La politique économique de la Suisse
Malgré une faible croissance économique et l'augmentation du chômage et des déficits publics, la Suisse continue d'être l'un des pays les plus riches du monde (après le Liechtensteinet le Luxembourg, mais devant la Norvège, le Japon ou Singapour).
La structure économique
L'agriculture, qui n'occupe que 4,5% de la population active, est l'activité économique la plus fortement subventionnée par l'Etat. Le taux de protection et de soutien suisse est le plus élevé des pays développés, juste devant la Norvège et le Japon, mais deux fois supérieur à celui de l'Organisation pour la coopération et le développement en Europe (OCDE) et de l'Union européenne (UE). Le secteur secondaire (activités industrielles) contribue pour 29% à la valeur ajoutée de l'économie. La production industrielle en Suisse est une production de spécialités et de produits de niche où comptent la précision, la qualité, le respect des délais de livraison et le service après-vente. La structure industrielle helvétique ne connaît ni production de masse, ni production très intense en capital comme la construction automobile ou la métallurgie lourde. Enfin, le secteur tertiaire (activités de service) arrive loin devant les deux autres puisqu'il génère 70% de la richesse du pays (les banques, les assurances et les sociétés financières en représentent à elles seules 11%). La place financière suisse (grâce à Genève en particulier) est par exemple la première au niveau mondial dans le domaine de la gestion de fortune privée (private banking) de source étrangère (ou offshore).
Une économie ouverte vers l'extérieur
On dit souvent que la Suisse gagne, directement ou indirectement, près d'un franc sur deux à l'étranger. Etant un petit pays sans ressources naturelles, elle a une économie largement tournée vers l'extérieur aussi bien du côté de la demande que de celui de l'offre des biens et services. Selon différentes études, l'économie suisse est même l'une des plus ouvertes du monde. Cette nécessaire ouverture est une caractéristique des petits pays, conséquence de la taille réduite de leur marché intérieur.
Un petit pays dans un monde globalisé
La dépendance économique de la Suisse à l'égard de l'extérieur ne signifie pas qu'elle n'a plus les moyens de mener sa propre politique; elle évolue pour être encore plus coopérative. La globalisation des échanges rend cette évolution nécessaire et fait de la recherche de partenaires un élément central de la politique économique.
La recherche de partenaires
Cette recherche se mesure par le niveau de nos exportations. En 2002, 60% des exportations suisses étaient destinées à l'UE, dont 20,8% à la seule Allemagne, principal partenaire commercial de la Suisse. Les Etats-Unis suivaient avec 11%, puis le Japon avec 3,8% des exportations. Les importations suisses ne présentent guère plus de diversification géographique que les exportations, à ceci près que les chiffres sont plus élevés. L'UE constitue le principal fournisseur de la Suisse, avec plus de 80% des importations, dont 32,3% en provenance de la seule Allemagne. Les Etats-Unis suivent avec 5,3%, et le Japon avec 2,1% des importations. Si les relations économiques avec les pays membres de l'UE constituent la portion majeure et essentielle des échanges de la Suisse, la part des activités commerciales dans les pays extérieurs à l'UE n'est pas négligeable.
