arrive parfois que ce chemin soit semé d’embûches dès le départ. Dès lors, l’accompagnement éducatif de bébés et de jeunes enfants qui rencontrent des difficultés dans leur développement est la préoccupation majeure de l’éducation précoce spécialisée. Actuellement, ce champ connaît un essor considérable depuis une dizaine d’années. Partant d’une approche focalisée sur l’enfant et « sa » pathologie, l’éducation précoce spécialisée s’est orientée résolument vers une approche centrée sur la famille. Cette réorientation assure également une grande attention aux autres contextes « habités » par l’enfant, comme, par exemple, les lieux d’accueil de la petite enfance, afin d’y mobiliser des ressources nécessaires pour répondre aux besoins éducatifs particuliers qui se manifestent dès la naissance ou au cours de la période préscolaire.
La présentation du Service éducatif itinérant genevois est une bonne illustration des problématiques actuelles auxquelles se confrontent chercheurs et praticiens dans ce domaine de la petite enfance. Elle inscrit dans le contexte régional et national les avancées dans ce domaine et éclaire d’une manière à la fois précise et vivante de quelles façons les interventions éducatives précoces peuvent influencer positivement le cours du développement des enfants confrontés à des conditions adverses qui troublent leur développement et la vie de leur famille.
Des récits de situations vécues ponctuent cette présentation et permettent au lecteur de découvrir la richesse et la complexité des pratiques au quotidien et au fil du temps.

Préface d’Yves Jan, Secrétaire général de l’ASTURAL.

Gisela Chatelanat est professeure adjointe de la Section des sciences de l’éducation (secteur Education spéciale) à la FPSE et dirige l’équipe de recherche « Intervention précoce et intégration».

Eric Métral est licencié en psychologie de l’Université de Genève et après une longue expérience en tant qu’éducateur spécialisé auprès de jeunes enfants en situation de handicap, il dirige le SEI genevois depuis 1996.

Cahier de la Section des Sciences de l’Education Publié avec le soutien du Service éducatif itinérant genevois (SEI)

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No 124 Septembre 2009

Coopérer pour rendre possible une autre organisation du travail scolaire. L'exemple du travail modulaire à l'école primaire

Laetitia Progin & Caroline de Rham

Il est dans l'air du temps de travailler en équipe, de concevoir des projets impliquant les enseignants et les élèves, d'organiser des décloisonnements en regroupant différemment ces mêmes élèves. En même temps, on n'a jamais autant mis l'accent sur les finalités visées : meilleures performances des élèves, développement de la qualité, équité, pédagogie différenciée. Ce qui signifie qu'on ne devrait pas coopérer uniquement pour coopérer, de la même manière qu'on ne devrait pas modifier la forme scolaire uniquement pour le plaisir de la transformer mais dans le but de mieux mettre l'action pédagogique au service des apprentissages des élèves et de leur progression. Facile à dire mais complexe à concevoir ! Cet ouvrage tente de montrer qu'il est important, voire indispensable de penser le changement à partir d'une coopération professionnelle portant sur les apprentissages des élèves et à partir d'une organisation du travail scolaire novatrice, osant réellement introduire la rupture avec les pratiques usuelles. Coopérer permettrait ainsi de ne plus restreindre le travail enseignant aux seules frontières de la salle de classe, et de mieux exploiter les compétences des enseignants en les considérant comme des ressources complémentaires. A partir de leurs recherches empiriques conduites dans plusieurs établissements primaires scolaires, les auteures de cet ouvrage mettent en évidence les forces et limites que peuvent rencontrer les équipes pédagogiques qui s'engagent dans cette voie. Et surtout, elles proposent des pistes permettant de dépasser les habituels freins au changement !

Préface de Monica Gather Thurler

Laetitia Progin est assistante d'enseignement et de recherche à la Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation et prépare actuellement une thèse de doctorat sur l'Entrée dans le métier des chefs d'établissement scolaire.
Caroline de Rham, après avoir suivi un parcours en sciences de l'éducation à Genève et à Montréal, occupe le poste d'adjointe au chef du service de l'enseignement obligatoire du canton de Neuchâtel.

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No 123 Juin 2009

Femmes en formation: tout change ... et tout reste à faire ! 

Edmée Ollagnier

De 1977 à 2006, des enseignements annuels portant sur les questions de formation des femmes ont été proposés en Licence puis en Bachelor et Master dans la Section des Sciences de l'Education de l'Université de Genève. Des centaines d'étudiants, ou plutôt d'étudiantes, les ont suivis et ont exprimé, dans le cadre des travaux qui leur étaient demandés, leur rapport, ou celui de personnes interviewées, à la formation et aux apprentissages. Il leur a été demandé de prendre des « lunettes genre », donc d'avoir un regard averti sur ce qui spécifie les rapports sociaux entre hommes et femmes dans le champ de l'éducation et de la formation. Est-ce que les questions abordées dans les années 70 sont encore les mêmes au 21ème siècle ? Est-ce que les thèmes étudiés ont évolué ? Est-ce que des inégalités entre femmes et hommes, voire des injustices, sont encore présentes et perçues de la même manière ? Est-ce que ces cours ont suivi des phénomènes de mode ? Est-ce que ces « lunettes genre » sont toujours nécessaires ? Pour tenter de trouver réponse à ces questions, des armoires remplies de travaux endormis et poussiéreux ont été ouvertes pour redonner la parole à ces étudiantes. Après un rappel des évolutions des contextes institutionnel et féministe, leurs propos ont été organisés autour de quatre axes : identité et socialisation, rapport au savoir, rapport à la formation et rapport au travail. Cet ouvrage de synthèse apportant un regard actuel sur 30 ans d'écrits d'étudiantes reflétant tour à tour curiosité, espoir, rage de savoir, détermination ou découragement, tient surtout à proposer des pistes pour le futur dans un contexte actuel qui attend encore tant de réponses !

Préface de Rosiska Darcy de Oliveira
Postface de Martine Chaponnière

Edmée Ollagnier est Maître d'Enseignement et de Recherche dans le secteur Formation des Adultes de la Section des Sciences de l'Education à l'Université de Genève. Elle assure depuis 1993 des cours Femmes - Formation - Travail. Elle est responsable du réseau Gender and Adult Education d'ESREA et a publié plusieurs ouvrages sur la question.

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No 122 Mai 2009

Quand la réussite scolaire est affaire de relations
L'importance de la fonction habilitante dans la transaction sociale 

Anne Meyer

Quel parent n'a pas désapprouvé les pratiques de l'enseignant de son enfant et, réciproquement, quel enseignant n'a pas relevé le manque de cadre éducatif d'une famille ? Le tableau est classique, mais pas inéluctable. L'histoire d'Agathe, l'étude présentée dans cet ouvrage, en fait la démonstration inverse. Le parti a été pris de recouper les discours de quatre personnes ayant évolué ensemble, Agathe, l'enfant-élève, l'enseignant, le logopédiste et la mère, au travers du filtre de diverses approches théoriques. La description d'un tableau clinique permet, dans un premier temps, de comprendre qui est Agathe : d'abord nommée incompétente, en échec scolaire, Agathe devient chevronnée aux yeux de tous et d'elle-même. Ensuite, il importe de clarifier les causes de l'échec et les moyens nécessaires pour y remédier. L'analyse met en relief la diversité des points de vue. Les portraits nuancés d'Agathe, ainsi que les représentations étiologiques et de régulation sont finalement croisés pour nous permettre d'observer comment la fillette a entamé un retour à la norme scolaire et sociale, autrement dit sa nouvelle qualification. Le paradigme de la transaction sociale dévoile la mobilisation de chacun et révèle comment, grâce au processus de la fonction habilitante, la disqualification initiale s'est transformée en une valeur reconnue de tous.

Au terme de la recherche, c'est la posture de l'enfant-élève qui retrouve de sa vitalité et de son dynamisme, observation qui ouvre sur la place du sujet dans le champ de la sociologie de l'enfance.

Préface de Marie-Noëlle Schurmans

Anne Meyer travaille actuellement comme enseignante spécialisée dans les classes de l'enseignement ordinaire, à Lausanne. Elle donne ponctuellement des cours dans le cadre de la formation continue de la Haute Ecole Pédagogique, à Lausanne.

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No 121 Janvier 2009

Des chiffres et des lettres. Tournez ! Analyses de leçons filmées en formation initiale

Anne Monnier & Laura Weiss

Tout le monde s'accorde sur le fait que, pour enseigner au secondaire, une formation académique complète en français ou en mathématiques n'est plus suffisante, mais qu'il est nécessaire aujourd'hui de maîtriser des savoirs en didactique. Cela est confirmé par le cahier des charges des enseignants du secondaire qui ne mentionne plus seulement la préparation des cours, les heures d'enseignement et l'évaluation des apprentissages des élèves, mais également la participation active à l'élaboration des curriculums de formation, à la vie de l'école et à la prise en charge d'un public toujours plus hétérogène qui ne connaît pas forcément le métier d'élève. Comment permettre cependant aux étudiants d'acquérir ces savoirs sans tomber dans une formation qui dispense des théories sans articulation avec la pratique ? Cet ouvrage s'attaque à ce problème et explore une piste peu exploitée jusque là en Suisse romande : l'analyse de leçons filmées. L'originalité de cette recherche est triple. Elle réside d'abord dans l'analyse parallèle de deux leçons de disciplines différentes, français et mathématiques. Elle demeure ensuite dans le " détournement " à des fins de formation d'outils issus de la recherche en didactique. Elle se trouve enfin dans la mise à l'épreuve concrète d'un dispositif avec des enseignants de français et de mathématiques en formation initiale. La réflexion menée ici ouvre de nouvelles perspectives pour des dispositifs de formation en alternance ou en emploi et comble ainsi un besoin dans ce domaine.  

Préface de Maria-Luisa Schubauer-Leoni et Joaquim Dolz.  

Anne Monnier a été enseignante de français et de philosophie au postobligatoire pendant plus de quinze ans. Elle est actuellement chargée d'enseignement en didactique du français dans la formation des enseignants du secondaire à l'Université de Genève.

Laura Weiss est docteure ès Sciences et a enseigné pendant plus de vingt ans au cycle d'orientation. Elle est actuellement chargée d'enseignement en didactique de la physique dans la formation des enseignants du secondaire à l'Université de Genève.  

Cahier de la Section des Sciences de l'Education Publié avec le soutien du FORENSEC (Formation des enseignants du secondaire à Genève).

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No 120 Décembre 2008

Comment évaluer les acquis de l'expérience ? Une analyse du travail des experts en VAE

Ana Albornoz & Patricia Dupuis

La validation des acquis de l'expérience (VAE) constitue une nouvelle voie d'accès à la certification et donne à l'expérience la valeur d'un diplôme. A cet effet, des experts assurent l'évaluation de candidats afin de juger de la valeur de leurs acquis par rapport à un référentiel de compétences. Dès lors, comment font-ils pour comparer les acquis d'expérience des candidats, toujours singuliers et contextualisés, à des référentiels de métiers, par définition toujours généraux ? Comment définissent-ils ces acquis expérientiels qu'ils cherchent à valider ? Et quelles sont les activités qui leur permettent d'effectuer la mise en rapport entre ces deux éléments hétérogènes, les acquis et les référentiels, afin de porter le jugement de valeur nécessaire à la validation ? L'observation et l'analyse du travail des évaluateurs dans un dispositif innovant mis sur pied à l'Institut suisse de pédagogie pour la formation professionnelle de Lausanne permettent d'ébaucher des réponses à ces questions qui intéressent l'ensemble des acteurs de la VAE. Eclairée par des notions théoriques provenant des champs de l'évaluation en formation et de la validation des acquis, cette observation ouvre deux axes de réflexion, concernant la définition de l'objet d'évaluation ainsi que l'identification des activités pertinentes dans ce nouveau contexte d'action. Au fil de l'analyse, la certitude d'un changement de paradigme s'installe, révélant la double nécessité d'activités d'évaluation spécifiques et d'une construction commune par tous les acteurs concernés, afin d'assumer leur tâche dans le respect des principes de la VAE.  

Préface d'Edmée Ollagnier et Patrick Rywalski  

Ana Albornoz est coordinatrice du dispositif de VAE de l'Institut fédéral de hautes études en formation professionnelle de Lausanne (IFFP). En tant que formatrice indépendante, elle a collaboré, sous mandat de la Fédération suisse pour la formation continue (FSEA), à la conception du Module de qualification du Diplôme fédéral de responsable de formation qu'elle modère.

Patricia Dupuis est conseillère au Centre de bilan Genève (CEBIG) où elle accompagne des personnes dans des bilans de compétence, notamment Gestion de carrière et Validation des acquis. Mandatée par la Filière Diététique de la Haute Ecole de Santé, elle a mis sur pied et co-anime une démarche portfolio pour des étudiants.  

Cahier de la Section des Sciences de l'Education Publié avec le soutien de l'Institut Fédéral des Hautes Etudes en Formation Professionnelle.

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No 119 Novembre 2008

" T'es un enfant à caprices ". Les stratégies défensives du métier d'éducatrice du jeune enfant

Marianne Zogmal

Quel est le rôle des institutions de la petite enfance ? Tout le monde s'accorde pour dire que les crèches existent pour garder les enfants pendant l'absence de leurs parents. Cette fonction sociale est essentielle pour permettre l'insertion des femmes dans le monde du travail et constitue un soutien social important pour les familles. En plus de cette fonction de garde, les finalités pédagogiques évoquent l'importance d'assurer la sécurité affective de chaque enfant, de lui témoigner du respect en tant que personne et de soutenir son jeu libre. Ces propos reprennent les discours des professionnel(le)s concernant le rôle des institutions de la petite enfance. Comment ces discours se reflètent-ils dans les pratiques ? A l'instar de tous les métiers, les écarts sont inévitables : comment et où ces écarts se situent-ils ? Quel est leur sens ? La charge psychique du métier d'éducatrice du jeune enfant est importante. Les angoisses de séparation, les émotions des enfants, des parents et des éducatrices s'ajoutent à un sentiment d'une insuffisance indépassable de l'action, face à des finalités d'ordre idéal. Comment les éducatrices arrivent-elles à faire face ? Quelles stratégies défensives mettent-elles en place pour " tenir " ? Comment comprendre ces observations où les éducatrices parlent d'enfants " à caprices " ou de ceux qui " exagèrent " ? La réflexion menée ici vise une compréhension pour trouver des pistes et construire une prise en charge pouvant simultanément assurer les conditions qui permettent aux éducatrices de " tenir " et garantir le sens et les finalités du travail à accomplir.  

Préface de Guy Jobert  

Marianne Zogmal travaille depuis près de vingt ans dans le domaine de la petite enfance. Elle est actuellement adjointe pédagogique à Genève et est responsable à l'Espace de vie enfantine " Tournesol ". Elle s'engage activement dans des associations professionnelles du domaine de l'enfance, tant sur le plan cantonal, romand et fédéral que dans le champ de la formation continue.

Cahier de la Section des Sciences de l'Education Publié avec le soutien de l'Ecole supérieure en éducation de l'enfance, Lausanne (IPGL) et du Centre de ressources en éducation de l'enfance, Lausanne (CREDE).

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No 118 Octobre 2008

"Vygotski, l'école et l'écriture"

Bernard Schneuwly

Comment se développe l'être humain ? Comment se forment les capacités psychiques ? A ces questions Lev S. Vygotski donne des éléments de réponse qui intéressent au plus haut point tout chercheur en sciences de l'éducation. Intégrant notamment les apports de Piaget tout en se positionnant à ses antipodes, il élabore une théorie du développement à la fois comme auto-mouvement de la personne et comme développement artificiel à travers l'éducation. Se développer, construire de nouveaux systèmes psychiques, consiste toujours en l'intériorisation et la transformation d'outils sémiotiques fonctionnant dans des situations sociales. Dans cette conception, l'école joue un rôle déterminant. S'opposant aux conceptions courantes qui définissent l'apprentissage comme dépendant du développement, Vygotski fait de l'enseignement systématique, disciplinairement organisé, la condition pour la construction de certaines capacités psychiques, notamment celles liées à la maîtrise des techniques culturelles et des savoirs scientifiques fondamentaux. Le développement de l'écriture est l'exemple phare qui permet de comprendre l'importance des outils sémiotiques et la nécessité de l'enseignement. Organisé en trois parties, ce Cahier présente d'abord les concepts de base de la théorie de Vygotski du développement : outil, médiation, contradictions développementales et zone proximale de développement. La deuxième partie expose le rôle de l'école et de l'enseignement pour le développement de certaines capacités psychiques dans notre société, montrant aussi en quoi son approche se distingue fondamentalement de celles de l'éducation nouvelle représentée par Claparède et Piaget. Enfin, la troisième partie illustre les concepts introduits par la construction sociale de l'écriture en montrant que l'appropriation, dans des situations d'enseignement, des outils socialement construits à la base de cette pratique culturelle est au cœur du modèle vygotskien.

  Bernard Schneuwly est professeur de didactiques de langues. Il co-anime le Groupe de recherche pour l'analyse du français enseigné (GRAFE) qui observe notamment les pratiques d'enseignement de l'écrit et il a publié plusieurs ouvrages sur l'enseignement et le développement de l'écriture. Il s'intéresse aux approches historico-critiques de l'être humain et aux rapports entre éducation, enseignement, apprentissage et développement. Dans le cadre de l'Equipe de recherche pour l'histoire des sciences de l'éducation (ERHISE), il mène des investigations sur les institutions et les disciplines liées à la recherche sur l'éducation. La lecture de Vygotski présentée dans ce Cahier est fondée sur ces trois centres d'intérêt.  

No 117 Août 2008

" Vos mains sont intelligentes ! ". Interactions en formation professionnelle initiale

Laurent Filliettaz, Ingrid de Saint-Georges & Barbara Duc

A l'heure où la Suisse s'interroge sur la qualité des dispositifs de formation professionnelle initiale et où de profondes mutations sont en cours dans ce champ, un grand nombre d'acteurs soulignent le manque de connaissances empiriques dont dispose la communauté scientifique à propos des pratiques réelles de formation : quelles réalités les apprenants vivent-ils dans les écoles professionnelles et les entreprises ? Comment accèdent-ils à des savoirs et construisent-ils des compétences ? Quelles ressources les enseignants et les formateurs mettent-ils à leur disposition?

A ces questions d'une vive actualité, le présent ouvrage tente d'apporter des éléments de réponse à partir d'une démarche méthodologique spécifique, fondée d'une part sur l'observation d'activités de formation réelles et d'autre part sur une analyse des interactions verbales et non verbales impliquant des apprenants et des travailleurs expérimentés.

L'étude présentée ici vise ainsi un double objectif. Sur le plan théorique et méthodologique, elle a pour but de mieux comprendre la part de la communication et des ressources langagières dans l'accomplissement des processus de formation professionnelle initiale. Et sur le plan empirique, elle propose une analyse détaillée de diverses vignettes vidéo présentant des situations variées de formation dans deux métiers techniques : l'automatique et la mécanique automobile.

L'ouvrage développe ainsi des réflexions approfondies sur une vaste palette de problématiques centrales dans le champ de la recherche en formation professionnelle : la mise en circulation des savoirs liés à la pratique d'un métier, la construction des identités professionnelles, les ressources et les limites de la place de travail comme lieu d'apprentissage, la construction des rapports au temps, etc.

Laurent Filliettaz, Ingrid de Saint-Georges & Barbara Duc ont fondé en 2005 l'équipe Interaction & Formation et sont membres du groupe Langage, Action & Formation en Sciences de l'éducation à l'Université de Genève (Secteur de la formation des adultes). Ils sont tous trois engagés dans un programme de recherche financé par le Fonds national suisse de la recherche scientifique. Cet ouvrage restitue les résultats intermédiaires de ce programme de recherche.

Cahier de la Section des Sciences de l'Education Publié avec le soutien du Fonds national suisse de la recherche scientifique

No 116 Juin 2008

Portfolio et démarches socio-réflexives en enseignement et formation

Mélanie Deum & Sabine Vanhulle

Devenir enseignant représente un considérable travail sur soi, sur ses représentations de l'école et des élèves, sur ses rapports aux savoirs et à leurs conditions d'appropriation. Un tel travail ne coule pas de source : acquérir des compétences pour enseigner et faire apprendre implique de transposer des savoirs savants ou issus de pratiques sociales en savoirs à enseigner ; de saisir les composantes de l'apprentissage - cognitives, affectives, sociales, motivationnelles ; de pouvoir gérer une classe ; de faire face à l'hétérogénéité des apprenants ; de donner sens à des contenus et un programme inscrits dans un curriculum ; de se positionner sur les missions de l'éducation scolaire. En d'autres termes : de se forger une identité professionnelle fondée à la fois sur l'expertise propre au métier et sur une pensée vigilante et attentive à ses enjeux dans la société. L'acquisition de connaissances émanant des recherches en éducation n'y suffit pas : encore faut-il que s'exercent de vrais processus d'appropriation de la professionnalité. Ceux-ci se développent à travers une approche créative et critique des modèles théoriques, un questionnement éthique, des expériences de stage et leur analyse. Des médiations formatives, à travers le portfolio, les interactions sociales et l'écriture réflexive peuvent soutenir et valider de telles démarches. Elaborés dans le cadre de la formation des futurs enseignants du secondaire, les outils ici proposés s'appuient aussi sur nos expériences en formation d'instituteurs, de formateurs d'enseignants et d'adultes, et d'enseignants du niveau post-obligatoire. Ils sont largement transposables à divers contextes de formation et d'enseignement.

Mélanie Deum est pédagogue à l'Institut de Formation et de Recherche en Enseignement Supérieur de l'Université de Liège. Son doctorat en cours porte sur le portfolio de développement de compétences professionnelles destiné aux enseignants universitaires.

Sabine Vanhulle a enseigné à l'Université de Liège (FPSE) et est depuis 2005 professeure à l'Université de Genève (Section des sciences de l'éducation). Ses travaux portent sur les processus de construction des savoirs professionnels.