Groupe de recherche en didactique comparée (GREDIC)

Le Groupe de recherche en didactique comparée (GREDIC) est dirigée par la professeure Francia Leutenegger.

Domaines de recherche

La didactique comparée, issues des didactiques disciplinaires, re-questionne  les pratiques d’enseignement et d’apprentissage dans les différentes institutions scolaires et de formation afin de comprendre, fondamentalement, les phénomènes de diffusion des connaissances dans leurs composantes spécifiques et génériques. Au-delà des lieux officiels d’enseignement, elle s’intéresse, aussi, à tout contexte, formel et informel, dans lequel s’actualise une intention de modifier les connaissances d’autrui ou les siennes propres.

Le programme de recherche pour le développement d’une didactique comparée à Genève prend largement appui sur l’évolution des débats au sein de l’Association pour des Recherches Comparatistes en Didactique (ARCD). Inscrit dans les sciences de l’éducation et, plus largement, en sciences humaines et sociales, ce champ retravaille systématiquement les emprunts aux disciplines contributives comme la psychologie, la sociologie, les sciences du langage, l’histoire, l’anthropologie, l’épistémologie, … tout en questionnant le rapport aux sciences dont sont issus les savoirs enseignés, objets d’étude de la science didactique. Dans un sens anthropologique large, c’est l’étude des conditions d’accès à des pratiques de savoir qui mobilise le projet de cette science didactique.

Fondée sur des hypothèses épistémologiques issues de l’interactionnisme social et sans perdre de vue les composantes socio-historiques et culturelles constitutives des pratiques, les travaux conduits à Genève sont caractérisés par une approche dite clinique/expérimentale qui articule différents niveaux d’analyse en les constituant en systèmes. Les analyses découpent les pratiques observées à l’échelle « macro » en s’intéressant aux phénomènes didactiques se déroulant sur plusieurs mois, à l’échelle « médiane » avec des phénomènes de l’ordre d’une séance de travail et à l’échelle « micro » avec une attention aux processus interactionnels de l’ordre de quelques minutes ou secondes.

Cette approche comparatiste, qui contraste les enjeux de savoir, les lieux institutionnels, les groupes sociaux en présence, prétend contribuer à une problématisation des savoirs, mais aussi, au développement de connaissances nouvelles sur les sujets et les institutions. Pour ce faire, elle privilégie actuellement, et en interaction avec d’autres équipes de chercheurs, le développement d’un prototype d’analyse visant un modèle robuste de l’action conjointe professeur-élèves à propos de contenus d’enseignement distincts.

Maison des petits

Des membres du GREDIC sont également impliqués dans les recherches à la Maison des Petits.  

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