Recherche
Le Laboratoire d'archéologie préhistorique et anthropologie aborde les connaissances sur le passé par une approche multidisciplinaire visant à identifier et à analyser les interactions Homme – environnement.

Archéologie préhistorique
Les recherches sont centrées principalement sur la préhistoire récente européenne – Néolithique, âge du Bronze et âge du Fer. La préhistoire régionale est également un sujet d'étude privilégié, avec des recherches portant notamment sur les sites d'habitats, terrestres et lacustres, de Suisse occidentale et des régions voisines.
Un intérêt tout particulier est donné à l'Europe du 3ème millénaire avant notre ère : les travaux portent sur le corpus de matériel, les collections ostéo-archéologiques, l'analyse spatiale, les habitats et les datations absolues. Ces études visent à appréhender les modalités de mise en place du Campaniforme, composante majeure du Chalcolithique européen.
Paléoanthropologie
La paléoanthropologie vise à identifier les populations du passé à partir des restes osseux humains. Plusieurs thématiques peuvent être abordées grâce à elle : paléodémographie, état sanitaire, activités, liens interpopulationnels et génétiques, alimentation, origines et déplacement des personnes.
Les marqueurs d'activités, les traits non-métriques ou épigénétiques, l'analyse des isotopes (strontium, oxygène, carbone), et la fouille de sépultures sont les méthodes développées actuellement par les chercheurs.
Les collections ostéo-archéologiques – environ 13'000 squelettes provenant de Genève, Valais, Vaud, Soudan... – constituent une base d'études et de comparaisons privilégiée. Parallèlement, l'élaboration d'une collection de référence de squelettes récents vaudois – plus de 500 individus à ce jour (collection SIMON) – s'inscrit dans la démarche actualiste défendue.
Archéobotanique
L'archéobotanique étudie les relations entre les sociétés humaines et le monde végétal, par l'analyse des restes végétaux trouvés en contexte archéologique.
Elle comprend l’étude des microrestes, visibles au microscope : les spores et les grains de pollen (palynologie) et les phytolithes ; et l’étude des macrorestes, visibles à l'œil nu : les graines et les fruits (carpologie) et les charbons de bois (anthracologie).
Parmi ses multiples applications, l’archéobotanique permet de caractériser les paléoenvironnements végétaux et leur transformation au cours du temps, de reconstituer des phases chrono-climatiques, de comprendre les modes d'exploitation et de gestion des ressources forestières (particulièrement l'acquisition du bois comme combustible, comme matériau de construction, etc.), de décrire l'économie végétale des sociétés anciennes c'est-à-dire l’alimentation humaine, les fourrages utilisés, l’artisanat (plantes textiles, tinctoriales), les plantes médicinales, etc.
Archéozoologie
Le Centre d'archéozoologie, associé au Laboratoire d'archéologie préhistorique et anthropologie, a été créé en 1979 et est devenu en 1982 un département du Muséum d'histoire naturelle de Genève, dirigé aujourd'hui par Jacqueline Studer.
Les restes d'animaux trouvés dans un site, essentiellement des ossements, mais également des coquilles, des excréments, des poils et même des insectes sont déterminés pour permettre de quantifier les espèces et d'estimer leur importance relative. Les thèmes abordés sont les activités d'élevage, de chasse et de pêche des populations humaines, les étapes et les modalités de la domestication des animaux, l'évolution des espèces sauvages et domestiques, l'utilisation des animaux par l'homme et leur rôle dans la vie religieuse et, enfin, l'étude des restes osseux comme témoins de l'espace archéologique.
Centre d'archéozoologie – Muséum d'histoire naturelle
