Et si l’idée européenne avait déjà 5000 ans ? Le Campaniforme, le Néolithique et l’Europe…

 

La professeure Marie Besse et la Dre Jocelyne Desideri du Laboratoire d’archéologie préhistorique et anthropologie ont participé à une étude menée par l’université de Harvard sur le profil génétique des personnes vivant au Campaniforme, dont certaines proviennent du site archéologique du Petit-Chasseur à Sion (Valais, Suisse). Les résultats sont publiés dans la célèbre revue Nature.

Le 3ème millénaire avant notre ère, entre -3000 et -2000, se caractérise par la présence d’un type de poterie très particulier –le gobelet campaniforme– qui se répartit sur l’ensemble de l’Europe occidentale et en Afrique du Nord. Les chercheurs se demandent pourquoi ce gobelet de terre cuite, décoré, de couleur orangé, en forme de cloche renversée, est présent sur tout le Vieux Continent et l’Afrique du nord ? Est-ce le résultat de déplacements de personnes ? isolées ? en groupe ? de transfert d’idées ?

L’objectif de cette étude vise à observer les variations d’ADN permettant de déceler les éventuels mouvements de population qui pourraient être à l’origine de la présence du gobelet partout en Europe et en Afrique du nord. Les résultats montrent que la présence de la céramique Campaniforme en Europe continentale n’est pas due à des mouvements importants de population. En revanche, en Grande Bretagne, on observe un renouvellement majeur du profil génétique, d’environ 90%, qui attesterait l’arrivée de personnes venant d’Europe centrale.

 

Article dans Nature

26 février 2018

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