Groupes de recherche en psychologie

Relations intergroupes et représentations sociales (RIRS)

Le groupe de recherche sur les Relations intergroupes et les représentations sociales (RIRS) est dirigé par le professeur Fabio Lorenzi-Cioldi.

Domaines de recherche

Le Groupe de recherche sur les relations intergroupes et les représentations sociales développe la théorie de l’identité sociale en rapport avec la notion de statut social. Intéressé par les phénomènes de discrimination, de stéréotypie et de préjugés intergroupes, ce groupe de recherche étudie principalement les mécanismes relatifs à la construction de l’identité personnelle et de l’identité collective dans les hiérarchies sociales. Les recherches issues de ce groupe attestent la fluidité des identités sociales. Elles montrent notamment l’émergence de formes d’identité plus personnelle dans les groupes dominants et de formes d’identité plus collective dans les groupes dominés, subordonnés et stigmatisés. Plusieurs facteurs liés aux situations et aux contextes d’interaction entre les groupes et parmi les membres de chaque groupe modulent ensuite ces constructions identitaires.

Parallèlement à ces programmes de recherche fondamentale, le groupe mène également des études dans une perspective plus appliquée sur les différents types de parcours de mobilité sociale. La recherche examine notamment les facteurs qui amènent au phénomène du glass cliff, selon lequel les femmes sont davantage sollicitées pour des rôles de leadership dans des contextes de crise plutôt que d’expansion. Le groupe s’intéresse également aux représentations des politiques de discrimination positive dans le monde du travail. Ici, nos recherches mettent en évidence les principaux antécédents des attitudes envers la discrimination positive (comme par exemple le sexisme) et l’impact de telles mesures sur les bénéficiaires des mesures positives (par exemple, l’émergence de doutes sur les propres compétences et les conduites d’auto-handicap). Des études en cours s’intéressent en outre aux mécanismes favorisant ou faisant obstacle à l’adaptation des membres des minorités et des groupes stigmatisés à de nouveaux contextes sociaux (par exemple, les contextes d’immigration, les femmes accédant à des postes à responsabilités dans les entreprises, etc.). Ces études mettent en évidence les facteurs qui facilitent ou au contraire nuisent à une intégration optimale d’identités rattachées à la double appartenance à des groupes aux statuts sociaux et prestiges inconsistants. C’est par exemple le cas lorsqu’une mobilité professionnelle ascendante se heurte avec une origine sociale défavorisée.

Le groupe mène également des études dans le domaine de la méthodologie, notamment les techniques de construction des questionnaires dans le cadre des études sur les effets de contexte et de l’analyse des données dans le champ des représentations sociales.