Microbiologie environnementale

Dr John Poté


L’utilisation d’une grande variété d’antibiotiques en médecine humaine et vétérinaire (incluant l’aquaculture) a mené à la dissémination des bactéries pathogènes résistantes aux antibiotiques. Les eaux usées urbaines ainsi que les stations d’épurations reçoivent les différents effluents en provenance des hôpitaux, des communautés humaines, des élevages, des industries et des eaux de ruissellement, parfois de la couverture agricole. Ces effluents étant considérés comme sources majeures de métaux toxiques, polluants organiques persistants mais aussi des bactéries résistantes aux antibiotiques (ARB) et de leurs gènes de résistances associés (ARG). Ces effluents représentent un risque pour la santé publique dans le cas où des cassettes de gènes portant des éléments de résistance aux antibiotiques et/ou aux métaux seraient transférées à d’autres bactéries cliniques. Cette situation est particulièrement alarmante dans les pays tropicaux en voie de développement, tel que l’Asie du Sud et l’Afrique sub-saharienne où la plupart des rivières, lacs et lagunes, utilisés pour l’irrigation maraichère, reçoivent des effluents industriels, urbains, miniers et hospitaliers non traités. En outre, les latrines et manques des installations sanitaires appropriées sont connues sont identifiées comme sources de la contamination des ressources en eau, particulièrement dans les pays en voie de développement, ce qui pose de sérieux risques pour la population en raison de l’utilisation de ces eaux contaminées par les pathogènes.

Les thématiques de recherche au sein du groupe de microbiologie environnementale sont interdisciplinaire et sont essentiellement axées sur les points suivants: (i) l’identification des sources potentielles et l’établissement du risque lié (ii) le développement de procédures de détermination des risques et les méthodes de surveillance, et (iii) une implémentation de solutions technologiques appropriées en vue de prévenir les contamination environnementales par les métaux toxiques, les pathogènes, les ARBs et les ARGs (incluant la caractérisation et leur sélection en fonction des différentes condition climatiques) dans le but de diminuer les risques potentiels pour l’Homme et l’environnement.

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