Constantinople

     La nouvelle ville recouvrait l'ancienne Byzance. Cette cité, qui resta florissante jusqu'à l'époque romaine impériale, fut, au cours de l'expédition de Septime Sévère contre les Parthes, détruite de fond en comble après un siège qui dura trois ans. Cela n'empêcha pas Septime Sévère d'en reconnaître la situation unique et de décider sa reconstruction en lui donnant le nouveau nom d'Antonina.
     Dans la lutte pour le pouvoir, qui opposa Constantin à Licinius, Antonina prit le parti de ce dernier. Après la défaite de Licinius, Constantin traça aussitôt pour la ville, qui lui avait contesté le droit d'exercer seul le pouvoir, un plan qui couvrait une superficie quatre fois plus vaste que l'ancienne, une fois ses murailles rasées.

     Pour tracer les grandes lignes de sa nouvelles capitale, Constantin procéda selon un plan méthodiquement élaboré. Tous les édifices officiels qui existaient à Rome devaient sortir du sol constantinopolitain, soit un Capitole, une curie du Sénat, une résidence du questeur, etc. Mais, de la seconde Rome qu'il venait de fonder, Constantin voulut surtout faire la capitale chrétienne d'un empire chrétien. C'est ainsi que dans le domaine de l'architecture l'accent fut mis sur la construction des églises. Malheureusement, comme de tous les édifices élevés par l'empereur, il n'en reste de nos jours que d'imperceptibles traces.