Evaluation de la représentativité écologique d’un réseau de réserves naturelles
La Suisse, comme tous les autres pays, est confrontée à ses engagements pour conserver au mieux sa biodiversité. L’une des réponses possibles est la mise en place de réserves naturelles de différents statuts. Comment l’emplacement de telles réserves est-il choisi ? La plupart du temps, ce sont des considérations politiques et économiques qui dominent les débats. Mais quel peut-être l’apport de la science dans ce choix ? Ce travail tentera d’utiliser toutes les méthodes et les données à disposition pour analyser un réseau de réserves existantes à l’échelle d’un canton.
Il existe par exemple des bases de données nationales sur la distribution des espèces végétales (www.crsf.ch) et animales (www.cscf.ch, www.vogelwarte.ch), mais malgré tous les efforts possibles il sera toujours irréalisable de cartographier la distribution exacte de chaque espèce à travers l’ensemble du territoire. C’est pourquoi on utilise de plus en plus des modèles pour prédire leur distribution potentielle dans l’espace (www.unige.ch/ia/climat/grasp). Sur la base de prédictions obtenues, plusieurs algorithmes existent qui permettent de sélectionner les sites à protéger en tenant compte de l’existant et de diverses contraintes sociales et économiques (www.biochange-lab.eu/links/software). De plus, grâce aux modèles les réseaux de réserves peuvent aussi être évalués en fonction des changements climatiques à venir.
Pizzo Campo Tencia (3071 m)