Pragmatic Interfaces - Interfaces pragmatiques


INTERNATIONAL COLLOQUIUM
COLLOQUE INTERNATIONAL


"What interfaces and relations between pragmatic approaches?"
State of the art in cross-theoretical dialogue in pragmatics and discourse analysis

"Quelles interfaces et relations entre approches pragmatiques?"
L'état de la question du dialogue entre théories en pragmatique et analyse du discours




Where / Où

How to get there
 comment s'y rendre


Geneva tourist board and hotels
Office du tourisme et hôtels




Université de Genève

University of Geneva, Switzerland

Université de Genève, Suisse

Campus UNI-MAIL, Boulevard Carl-Vogt, auditoire S160


When / Quand


12 - 14 / 02 / 2004

Organisation


Louis de Saussure
(Université de Genève, Département de linguistique)

Peter Schulz
(University of Lugano, Faculty of communication science, semiotics and linguistics Institute)


Contact - Information

Mihaela Popa, Université de Genève

Speakers - Orateurs

Program

Programme




Nicholas ALLOTT (London)

Nicholas ASHER (Austin)

Antoine AUCHLIN (Geneva)

Alain BERRENDONNER (Fribourg)

Diane BLAKEMORE (Salford)

Robyn CARSTON (London)

Paul CHILTON (Norwich)

Paul DANLER (Innsbruck)

Marc DOMINICY (Brussells)

Laurent FILLIETTAZ (Geneva)

Hans KAMP (Stuttgart)

Jacques MOESCHLER (Geneva)

Andrea ROCCI (Lugano)

Louis de SAUSSURE (Geneva)

Peter SCHULZ (Lugano)

Frans VAN EEMEREN (Amsterdam)

Daniel VANDERVEKEN (Québec)

Deirdre WILSON (London)

Ruth WODAK (Vienna)


Practical information
Informations pratiques


Anyone interested is welcome.
Toute personne intéressée est bienvenue. Entrée libre.

The colloquium will be held in Engilsh and French.
Les langues du colloque sont le français et l'anglais.


Proceedings / Actes

Under negociation - En négociation

Argument


ENGLISH

Pragmatic theories, although they all focus on language in use, don't oppose each-other only through methodology and epistemology, but also through their domain of study.

Some describe social interaction and consider discourse as a document for that task. Others tackle the cognitive process of interpretation in context. Others discuss semantic issues in discourse, argumentative processes, symbolic or semiotic aspects of discourse, or various other psychological aspects of linguistic practice.

These oppositions result from profound epistemological discrepancies that show how much the sciences of language are situated at the crossroads of materialistic naturalistic methodologies and methods in social sciences (which in turn are all but homogeneous, see the difference between psychosocial approaches to speech acts and ethnomethodological conversational pragmatics for example).

It's crucial for the development of pragmatics that researchers focus on these differences, but also on potential converging lines, and, of course, to exploit them in the future. Here resides the main objective of the colloquium.

The main issues addressed by the colloquium are, among others, the following:

- Is an interface possible between any radical pragmatic theory and any discourse analysis theory?

- To what extent macro-discursive phenomena can be tackled by radical pragmatics, in particular discourse organisation, dialogue / interaction, and literature?

- To what degree of granularity meaning and reasoning integrate into models in discourse analysis? And what kind of theory of meaning is (potentially) used by theories in discourse analysis?

- Is there a path towards an interplay between theories that consider cognition as individual and approaches that assume facts of "collective" cognition?

- Is it necessary to posit strict limits for each kind of approach, or should we consider that they are competing on a unique and exclusive domain?

- What are the views of scholars in related fields such as syntax, semantics, philosophy of language and psychology?



FRANCAIS

Les nombreuses théories pragmatiques, qui pourtant toutes s'occupent du "langage en usage", ne s'opposent pas seulement en termes de méthode et de présupposés épistémologiques, mais aussi sur leur domaine d'étude. Certains cherchent à décrire l'interaction sociale que les discours documentent, d'autres le processus cognitif d'interprétation des énoncés en contexte, d'autres encore la sémantique à l'oeuvre dans le discours, les procédés argumentatifs, le rôle symbolique de l'utilisation de procédés discursifs, ou divers aspects psycholinguistiques de la pratique langagière.

Derrière ces options se cachent des divergences épistémologiques qui montrent que les sciences du langage, et en particulier la pragmatique, se trouvent au carrefour des méthodologies modérément ou radicalement popperiennes et des méthodologies des sciences humaines et sociales, lesquelles en outre sont loin d'être homogènes (voir les différences entre les approches psyhosociales liées aux actes de langage et la pragmatique conversationnelle).

Pourtant, il est important pour le développement de la pragmatique de faire le point sur ces différences, mais aussi sur les lignes de convergence qui peuvent apparaître, et, bien entendu, de tirer parti de ces dernières aux fins d'établir d'éventuelles interfaces entre les approches. C'est là l'objectif de ce colloque.

Les problèmes essentiels abordés par le colloque sont tous en relation avec l'épistémologie et les méthodologies de la pragmatique :

- Peut-on considérer qu'une interrelation ou qu'une interface est possible entre une théorie pragmatique radicale et une théorie d'analyse du discours ?

- Dans quelle mesure des phénomènes macro-discursifs peuvent-ils être identifiés et abordés par la pragmatique radicale, en particulier l'organisation du discours, le dialogue et le texte littéraire ?

- A quel degré de finesse la question du sens et du raisonnement s'intègrent-ils dans les modèles d'analyse du discours, et en particulier, quelle est la théorie du sens utilisée par les modèles d'analyse du discours, ou utilisables par eux ?

- Une perspective dans laquelle la cognition ne peut être qu'individuelle, et une approche qui admet que, parfois au moins, il peut y avoir un effet de cognition collective, peuvent-elles trouver une voie d'articulation ?

- Faut-il envisager des limitations pour ces approches, ou bien doit-on considérer qu'elles sont en concurrence sur un terrain unique et exclusif?

- Quelles sont les propositions de chercheurs dans des domaines proches sur ces questions, en particulier en syntaxe, en sémantique et, bien sûr, en philosophie du langage ?