Département de Philosophie

Faculté des lettres, Université de Genève

Descriptif des cours - 2008-2009

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Descriptifs des cours

Curzio CHIESA
Demi-module BA1a: Initiation à la philosophie et à son histoire
3I001, 32I0001
CR: Les philosophes et l’histoire de la philosophie
Jeudi 08-10, automne
Salle B105

Objectif : Pourquoi la philosophie a-t-elle une histoire ? Quels sont les rapports entre la philosophie et son histoire ? Qu'est-ce que l'histoire de la philosophie ? L’histoire de la philosophie est-elle une activité philosophique ?

L'Introduction à la philosophie et à son histoire (BA1a) examine cette année précisément les manières plurielles dont les philosophes ont envisagé leur rapport à l'histoire de leur discipline.

Descriptif : Le cours portera en particulier sur deux types de problèmes: la question de la naissance et des origines de la philosophie, et celle de savoir si, au cours de son histoire, la recherche philosophique marque ou non une forme de progrès. Le premier livre de la Métaphysique d'Aristote fournit le point de départ et un aperçu de l'ensemble des problèmes que nous aborderons.

Bibliographie :

La plupart des textes et les références bibliographiques seront distribués lors du cours. Le livre qu’il faut se procurer est le suivant :

Curzio CHIESA
Demi-module BA1a: Initiation à la philosophie et son histoire
3I002, 32I0002
TP d’explication de texte en relation avec le cours "Les philosophes et l’histoire de la philosophie"
Jeudi 08-10, printemps
Salle A 109

Objectif : Pourquoi la philosophie a-t-elle une histoire ? Quels sont les rapports entre la philosophie et son histoire ? Qu'est-ce que l'histoire de la philosophie ? L’histoire de la philosophie est-elle une activité philosophique ?
L'Introduction à la philosophie et à son histoire (BA1a) examine cette année précisément les manières plurielles dont les philosophes ont envisagé leur rapport à l'histoire de leur discipline.

Descriptif : Le cours a porté en particulier sur deux types de problèmes: la question de la naissance et des origines de la philosophie, et celle de savoir si, au cours de son histoire, la recherche philosophique marque ou non une forme de progrès.
Les travaux pratiques d’explication de texte du semestre de printemps porteront sur le premier livre de la Métaphysique d'Aristote. Ce texte, que nous lirons de manière analytique, fournit le point de départ et un aperçu synthétique de l'ensemble des problèmes qui concerne l’histoire de la philosophie.

Bibliographie :

La plupart des textes et les références bibliographiques seront distribués lors du cours. Le livre qu’il faut se procurer est le suivant :

Kevin MULLIGAN
Demi-module BA1b: Introduction à la philosophie pratique (philosophie politique, éthique, esthétique)
3I003, 32I0003
CR Introduction à la philosophie sociale et du droit
Mercredi 14-16, automne
Salle B101

Objectif : Le but de ce CR est d’introduire à l’art de trouver des arguments pour et contre des propositions non-contingentes dans les domaines de la philosophie sociale et de la philosophie du droit.

Descriptif : Les catégories sociales – masse, communauté, société, personne sociale, actes sociaux, solidarité, intentionnalité collective…- et le droit entretiennent des rapports compliqués. Le but de ce cours est de les décortiquer. Il sera question de : l’état comme personne juridique, la justice sociale et les biens, la souveraineté, la légitimité, l’autorité et le pouvoir, le droit, les droits, les droits de l’homme, les droits des hommes, le droit de l’hommisme, le droit naturel, le droit positif, le marché et le droit coutumier, le « soft law », le droit international.

Bibliographie :

Philipp KELLER
Demi-module BA1b: Introduction à la philosophie pratique (philosophie politique, éthique, esthétique)
3I004, 32I0004
TP en relation avec le cours " Introduction à la philosophie sociale et du droit"
Jeudi 16-18, automne
Salle B104

Ces TP accompagnent l'introduction à la philosophie sociale et du droit. Pour plus d'informations, voir le site du TP.

Amanda GARCIA
Federico LAURIA
Olivier MASSIN
Alain PE-CURTO
Demi-module BA1b: Introduction à la philosophie pratique (philosophie politique, éthique, esthétique)
3I004, 32I0049
TP en relation avec le cours "Introduction à l’esthétique"
Jeudi 16-18, printemps
Salle B104

Objectif : Ce TP vise à introduire à l’esthétique en complétant et approfondissant le cours portant sur le même sujet.

Descriptif : Deux types de problèmes seront abordés :
I Que signifie « esthétique » ?
Est-ce qu’ « esthétique » signifie nécessairement « artistique » ? Ne peut-on avoir des expériences esthétiques au sujet d’objets non artistiques, tels que des paysages ou des personnes ? Nous aborderons les conceptions définissant l’esthétique en recourant à l’expérience esthétique, ainsi que les conceptions définissant l’esthétique en faisant appel à des valeurs esthétiques. En quoi consistent de telles valeurs? Les désaccords sont légions en matière esthétique : cela implique-t-il qu’on ne puisse discuter des goûts et des couleurs ? Ou y a-t-il un sens dans lequel nos jugements esthétiques prétendent à l’objectivité ? Existe-t-il des valeurs qui les rendent vrais ou faux ? Un second problème concerne la délimitation de nos catégories esthétiques. Par exemple, qu’est-ce que la beauté ? Quelle relation entretient-elle avec le bien ? Quelle différence avec le gracieux, le sublime et le joli ?
II La représentation esthétique
De nombreux arts sont représentationnels : la peinture, le roman, et même parfois l’architecture, la musique ou la danse. Deux questions seront abordées au sujet des liens entre esthétique et représentation. (i) quel est le statut de la représentation picturale. Les images dépeignent-elles comme le langage réfère ou le font-elles par voie de ressemblance à leurs objets? Ou encore, la dépiction dépend-telle de réponses psychologiques aux images, telles l’illusion, le « voir dans », ou le « faire semblant ? » (ii) Comment comprendre la fiction et les réponses esthétiques qu’elle suscite ? Les personnages de fiction existent-ils? Si oui, que sont-ils? Si non, comment faire sens du discours fictionnel? Comment déterminer ce qui est vrai d’après une histoire fictionnelle? Par ailleurs, les émotions ressenties face à un objet fictif semblent problématiques : comment se fait-il que nous puissions éprouver des émotions au sujet d’entités dont nous croyons qu’elles ne sont pas réelles? S’agit-il de véritables émotions ?

Voir également le site dokeos du TP.

Bibliographie:

Lectures introductives

Ouvrages et articles

Kevin MULLIGAN
Demi-module BA1b: Introduction à la philosophie pratique (philosophie politique, éthique, esthétique)
3I003, 32I0048
CR Introduction à l’esthétique
Mercredi 14-16
Salle B101

Descriptif : Les jugements esthétiques sont-ils vrais ou faux ? L’expérience esthétique est-elle affective ? Quel rôle joue l’imagination dans l’expérience esthétique ? C’est quoi imaginer ? Comment distinguer le laid, le grotesque, le kitsch, le joli, le comique, le tragique, la grâce, le pittoresque ? Quel rapport y a-t-il entre les propriétés axiologiques et les propriétés non-axiologiques ? Y a-t-il des objets fictifs ? Peut-on les nommer ? Quel rapport y a-t-il entre les valeurs éthiques et les valeurs esthétiques ? Quel rapport y a-t-il entre les valeurs éthiques et les valeurs politiques ? La littérature peut-elle aider le philosophe de l’esprit à comprendre l’auto-duperie, la faiblesse de la volonté, l’irrationalité, la honte, la culpabilité… ? La critique littéraire contemporaine est-elle devenue folle ?

Bibliographie :

Ghislain GUIGON
BA2a: Introduction à la logique
3I005, 32I0005
Introduction à la logique
Vendredi 10-12, automne
Salle B101

Objectif : Bien philosopher, c’est d’abord bien raisonner. Le cours d’introduction à la logique fournit les bases du raisonnement déductif qui constitue le squelette du raisonnement philosophique ainsi que d’autres sciences déductives.

Descriptif : Le cours débutera par des considérations générales sur la structure des arguments et des propositions puis portera sur les règles syntaxiques et sémantiques de la logique des propositions. Enfin il portera sur les règles syntaxiques et sémantiques de la logique des prédicats. L’enseignement sera soutenu par des exercices pratiques réguliers qui seront traités lors des TP d’introduction à la logique (mardi 10-12).

Bibliographie :

Ghislain GUIGON
BA2a: Introduction à la logique
3I006, 32I0006
TP en relation avec le cours « Introduction à la logique »
Mardi 10-12, automne
Salle A206

Marcel WEBER
BA2b: Introduction à la philosophie des sciences
3I007, 32I0007
CR Introduction à la philosophie des sciences
Vendredi 14-16, automne
Salle B101

Descriptif : Ce cours donnera une introduction aux problèmes principaux de l'histoire et philosophie des sciences. On s'intéressera en particulier au problème de l'induction, la causalité, les lois de nature et l'explication, et le réalisme scientifique. De surcroît, nous discuterons le rapport entre les sciences spéciales, notamment la biologie et la psychologie, et les théories physiques. Étant donné que les êtres vivants et leur système cognitif consistent en matière qui obéit les lois fondamentales de la nature, à quoi servent des sciences spéciales ? Est-ce qu’il y a un sens dans lequel toutes les sciences spéciales sont réductibles aux théories plus fondamentales ?

Bibliographie :

À lire :

À consulter:

Pour aller plus avant:

Julien DUTANT
BA2b: Introduction à l'histoire et à la philosophie des sciences
3I008, 32I0008
TP en relation avec le cours " Introduction à la philosophie des sciences"
Mercredi 12-14, printemps
Salle B015

Voir le site dokeos du TP.

Pascal ENGEL
BA3a: Introduction à la philosophie du langage ou à la philosophie de l'esprit
3I009, 32I0009
CR: Introduction à la philosophie de l’esprit
Mardi 16-18, automne
Salle B101

Objectif : Ce cours, couplé à des TP, propose une introduction générale aux problèmes et doctrines de la philosophie de l’esprit contemporaine, axée sur les problèmes métaphysiques de la relation de l’esprit et du corps et les problèmes de l’intentionnalité.

Descriptif : La philosophie de l’esprit contemporaine est un domaine très riche et complexe. Elle est à la fois l’héritière d’une longue tradition de réflexion sur le mental dans la philosophie classique (que l’on rappellera) et de la courte histoire de la psychologie et des neurosciences depuis le XIXème siècle, sur lesquelles elle s’appuie. Ce cours a pour but d’introduire aux problématiques et thèses principales de ce domaine. Chaque séance traitera un thème spécifique et proposera une lecture pour chaque séance au sein des ouvrages de la bibliographie. Thématiques : intentionnalité du mental, métaphysique du problème corps-esprit, dualisme, matérialisme, le fonctionnalisme et ses variétés, mécanisme monisme anomal, réduction du mental et du physique, variétés de réduction, réalisabilité multiple, identité esprit-cerveau, matérialisme éliminationniste, naturalisme, survenance, le problème de la causalité mentale, conscience, qualia et « fossé explicatif » , attitudes propositionnelles, croyances, psychologie du sens commun et sciences cognitives, théorie de l’esprit, philosophie, psychologie et neurosciences, le problème du naturalisme. Chaque séance sera enregistrée en power point sur le site www.dokeos.ch. Contrôle continu sous forme d’un travail écrit (soumettre le sujet à P. Engel) portant sur l'ensemble des enseignements du demi-module. TP : voir le descriptif de F. Teroni

Bibliographie :

Akiko FRISCHUUT
Philipp KELLER
Olivier MASSIN
Anne MEYLAN
Alain PE-CURTO
Johannes STERN
Fabrice TERONI
BA3a : Introduction à la philosophie du langage ou la philosophie de l'esprit
3I009, 32I0010
TP L’esprit dans tous ses états
Vendredi 14-16, printemps
Salle B110

Objectif : Ce TP en relation avec le cours du Prof. P. Engel « Introduction à la philosophie de l’esprit » se propose d’introduire l’étudiant à quelques-uns des problèmes centraux de la philosophie de l’esprit en soulignant la diversité des questions suscitant l’intérêt des philosophes travaillant dans ce domaine. Des questions centrales de la philosophie de l’esprit seront abordées à travers des textes fondamentaux, permettant ainsi à l’étudiant de mieux comprendre le questionnement propre à ce domaine philosophique, ainsi que la richesse et la complexité de ses enjeux.

Descriptif : Dans ce but, le TP est divisé en trois parties. Dans la première, nous nous intéresserons à deux notions fondamentales lorsque l’on cherche à comprendre les rapports entre le mental et le physique : la réduction et la survenance. Qu’est-ce que signifie exactement la thèse, chère à certains matérialistes, selon laquelle le mental se réduit au physique ? De même, comment comprendre les nombreux philosophes contemporains qui affirment que les propriétés mentales surviennent sur les propriétés physiques ? Dans la seconde partie du TP, nous examinerons la question suivante : qu'est-ce qui distingue un épisode mental d'un épisode physique ? Parmi les critères proposés, on trouve la thèse selon laquelle seuls les épisodes mentaux ne sont pas étendus, ou celle affirmant que seuls les épisodes mentaux sont réflexivement conscients. Après avoir montré les limites de ces critères, nous nous intéresserons à celui de F. Brentano selon lequel tous les épisodes mentaux, et eux seuls, sont intentionnels. Quelle est la notion d’intentionnalité en jeu ici ? Ce critère résiste-t-il à certains contre-exemples ? La troisième partie du TP est quant à elle consacrée à des problèmes fondamentaux posés par l’étude de types d’états mentaux particuliers. Nous examinerons en premier lieu les états perceptifs à travers les questions suivantes. La perception nous met-elle en contact direct avec les choses? Voyons-nous des choses, des propriétés ou des états de choses ? Comment comprendre les hallucinations ? L'expérience de la durée présuppose-t-elle une durée de l'expérience ? Nous passerons alors à l’examen d’un autre type d’états mentaux : les souvenirs. Doit-on distinguer différents types de souvenirs ? Si oui, lesquels ? Notre attention se portera ensuite sur les états affectifs et plus particulièrement les émotions, en cherchant à comprendre ce qui différencie les émotions des autres états affectifs et la manière dont il convient d’analyser les émotions. Les croyances nous intéresserons également à travers les questions suivantes. Peut-on croire à volonté ? Sommes-nous responsables de nos croyances ? Celles-ci sont-elles soumises à des normes et, si oui, lesquelles ? Dans quel sens peut-on parler de délibération doxastique ? Enfin, nous aborderons le problème de l’identité personnelle sous un angle original: nous mettrons en lien ce problème de la persistance à travers le temps d'une personne avec deux autres questions. Qu'est-ce qui distingue une personne d'une non-personne ? Qu'est-ce qui fait de chacun de nous une personne différente ou 'unique' ?

Bibliographie :

Pascal ENGEL
BA3b: Introduction à la métaphysique ou l'épistémologie
3I011, 32I0011
CR: Introduction à l’épistémologie générale
Mardi 16-18, printemps
Salle B101

Objectif : Introduction à la théorie de la connaissance ou épistémologie générale, dans une perspective classique et contemporaine.

Descriptif : Ce cours introduira à l'épistémologie – au sens de : la théorie générale de la connaissance - dans ses questions classiques: nature de la connaissance, définition traditionnelle (croyance vraie justifiée, comment ne pas se faire gettieriser), nature et théories de la justification (cohérentisme, fondationnalisme, fiabilisme), internalisme/ externalisme, et la question du scepticisme. On abordera aussi sur les thèmes suivants : peut-on analyser la connaissance ? confiance et raisons de croire, valeur de la connaissance, structure de la justification, sources de la connaissance, devoirs épistémiques (s’il y en a), et relativisme. Une séance sera consacrée à l’histoire de la théorie de la connaissance (Platon, Théétète), et une autre à la présentation des tropes classiques du scepticisme (Sextus Empiricus, Hypotyposes).

Tous les documents du cours seront mis en ligne sur site dokeos du cours. Voir aussi le TP associé à ce cours.

Bibliographie :

Le seul item obligatoire, contenant la majorité des textes étudiés, est :

Lectures complémentaires :

Julien DUTANT
Demi-module BA3b: Introduction à la métaphysique ou à l'épistémologie
3I012, 32I0012
TP en relation avec le cours " Introduction à l'épistémologie générale"
Mardii 14-16, printemps
Salle A211

Voir le site dokeos du TP.

Curzio CHIESA
Demi-module BA4a : Philosophie antique
3I013, 32I0013
SE De Anima. Psychologies anciennes
Mercredi 08-10, automne
Salle B105

Objectif : Le séminaire de philosophie ancienne a pour but cette année d’examiner les théories de l'âme, c'est-à-dire les doctrines psychologiques qui ont été développées par les philosophes de l’Antiquité.

Descriptif : Après avoir étudié les éléments fondamentaux des spéculations présocratiques sur l'âme humaine, nous étudierons les aspects multiples de la psychologie platonicienne, de l'identification entre l'individu et son âme (Alcibiade) jusqu'à la théorie des rapports entre l'âme du monde et l'âme de l'homme (Timée), en passant par l'analogie entre la tripartition de l'âme et celle de la cité (République). Nous évoquerons enfin les nouvelles doctrines psychologiques qu'on trouve, dans le cadre de la philosophie hellénistique, chez les épicuriens et chez les stoïciens. Au semestre de printemps, le séminaire proposera une analyse systématique du traité De l'âme (Peri Psuchês - De Anima), qui présente la psychologie d'Aristote.

Bibliographie :

Curzio CHIESA
Demi-module BA4a : Philosophie antique
3I014, 32I0014
SE Aristote. De l’âme
Mercredi 08-10, printemps
Salle A211

Objectif : Le séminaire de philosophie ancienne a pour but cette année d’examiner les théories de l'âme, c'est-à-dire les doctrines psychologiques qui ont été développées par les philosophes de l’Antiquité.

Descriptif : Après avoir étudié les éléments fondamentaux des spéculations présocratiques sur l'âme humaine, nous avons abordé les aspects multiples de la psychologie platonicienne, de l'identification entre l'individu et son âme (Alcibiade) jusqu'à la théorie des rapports entre l'âme du monde et l'âme de l'homme (Timée), en passant par l'analogie entre la tripartition de l'âme et celle de la cité (République).

Au semestre de printemps, le séminaire propose une analyse systématique du traité De l'âme (Peri Psuchês - De Anima), qui présente la psychologie d'Aristote.

Bibliographie :

Alain DE LIBERA
BA4b : Philosophie médiévale
3I015, 32I0016
CS: La métaphysique au Moyen Âge: l’Âge gréco-arabe, la scolastique, la Seconde scolastique
Jeudi 16-18, printemps
Salle B108

Descriptif : Suite de l’enseignement donné au semestre d’automne par L. Gazziero.

L’objet du cours est la description et l’analyse des problèmes nouveaux posés durant le Moyen Âge tardif après la traduction des œuvres métaphysiques d’Aristote et des péripatéticiens arabes à la fin du 12e et au début du 13e siècle. Partant de leurs sources respectives, dont « les » Métaphysiques d’Aristote, mais aussi le Livre des causes, on illustrera chacun des types de métaphysique de l’âge scolastique en se centrant sur la question de l’objet même de la science appelée tantôt métaphysique, tantôt philosophie première, tantôt théologie. Chaque type de métaphysique sera illustré par une série de textes représentatifs, empruntés respectivement à Albert le Grand, Thomas d’Aquin, Duns Scot, Guillaume d’Ockham, Maître Eckhart et Suarez. Une attention particulière sera accordée à la présentation de l’objet de la métaphysique dans le De causis et processu universitatis d’Albert le Grand. Tous les textes étudiés seront présentés en traduction française.

Bibliographie:

Leone GAZZIERO
BA4b : Philosophie médiévale
3I015, 32I0015
CR: Introduction à la métaphysique médiévale : l’âge gréco-latin
Jeudi 16-18, automne
Salle B108

Objectif : L’objectif de cet enseignement est d’introduire aux différentes figures de la métaphysique médiévale et présenter le complexe de questions et réponses ainsi que le corpus qui l’ont caractérisée dans son âge gréco-latin.

Descriptif : A partir d’une analyse de ses sources grecques et, notamment, d’une présentation de l’exégèse néoplatonicienne de l’Eisagôgê de Porphyre et des Catégories d’Aristote, nous nous intéresserons à l’héritage métaphysique que Boèce a légué au Moyen Age latin. Deux questions orienteront cette reconnaissance, qui sera menée aussi bien sur le front philosophique que théologique : la première tient à la définition de la nature et du statut de l’accident par rapport à son substrat d’inhérence ; la seconde porte sur le problème de l’universalité des catégories, considérées du point de vue de leur transfert dans les prédications qui ont Dieu pour objet.

Bibliographie :

Elle sera régulièrement mise à jour sur la plateforme Dokeos où les participants du séminaire trouveront également la traduction et l’analyse des textes grecs et latins étudiés au cours du semestre. Lectures conseillées : A. de Libera, « L’onto-théo-logique de Boèce : doctrine des catégories et théorie de la prédication dans le De trinitate », dans O. Bruun et L. Corti (éd.), Les Catégories et leur histoire, Paris, Vrin, 2005 ; J. Marenbon, « Les catégories au début du Moyen Age », dans O. Bruun et L. Corti (éd.), Les Catégories et leur histoire.

Pascal ENGEL
Demi-module BA5a: Philosophie moderne et contemporaine a
3I017, 32I0017
CR: Malebranche
Mercredi 16-18, automne
B105

Objectif : Ce cours introduira aux grandes doctrines métaphysiques, théologiques et épistémologiques de Malebranche : vision en Dieu, nature des sens et de l’intellect, l’occasionalisme et la causalité, la nature et la grâce, liberté et morale

Descriptif : Nicolas Malebranche (1638-1715) est sans doute à la fois le plus célèbre des cartésiens français (il fut sans doute lu autant que Descartes au XVIIIème siècle, et il a influencé aussi bien Berkeley que Hume, Rousseau et les Idéologues) et le moins connu aujourd’hui. Pourtant ses doctrines, qui visent à concilier la philosophie cartésienne avec la religion chrétienne, ont une indéniable originalité. Malebranche reprend les principales doctrines cartésiennes, en les adaptant à la pensée chrétienne : primat de l’intellect, obscurité des sens, mécanisme, cogito. Mais il se distingue de Descartes par sa théorie, d’inspiration augustinienne, de la vision en Dieu selon laquelle nous voyons toutes choses en Dieu, sa théorie de l’espace et de l’étendue intelligible, sa théorie occasionnaliste selon laquelle Dieu est la seule cause véritable de ce qui se produit dans le monde et les causes , destinée notamment à résoudre le problème posé par le dualisme cartésien, et sa conception de la théodicée, de la nature et de la grâce, seront étudiés. On examinera aussi sa polémique célèbre avec Arnauld et ses réponses au Des vraies et fausses idées. On étudiera aussi la postérité des idées de Malebranche, et notamment de sa théorie de la causalité, chez Berkeley et Hume. Le cours sera centré sur la Recherche de la vérité (1674-1675) qui sera le seul texte au programme, et chaque séance discutera des textes spécifiques, annoncés sur le site www.dokeos.ch où l’on trouvera les compte rendus de chaque séance en power point. Évaluation: un examen oral de 30 min. environ portant sur les deux enseignements et soutenance d'un travail écrit d'environ 10 pages (20'000 signes [sans espaces]).

Bibliographie :

On utilisera à la fois l’édition Pléiade des Œuvres de Malebranche et l’édition de poche de la Recherche de la vérité en 3 volumes de JC Bardout, Paris, Vrin 2007. Les œuvres sont sur Gallica.

Fabrice TERONI
Demi-module BA5a: Philosophie moderne et contemporaine a
3I017, 32I0050
CR John Locke
Lundi 12-14, automne
Salle B110

Objectif : L’objectif de cet enseignement est de permettre aux étudiants d’appréhender les thèses et arguments fondamentaux de la pensée de John Locke. L’accent sera mis sur la philosophie de l’esprit et l’épistémologie, deux domaines où son influence s’est révélée particulièrement importante. Ceci permettra ainsi aux étudiants tout à la fois d’acquérir une connaissance approfondie de l’œuvre de Locke, mais aussi de mieux comprendre certains débats contemporains qui y trouvent leur source.

Descriptif : Cet enseignement suit la suite des idées développées par Locke dans l’Essai concernant l’entendement humain. Dans ce texte fondamental, Locke développe un riche programme empiriste et propose de nombreuses thèses philosophiques qui structurent encore de nombreux débats contemporains. Afin de mieux appréhender la richesse de la philosophie lockéenne, nous aborderons successivement les sujets suivants : la nature des idées et les difficiles problèmes que pose cette notion centrale de la philosophie de Locke, les distinctions entre types d’idées et les critères épistémiques offerts pour les distinguer, le problème de l’origine des idées et les attaques lockéennes contre l’innéisme de Descartes et de Malebranche, l’intentionnalité et le langage, la théorie lockéenne de l’abstraction, la nature des idées abstraites et les critiques de Berkeley, la distinction entre qualités premières et qualités secondes, le scepticisme lockéen et le problème de la substance, la théorie lockéenne de l’identité et de l’identité personnelle, ainsi que certains problèmes posés par l’épistémologie lockéenne.

Bibliographie :

Pascal ENGEL
BA5a Philosophie moderne et contemporaine
3I018, 32I0018
CR: Problèmes kantiens ou Bye Bye Kant?
Mercredi 16-18, printemps
B105

Objectif : A travers un rappel des grandes thèses de Kant dans la Critique de la raison pure, on posera l’angoissante question : faut-il lui dire au revoir?

Descriptif : Ce cours introduira à quelques thèmes de la Critique de la raison pure, principalement dans l’Analytique transcendantale et notamment les suivants : Le projet kantien et le problème transcendantal ; Nécessaire, a priori et a posteriori ; L’idéalité de l’espace et la géométrie ; La table des catégories et la table des jugements ; La déduction transcendantale ; Les analogies de l’expérience (1) : substance ; Les analogies de l’expérience (2) : causalité ; Le schématisme ; la dialectique transcendantale ; la théologie rationnelle ; les paralogismes : le moi ; phénomènes et noumènes : l’idéalisme transcendantal ; kantismes d’hier et d’aujourd’hui . L’accent sera délibérément mis sur les arguments de Kant en faveur de ses thèses et sur les critiques que l’on peut lui adresser. Faut-il lui dire au revoir ?

Tous documents du cours en ligne sur dokeos.

Bibliographie :

Ghislain GUIGON
BA5a Philosophie moderne et contemporaine a
3I018, 32I0051
SE Thèmes de métaphysique moderne : Descartes, Spinoza, Leibniz
Vendredi 10-12, printemps
Salle B110

Objectif : L’objectif du séminaire est d’offrir aux étudiants une évaluation critique plutôt qu’interprétative des arguments qui ont conduit à certaines des thèses métaphysiques les plus importantes de la philosophie moderne telles que le dualisme des substances chez Descartes, le monisme Spinoziste et l’harmonie préétablie chez Leibniz.

Les étudiants souhaitant suivre ce séminaire doivent avoir suivi un enseignement d’introduction à la logique.

Descriptif : Thèmes discutés durant le séminaire dans l’ordre :

Bibliographie :

Auteurs:

Critiques:

Laurent CESALLI
Demi-module BA5b: Philosophie moderne et contemporaine b
3I019, 32I0019
CR : Psychologie, linguistique et métaphysique: Anton Marty et l’école de Brentano
Mercredi 14-16, automne
Salle B112

Objectif : Sur le plan de la méthode : Analyse de textes philosophiques ; identification et évaluation des thèses ainsi que des arguments qui les soutiennent ou les critiquent. Sur le plan du contenu : (a) Systématique : introduction à quelques notions centrales de psychologie, de philosophie du langage et de métaphysique. (b) Historique : situation de l’école de Brentano († 1917) – et en particulier de son élève Marty († 1914) – dans l’histoire de la philosophie : sources, débats « contemporains » et influences.

Descriptif : N.B. : B = Brentano ; M = Marty. Le cours est articulé en trois chapitres – psychologie, philosophie du langage, métaphysique – précédés d’une introduction générale consacrée à la philosophie autrichienne ainsi qu’au rapport fondateur que celle-ci entretient avec les courants majeurs de la philosophie contemporaine (phénoménologie et philosophie analytique). Les mots-clés suivants renvoient aux thèmes qui seront abordés au sein de chaque chapitre (sont indiqués entre parenthèses les noms des Auteurs sur les textes desquels nous nous appuierons).

Chapitre 1 : psychologie Psychologies aristotélicienne et descriptive (Aristote, B) ; les phénomènes psychiques et leur critère d’identification : la relation à un contenu (Aristote, B) ; la distinction entre acte, contenu et objet des phénomènes psychiques (B, Twardowski, Husserl) ; les assomptions (Meinong).

Chapitre 2 : philosophie du langage : Origine et nature du langage (M) ; la relation de signification et sa dimension pragmatique (Augustin, M, Bühler, Wittgenstein) ; le projet d’une grammaire générale ou philosophique (M) ; les formes intérieures et extérieures du langage (M) ; la distinction entre « autosémantèmes » et « synsémantèmes » (M) ; les noms, les jugements et les Emotive (B, M) ; théorie de la vérité (B, M).

Chapitre 3 : métaphysique : Le réel et l’existant (Bolzano, B, M) ; substance et accidents (B, M) ; la théorie des relations (B, M) ; vers une méréologie générale (B, M, Husserl) ; un réalisme sélectif et concrétiste (M) ; l’espace et le temps (Kant, B, M).

Nous terminerons par une conclusion générale consacrée, (i) à ce qui fut (peut-être) le projet philosophique (en tous les cas inachevé) de Marty, à savoir celui d’une théorie générale unifiant la grammaire, la logique, la psychologie et la métaphysique, et (ii) à tenter de situer avec plus de précision le seul philosophe autrichien suisse dans l’histoire de la pensée du XXe siècle.

Bibliographie :

Fabrice CORREIA
Julien DUTANT
Amanda GARCIA
Ghislain GUIGON
Philippe KELLER
Olivier MASSIN
Anne MEYLAN
Demi-module BA5b: Philosophie moderne et contemporaine b
3I020, 32I0052
SE: Séminaire de discussion de textes philosophiques contemporains
Vendredi 16-18, annuel
Salle B015

Pour plus d'informations, voir le site du séminaire.

Objectif : Le séminaire exerce les étudiants à l’argumentation philosophique à un niveau avancé. Nous discuterons des « classiques contemporains » de plusieurs domaines – métaphysique, éthique, connaissance, langage, etc. Nous insistons sur la capacité à aborder des thèmes variés, à lire et présenter des articles de revue, à argumenter à la façon d’un séminaire de recherche et à rédiger des essais courts sur des points précis. L’enseignement collégial accentue la dimension dialectique du séminaire.

Descriptif : Chaque semaine, un étudiant présente brièvement un texte contemporain choisi sur une liste fixée par les enseignants. Les autres étudiants doivent l’avoir lu le texte à l’avance et répondu à une ou deux questions envoyés par l’enseignant ; ainsi que proposer eux-mêmes une question ou un problème. Le texte est discuté pendant deux heures, en présence de deux enseignants dont l’objectif est d’orienter la discussion et de favoriser la prise de parole des étudiants plutôt que d’expliquer le texte eux-mêmes.

Au terme de l’année, les étudiants doivent rédiger des essais brefs (environ trois, pour une dizaine de pages en tout) sur les articles qu’ils auront présentés pendant l’année. Chaque essai doit discuter un point précis de l’article sur lequel il s’appuie.

Nous utilisons des textes qui, dans leur grande majorité, sont des « classiques » de la recherche actuelle ; mais ce sont toujours des textes de longueur limitée (quinze à vingt pages) qui ne nécessitent pas de lecture d’arrière-plan. Ils portent sur une variété de domaines, abordant des questions comme le temps, les événements, les universaux, les objets ordinaires, la contradiction, le vague, le scepticisme, la justification épistémique, la perception, la conscience, la liberté ou le libre-arbitre. Néanmoins, nous constituerons des groupes thématiques ou dialectiques de deux ou trois textes pour permettre aux étudiants d’acquérir des bases dans les domaines concernés. Dans certains cas, les enseignants pourront aussi proposer des séances introductives sur un thème, dont le format sera plus proche d’un cours.

Le séminaire sera aussi l'occasion de pratiquer la lecture de textes en anglais, les aptitudes à la présentation orale, et d'élargir ses horizons philosophiques en abordant un échantillon représentatif de la recherche contemporaine.

Les textes sont mis à disposition des étudiants en version électronique sur Dokeos.

Bibliographie :

Exemples de textes qui peuvent être choisis :

Fabrice CORREIA
BA6: Philosophie 6
3I021, 32I0023
SE: Langage et réalité
A: Le vague.
P: Rendre vrai.
A: Mardi 16-18, salle A206
P: Mardi 14-16, salle B110

Automne: le vague

Objectif : L’objectif de cet enseignement est d’introduire les étudiant-e-s au problème du vague – l’un des problèmes philosophiques les plus discutés à l’heure actuelle, à cheval entre la métaphysique, l’épistémologie et la philosophie du langage – d’essayer de comprendre la nature du phénomène, et d’en saisir la portée et les mécanismes.

Descriptif : Il y a des personnes qui sont clairement chauves. Il y en a d’autres qui ne le sont clairement pas. Et il y a des personnes au sujet desquelles on ne sait pas quoi dire, des personnes qui ne sont ni clairement chauves, ni clairement non-chauves. Pour le dire autrement, il y a des cas où le prédicat ‘est chauve’ s’applique clairement, des cas où clairement il ne s’applique pas, et des « cas limites ». On a coutume d’appeler un prédicat qui se comporte de cette manière un prédicat vague, et de manière plus générale, on parle d’expression (prédicat, nom, ...) vague lorsque l’usage de cette expression donne lieu à ce genre de phénomène de « cas limites ». Un grand nombre d’expressions des langages naturelles, si ce n’est la plupart, est vague.

L’objectif de cet enseignement est d’essayer de comprendre la nature du phénomène du vague, et d’en saisir la portée et les mécanismes. Parmi les questions posées, on trouvera :

Bibliographie :

Les textes pertinents comprendront :

D'autres textes qui seront indiqués en cours de route.

Printemps: Rendre vrai

Objectif : L’objectif de cet enseignement est d’introduire les étudiant-e-s à la problématique de la « vérifaction » (truthmaking, en Anglais) – l’une des problématiques philosophiques les plus discutées à l’heure actuelle, à cheval entre la métaphysique et la philosophie du langage – d’essayer de comprendre la notion de « rendre vrai », et d’en saisir la portée et les mécanismes.

Descriptif : Un présupposé commun du réalisme à propos de la vérité est que le monde est responsable de la vérité de nos affirmations vraies, i.e. que lorsque nous disons quelque chose de vrai, ce que nous disons est vrai en vertu du fait que le monde est tel qu’il est. Une des formes de ce réalisme fait appel à la notion de « vérifacteur ». Un vérifacteur est un objet qui rend vrai. Une version maximaliste de cette forme de réalisme nous dit que toute affirmation (ou phrase, ou proposition, ...) vraie possède un vérifacteur, i.e. un objet qui la rend vraie. D’autres versions sont plus humbles et nous disent que seulement certaines de nos affirmations vraies possèdent des vérifacteurs.

L’objectif de cet enseignement est d’essayer de comprendre la notion de « rendre vrai », et d’en saisir la portée et les mécanismes. Parmi les questions posées, on trouvera :

Bibliographie :

Les textes pertinents comprendront :

D’autres textes seront indiqués en cours de route.

Angela LONGO
BA6: Philosophie 6
3I021, 32I0053
SE: Le débat sur la Providence dans la philosophie à l'époque impérial : Sénèque, «Sur la Providence»
Mardi 10-12, automne
Salle M1160

Objectif : Ce séminaire vise deux buts : a) d’une part, analyser d’un point de vue théorétique le concept et les implications de la notion de « providence » ; b) d’autre part, lire un texte ancien complet (Sénèque, « Sur la Providence ») qui explore ce sujet. Ce texte permet de parcourir les arguments déployés en faveur de l’existence d’une providence divine ainsi que les objections et les contre-exemples.

Descriptif : Est-ce que notre monde, dans sa dimension cosmique aussi bien que dans une dimension strictement humaine, est régit par un ordre intelligent et bienveillant ou par le hasard ? La vie d’un individu humain dépend-elle seulement de ce qu’il arrive à mettre en œuvre, ou s’insère-t-elle dans un projet global de société, d’univers ? Est-ce que la notion de « providence » est un concept absurde à accepter, nécessaire ou simplement persuasif ? Comme ces questions le montrent, la réflexion sur la providence investit tous les domaines traditionnels de la philosophie, de la physique à l’éthique et à la logique. La combinaison d’une méthode théorétique et historique permettra de saisir au mieux les enjeux du débat antique autour de la providence.

Bibliographie :

Angela LONGO
BA6: Philosophie 6
3I021, 32I0054
SE Nature et rôle du monde intelligible: Plotin, "La multiplicité des idées et le Bien" (Enn. VI, 7)
Vendredi 14-16, printemps
Salle B015
Première séance 20 février 2009 salle B107

Objectif : Ce séminaire a pour objectif non seulement d’introduire à la notion d’un monde intelligible à côté de notre monde sensible (notion propre à Platon et à la tradition platonicienne), mais de familiariser les participants avec un texte hautement spéculatif, tel celui de Plotin, qui traite de façon critique les difficultés théoriques liées à la dérivation de l’Intellect et des Idées à partir du principe suprême qui est le Bien ainsi qu’aux rapports que l’âme humaine entretient avec le monde intelligible susdit.

Descriptif : Qu’est-ce que le monde intelligible ? Comment est-ce que l’Intellect et les Idées viennent à l’existence ? En quoi consiste leur rapport de similitude avec le principe du Bien ? Et, à l’inverse, comment est-ce qu’une âme humaine peut remonter au monde intelligible et au Bien ? En quel sens le rapport avec le Bien peut-il être une science ? La question se pose d’une théologie rationnelle à différencier d’une expérience mystique. Pour étayer sa position philosophique Plotin interprète et souvent re-interprète des points capitaux des enseignements de Platon et d’Aristote en matière de physique, de logique et de métaphysique.

Bibliographie : La lecture des ouvrages suivants est conseillée : Plotin, Traité 38 (Enn. VI, 7). Introduction, traduction, commentaire et notes par P. Hadot, Paris, Les éditions du Cerf, 1987 (ce texte sera utilisé pour la lecture du traité plotinien pendant le séminaire) ; Plotin, Traités 38-41. Traductions sous la direction de L. Brisson et J.-F. Pradeau, Paris, GF-Flammarion 2007, pp. 13-171 (traduction et commentaire par F. Fronterotta). La littérature secondaire sera indiquée au cours du séminaire.

Bernard BAERTSCHI
Module BA7: Philosophie 7
3I022, 32I0025
SE: Ehique minimaliste et éthique maximaliste.
A: Le minimalisme moral
. « L'éthique aujourd'hui: Maximalistes et minimalistes » de Ruwen Ogien

P:Le maximalisme moral: Après la vertu: étude de théorie morale d'Alasdair MacIntyre.
Mardi 12-14, annuel
Salle A323

Objectif: Examiner le débat contemporain en philosophie morale entre le minimalisme moral et le maximalisme moral. Chacun des thèmes sera traité pendant un semestre entier. Le semestre d'automne a été dévolu à l'étude du minimalisme (avec la lecture d'un livre de Ruwen Ogien, L'éthique aujourd'hui: Maximalistes et minimalistes, Paris, Foilo-essais, 2007). Le semestre de printemps est dévolu au maximalisme (avec la lecture d'un livre d'Alasdair MacIntyre, Après la vertu: Étude de théorie morale, Paris, PUF-Quadrige, 2006). Il n'est pas nécessaire d'avoir suivi le cours su semestre d'automne pour suivre celui du semestre de printemps.

Descriptif général: Dans la philosophie politique, les débats sont vifs depuis que John Rawls a publié Théorie de la justice (1971), entre les libéraux et les perfectionnistes. Les premiers affirment que l'État ne doit imposer aucune conception du bien, qu'il ne doit favoriser aucun idéal de la personne, mais rester neutre. Par opposition, les perfectionnistes estiment que l'État ne doit pas rester neutre et promouvoir un style de vie dans lequel l'être humain va s'épanouir. Récemment, ce débat a atteint la philosophie morale proprement dite. Le minimalisme moral (l'équivalent en éthique du libéralisme), affirme que la morale doit se limiter à l'interdiction de nuire à autrui (ce qui a notamment pour conséquence qu'il n'existe pas de devoirs directs envers soi-même). Par opposition, le maximalisme (l'équivalent en éthique du perfectionnisme) estime que la morale doit nous présenter des idéaux de perfection humaine, auxquels nous devons tendre.

Descriptif automne. Ruwen Ogien a récemment défendu une forme de minimalisme moral assez radicale. La lecture de son livre sera donc l'occasion de prendre connaissance et d'examiner les thèses défendues par le minimalisme moral et de se demander si cette conception rend bien justice à la place que nous attribuons à la morale dans notre vie sociale et personnelle.

Les étudiants sont priés de se procurer eux-mêmes l'ouvrage d'Ogien.

Bibliographie automne:

Descriptif printemps. Alasdair MacIntyre défend une forme de maximalisme moral de type néo-aristotélicien. La lecture de son livre sera donc l'occasion de prendre connaissance et d'examiner les thèses défendues par le maximalisme et de se demander si cette conception rend justice à la place que nous attribuons à la morale dans notre vie sociale et personnelle.

Les étudiants sont priés de se procurer eux-mêmes l'ouvrage de MacIntyre.

Bibliographie printemps:

Leone GAZZIERO
BA7: Philosophie 7
3I022, 32I0027
SE: Histoire du troisième homme
Vendredi 10-12, annuel
Salle B002

Objectif : La finalité principale de ce module libre est de familiariser des étudiants issus de différentes formations avec l’analyse d’arguments menée dans le respect de leur contexte historique.

Descriptif : Le « troisième homme » est l’intitulé d’un des ces objets philosophiques à la visibilité exceptionnelle, qui – à condition cependant de les étudier de plus près – révèlent une complexité et surtout une épaisseur historique qu’on leur soupçonnerait difficilement, du moins de prime abord. Après une reconnaissance de sa protohistoire, notamment platonicienne, nous nous arrêterons sur le « troisième homme » évoqué – à trois reprises au moins – dans les Métaphysiques ainsi que dans le chapitre 22 des Réfutations sophistiques. La lecture de ces textes, qui s’appuiera également sur les commentaires anciens sur le Parménide de Platon (Proclus), sur les Métaphysiques (Alexandre, Syrianus) et sur les Réfutations sophistiques (Pseudo-Alexandre), s’articulera en fonction de quelques questions incontournables : S’agit-il d’un seul et même argument, dont Aristote serait l’inventeur et qu’il utiliserait tantôt dans son réquisitoire contre les partisans des Idées tantôt dans sa discussion des paralogismes liés à la forme de l’expression ? Quelle est sa portée et sur quoi s’appuie-t-il pour conclure à l’existence d’une troisième entité en plus des particuliers et de ce qui se prédique en commun de ceux-ci ?

Bibliographie :

Elle sera régulièrement mise à jour sur la plateforme Dokeos où les participant du séminaire trouveront aussi la traduction et l’analyse des textes grecs étudiés au cours du semestre. Lectures conseillées : S. Mansion, « Deux écrits de jeunesse d’Aristote sur la doctrine des Idées », Revue philosophique de Louvain, 48, 1950 ; E.V. Di Lascio, « Third Men. The Logic of the Sophism at Arist. SE 22, 178b 36 - 179a 10 », Topoi, 23, 2004.

Jean-Pierre LEYVRAZ
BA7: Philosophie 7
3I022, 32I0028
SE La philosophie de Montaigne
Vendredi 12-14, automne
Salle A214

Objectif : On dit souvent, à tort selon nous, que Montaigne n’est pas un philosophe, mais un écrivain. Que Montaigne soit un philosophe, tout en étant un grand écrivain, même s’il n’a pas écrit, comme Aristote, un système philosophique, un ouvrage récent de Charles Gagnebin (voir 3) le montre clairement. Sa pensée, plus descriptive que normative, se situe dans une optique qu’on peut qualifier de naturaliste. Mais ce terme est loin de décrire complètement la richesse de l’oeuvre.

Descriptif : Nous nous proposons, dans ce séminaire, d’étudier divers thèmes présents dans les Essais. En voici quelques-uns:

  1. Rapports de Montaigne aux écoles anciennes de philosophie: stoïcisme, épicurisme, scepticisme.
  2. Rôle de Dieu chez Montaigne.
  3. Le ‚Que sais-je?‘
  4. Critique de la sorcellerie.
  5. Critique de la conquête de l’Amérique.
  6. La sexualité.
  7. La tolérance.
  8. Epistémologie: perception et réalité.
  9. Le concept de ‚science‘ chez Montaigne.

L’étude de ces thèmes doit conduire, non à une synthèse de sa pensée, mais à une approche prudente d’une pensée qui refuse tout dogmatisme qui la fixerait par trop. Cette pensée, que Gagnebin appelle ‚philosophie critique‘, nous apporte un message qui ne va pas de soi, à nous occupés de philosophie des sciences, du langage et de la logqique, d’éthique, ou à la recherche d’une nouvelle métaphysique. Sommes-nous si loin de Montaigne?

Bibliographie :

Olivier MASSIN
Fabrice TERONI
BA7 Philosophie 7
3I022, 32I0055
SE Le Plaisir
Jeudi 10-12, printemps
Salle A112

Objectifs: L’objectif du cours est d’introduire aux différentes théories de la nature et de la valeur du plaisir et de les confronter.

Descriptif: Qu’est-ce que le plaisir ? Une définition du plaisir doit satisfaire au moins deux réquisits. Premièrement, elle doit rendre compte du fait que le plaisir est quelque chose de mental, ou à tout le moins de dépendant du mental. Un monde dépourvu d’états mentaux ne contiendrait pas de plaisir. Deuxièmement, une définition du plaisir doit rendre compte du fait que le plaisir est quelque chose de positif ou de bon, au moins pour qui en est le sujet. Ceteris paribus, le plaisir vaut mieux que la douleur ou l’indolence. Nous examinerons les différentes façons de concilier ces deux demandes, à la lumière des questions suivantes :

Voir le site internet ainsi que le site dokeos du cours.

Bibliographie

Fabrice TERONI
BA7: Philosophie 7
3I022, 32I0041
SE: Philosophie des émotions
Lundi 10-12, automne
Salle B110

Objectif : Cet enseignement a pour but de familiariser les étudiants à l’étude philosophique des émotions, tout en mettant l’accent sur les interactions entre philosophie et autres disciplines impliquées dans l’étude des phénomènes affectifs (particulièrement la psychologie cognitive, mais aussi les neurosciences). Il permettra ainsi aux étudiants d’appréhender certains problèmes et thèses fondamentaux de la philosophie de l’esprit et de l’épistémologie par le biais des émotions.

Descriptif : Bien que les émotions n’aient que rarement été au cœur des débats philosophiques concernant les états mentaux ou la connaissance, la philosophie analytique contemporaine porte de plus en plus son attention sur les phénomènes affectifs. Ceci constitue sans doute un juste retour des choses, dans la mesure où les émotions jouent un rôle central dans des domaines aussi fondamentaux que la prise de décision, la motivation, la rationalité et l’éthique. Les émotions sont ainsi aujourd’hui au cœur de nombreux débats en philosophie, mais également en psychologie, en économie, en littérature et en histoire. Durant ce séminaire, nous aborderons certaines des questions fondamentales auxquelles une philosophie des émotions doit apporter des réponses. Quelles distinctions faut-il faire au sein du domaine affectif? Comment peut-on, par exemple, distinguer émotions, humeurs et sentiments? Les émotions sont-elles des occurrences ou des dispositions? Peut-on distinguer des parties dans les émotions? Si oui, quelles sont-elles et quels sont les liens qui les unissent? Comment concevoir le rapport des émotions au corps? Les émotions sont-elles des états mentaux intentionnels? Si oui, quel type d’intentionnalité possèdent-elles? Quels sont les liens entre les émotions et les valeurs? Et entre les émotions et la morale? Ces questions seront abordées par le biais de considérations générales sur la nature des émotions, mais aussi à travers des discussions approfondies d’émotions particulières telles que la colère, la honte et la culpabilité.

Bibliographie :

Alain DE LIBERA
Alexandrine SCHNIEWIND
MA1: Philosophie avancée 1
3I023, 34I0031
MA4: Philosophie avancée 4
3I026, 34I0031
SE: Théories de l’action.
A: Les Ethiques d’Aristote etleur réception antique et médiévale
P: La théorie de la causalité de l’action au Moyen Âge et dans la Seconde Scolastique
A: Vendredi 14-18, Tous 15 jours. Dates: 26 sept, 24 oct, 7, 21 nov, 5, 19 déc (L'enseignement du 10 octobre est remplacé par le colloque sur « Le toucher ».)
A: Salle A211.
P: Jeudi 12-14
P: Salle B109

Automne: Les Ethiques d’Aristote etleur réception antique et médiévale.

Objectif : Lecture et commentaire des Ethiques d’Aristote (ou attribuées à Aristote) - Ethique à Nicomaque, Ethique à Eudème, Magna Moralia - et de leurs commentaires antiques et médiévaux. Analyse de la distinction des notions de praxis et poiesis et tentative de saisir leur fonction spécifique dans l’éthique et la théorie de l’action aristotélicienne. Analyse du rapport entre bonheur (eudaimonia) et vertu (arete).

Descriptif : Il s’agira d’examiner le rapport entre l’Ethique à Nicomaque, l’Ethique à Eudème et la Grande Morale (Magna Moralia) et de voir quelle en fût la réception. Mais c’est bien sûr l’Ethique à Nicomaque qui demandera de recevoir une attention toute particulière. L’Ethique à Nicomaque d’Aristote est l’un des textes fondateurs de l’éthique ancienne et contient de nombreux éléments pleins d’intérêt pour l’éthique contemporaine (notamment l’éthique des vertues, virtue ethics). Mais ce texte a surtout suscité un vif intérêt dans l’antiquité tardive, notamment byzantine (commentaires d’Aspasius, d’Eustrate de Nicée ainsi que de Michel d’Ephèse), ainsi que dans le moyen âge arabe (traité d’éthique de Miskawah, ainsi que la traduction arabe de l’Ethique à Nicomaque) et latin. Le but de ce séminaire est de retracer le devenir de certaines notions aristotéliciennes de l’Ethique à Nicomaque, en cherchant à repérer leurs transformations. Il s’agira d’examiner tout particulièrement deux types d’actions : praxis et poiesis et de définir leur champ d’opération précis.

Bibliographie :

Une bibliographie détaillée sera distribuée lors de la première séance.

Printemps: La théorie de la causalité de l’action au Moyen Âge et dans la Seconde Scolastique

Descriptif : Suite de l’enseignement donné au semestre d’automne par A. Schniewind.

L’objet du séminaire est l’étude des modèles de la causalité employés au Moyen Âge pour rendre compte de l’activité d’un agent dans une théorie de l’action. Après une analyse des différents modèles proposés par la Scolastique et la Seconde scolastique (dont le modèle « néoplatonicien » de la causalité dite « essentielle » censé rendre compte de l’action d’agents « agissant par leur être même » et le modèle « péripatéticien » de la causalité fondé sur la distinction entre causalité univoque et causalité analogique), on étudiera plus précisément le modèle « aristotélicien » fondé sur la distinction entre action immanente (praxis) et action transitive (poïéisis), que l’on confrontera à la distinction moderne (R. Chisholm) entre causalité immanente (immanent causation ou agent-causation) et causalité transitive (transeunt causation ou event-causation). Une attention particulière sera accordée aux débats médiévaux sur le statut de l’acte de pensée /activité mentale (action immanente ou action transitive ?) et à la discussion de la validité du théorème stipulant que toute action réclame un sujet.

Bibliographie:

Pascal ENGEL
MA1: Philosophie avancée 1
3I023, 34I0032
MA4: Philosophie avancée 4
3I026, 34I0032
SE: Problèmes d’éthique et d’épistémologie.
A: Problèmes d'épistémologie.
P: Logique des normes.
Jeudi 14-16, annuel
Salle B108

Automne: Problèmes d'épistémologie.

Objectif : Ce séminaire abordera un ensemble de problèmes d’épistémologie fondamentale au croisement de l’épistémologie et de la méta-éthique. Il alternera présentations des thématiques de base et discussions d’articles contemporains.

Descriptif : L’épistémologie contemporaine a connu un « élargissement » de ses thématiques classique récemment. Les problèmes traditionnels de la nature de la connaissance et de la justification ont été examinés en confrontation avec ceux de l’éthique de la croyance, du volontarisme doxastique, de la théorie déontologique de la justification, notamment au sein de l’épistémologie des vertus épistémiques et de l’épistémologie du témoignage. La notion même de normativité épistémique a été confrontée celle de normativité éthique : en quel sens la notion de connaissance, celle de croyance et celle de vérité ont-elles une dimension normative, et quelles sont les relations entre raisons épistméiques et raisons pratiques, entre normes éthiques et normes cognitives ? Le but de ce séminaire est d’analyser ces problématiques qui conduisent à rapprocher les problèmes de l’épistémologie et ceux de la méta-éthique. On étudiera un ensemble d’articles récents, notamment de Broome, Feldman, Conee, Shah et Velleman, Greco, Pryor, Sosa, etc. et les séances alterneront des présentations introductives et des discussions plus avancées par les participants ou des invités. Ce séminaire se prolongera au semestre de printemps 2009 par une étude de la logique des normes. Attestation: Travail écrit de 12 pages environ (24'000 signes [sans espaces]) dans le cadre d'un séminaire, ou présentation orale et complément écrit. Évaluation: un examen oral de 45 min. environ portant sur les enseignements. Les compte rendus et articles seront déposés sur www.dokeos.unige.ch.

Le programme détaillé est disponible sur la page web du séminaire.

Bibliographie :

Utiles sites de ressources :

La page d'épistémologie de Keith DeRose.

Le blog Epistemic Value de Duncan Pritchard.

Printemps: Logique des normes.

Objectif: Séminaire de recherche MA en Ethique et épistémologie et Pro-doc « Normes, rationalité, soi et propriétés » commun aux universités de Fribourg, Genève et Lausanne.
MA and Pro-doc seminar « Norms, rationality, self and properties ».

Descriptif: Ce séminaire, qui sera donné en anglais et qui est commun au Pro-doc romand « Normes, rationalité, soi et propriétés »), qui est la suite de celui donné sur “problèmes d’éthique et d’épistémologie” (enseignement annuel) est consacré à un ensemble de questions relatives aux normes et aux “doit” qui semble présent dans les pensées: mais y -a-t-il de tels “doit” ? Quelle est leur logique ? Dans quelle mesure peut-on les analyser au moyen de la logique déontique ? Quelles sont leurs relations aux raisons et aux valeurs ? On analysera principalement ces problèmes à travers une analyse détaillée des travaux récents de John Broome. Un atelier avec John Broome aura lieu à la fin du séminaire le 22 mai, et des exposés d’étudiants auront lieu dans le cours du séminaire.

The seminar (which is a sequel to the seminar on epistemology and ethics in autumn 08 and which is common to pro-doc “Norm, self and) is devoted to a set of questions relating to the norms of thought and the “oughts” of thoughts : are there such oughts and obligations? what is their logic ? to what extent can deontic logic help analysing these? In what sense are they related to the general requirements of rationality? What is their relation to reasons and to values? We shall mostly examine these issues through a detailed analysis of recent work by John Broome. A seminar and a workshop on John Broome will end the seminar, which will also make room for papers given by guest and participants on these topics.

Bibliographie :

Other relevant material will be given in the seminar.

Maurice Ruben HAYOUN
MA1: Philosophie avancée 1
3I023, 34I0029
MA4: Philosophie avancée 4
3I026, 34I0029
SE La pensée juive.
A: Le Zohar, la Bible de la mystique juive
P: Moïse Mendelssohn et la philosophie des Lumières
Lundi 14-16, annuel
Salle B108

Automne: Le Zohar, La Bible de la mystique juive

Descriptif : A l'aide de textes traduits nous étudierons la constitution du corpus mystique judéo-médiéval. Nous ferons aussi de larges exposés introductifs sur le contenu doctrinal du livre: Dieu, le monde séfirotique, l'exégèse biblique et l'attitude face au corpus Maimonidien

Bibliographie:

Printemps: Moïse Mendelssohn et la philosophie des Lumières

Descriptif: Moïse Mendelssohn: l'identité juive et la culture européenne. A l'aide de textes traduits tirés de Jérusalem ou pouvoir religieux et judaïsme, on situera la pensée de Mendelssohn sur l'insertion de la pensée juive en Allemagne, et par-delà les frontières germaniques, en Europe. C'est aussi l'objectif majeur de sa traduction commentée (Bé'ur) du Pentateuque dont la transposition en allemand mais avec des caractères hébraïques tendait à faciliter l'acquisition de la langue de Goethe par les fils du ghetto.

Bibliographie:

Kevin MULLIGAN
Otto BRUUN
Julien DEONNA
Ghislain GUIGON
Fédérico LAURIA
Olivier MASSIN
Alain PE-CURTO
Fabrice TERONI
MA1: Philosophie avancée 1
3I023, 34I0033
MA4: Philosophie avancée 4
3I026, 34I0033
SE: Problèmes affectifs
Mercredi 10-12, annuel
Salle B104

Objectif : Le but de ce SE est d’évaluer les théories contemporaines de l’affectivité et de la volonté.

Descriptif : Ce SE de Maîtrise est ouvert aux étudiants qui ont déjà suivi un CR et un SE dans le domaine de la philosophie de l’esprit. Si vous n’avez pas cette formation et souhaitez participer, veuillez vous adresser à

. Le SE est consacré à la discussion des théories contemporaines des émotions et de la volonté.

Voir la page internet du cours.

Bibliographie :

Les participants auront lu deux fois avant le début du SE :

Autres références:

Curzio CHIESA
Stefan KRISTENSEN
Franco PARACCHINI
MA2: Philosophie avancée 2
3I024, 34I0034
MA5: Philosophie avancée 5
3I027, 34I0034
SE : De corpore. Le logos et la chair
Ve 14-18, ts 15 jrs, annuel
Dates automne: 19 sept, 3, 17, 31 oct, 14, 28 nov, 12 déc
L'enseignement du 10 octobre est remplacé par le colloque sur « Le toucher »
Salle A211

Objectif : Ce séminaire, qui est en rapport avec le groupe de recherches ICS (Identité – corps- sujet, cf. le site : « http://www.unige.ch/lettres/philo/ics/ »), est conçu comme un espace de réflexion et de discussion autour des problèmes du corps dans la perspective d'un dialogue entre l'histoire de la philosophie, la recherche contemporaine et avec les disciplines et les pratiques qui concernent le corps.

Descriptif : Le thème de cette année concerne différents types de discours philosophique (logos) portant sur le corps en tant que chair : les présentations, les analyses de textes et les interventions extérieures aborderont les questions de la sensibilité corporelle, de la subjectivation en tant qu’incorporation (embodiment), des organes et de l’organisme, dans la perspective d’une philosophie du sujet incarné.

Le séminaire comportera des séances d’analyse et de discussion de textes cruciaux de la tradition philosophique portant sur la chair et le corps, mais aussi une série d'interventions de la part de spécialistes venant d'horizons différents, dans un cadre interdisciplinaire.

Bibliographie :

Pour se préparer au séminaire, il est conseillé de lire le livre II du De Anima d’Aristote, ainsi que le chapitres sur la constitution organique du De la génération et de la corruption ; Husserl, Idées directrices livre II. Recherches phénoménologiques pour la constitution, trad. E. Escoubas, Paris, PUF, 1982 ; M. Merleau-Ponty, Le visible et l’invisible, Paris, Gallimard, 1964 ; J. Patočka, Papiers phénoménologiques, trad. E. Abrams, Grenoble, Millon, 1995, R. Barbaras, Introduction à une phénoménologie de la vie, à paraître ; L. Wittgenstein, Notes sur l’expérience privée et les sense data, tr. E. Rigal, TER, 1982 ; A. Kenny, The Metaphysics of Mind, Oxford, Clarendon, 1989.

Kevin MULLIGAN
Fabrice CORREIA
Philipp KELLER
MA2: Philosophie avancée 2
3I024, 34I0056
MA5: Philosophie avancée 5
3I027, 34I0056
SE: Problèmes de métaphysique
Mercredi 16-18, annuel
Salle U159 (Uni Dufour)

Objectif : Le but de ce SE est d’évaluer les théories contemporaines dans le domaine de la métaphysique analytique.

Descriptif : Ce SE de Maîtrise est ouvert aux étudiants qui ont déjà suivi un CR et un SE dans le domaine de la métaphysique analytique. Si vous n’avez pas cette formation et souhaitez participer, veuillez vous adresser à

. Le SE est consacré à la discussion des théories métaphysiques contemporaines au sujet de la modalité, du temps, des relations, de l’explication, de l’existence et de la réalité.

Bibliographie :

Les participants auront lu deux fois avant le début du SE :

Alain DE LIBERA
MA3: Philosophie avancée 3
3I025, 34I0057
MA6: Philosophie avancée 6
3I028, 34I0057
SE: Séminaire de philosophies ancienne et médiévales (grecque, arabe, latine). Modèles de la psychê
Mercredi 14-18, automne
Tous 15 jours
Salle B108

Objectif : Présentation et analyse des différents modèles de l’âme et de l’esprit formulés de l’Antiquité tardive à l’Âge classique. Archéologie des concepts fondamentaux de la psychologie : âme (psychê, anima, soul), esprit (mens, mind), intellect (noûs, animus, intellectus, mind, intellekt, vernunft/verstand, entendement). Analyse des principales théories de l’âme, de l’intellect et de la pensée : l’âme comme forme du corps, l’intellect séparé, la distinction entre forme assistante et forme informante.

Descriptif : Le problème de la relation entre l’âme et le corps selon la psychologie ancienne et médiévale a reçu plus d’attention que celui de la relation de l’esprit et de l’âme. L’actuel Mind-Body problem ne fait plus mention de l’âme, même si parallèlement certains auteurs recourent à la notion de psychisme. L’objet du séminaire genevois d’A. DE LIBERA, organisé en liaison avec la chaire de philosophie antique de l’université de Lausanne (prof. Alexandrine SCHNIEWIND) est d’étudier les principales théories philosophiques de la distinction entre âme et esprit, ainsi que les modèles (inclusion de l’esprit – ou intellect – dans l’âme, séparation de l’âme et de l’esprit – ou intellect ; identification/réduction de l’âme à l’esprit) et les concepts qu’elles mettent en œuvre : attributivisme, substantialisme, dualisme. Le domaine couvert, à la fois philosophique et théologique, permettra aux étudiants d’aller des discussions patristiques sur la nature bipartite ou tripartite de l’homme (âme/corps ; intellect/âme/corps) aux discussions « modernes » sur la distinction averroïste entre forma assistans et forma informans (mise en cause par le 5e Concile de Latran, 1513) utilisée jusqu’au XVIIIe siècle pour rendre compte de l’union de l’intellect avec l’âme humaine.

Deux journées communes de « séminaire intensif » seront organisées les vendredi 5 (à Lausanne) et samedi 6 décembre (à Genève), regroupant l’ensemble des étudiants genevois et lausannois concernés, pour approfondir leurs travaux respectifs et consolider les acquis. Un cycle de conférences, lié au séminaire, sera organisé par les deux chaires. La première séance, consacrée à Aristote, aura lieu le jeudi 16 octobre à l’UNIL avec le prof. Ch. Rapp (Humboldt Universität Berlin).

Bibliographie:

Michael ESFELD
MA3: Philosophie avancée 3
3I025, 34I0058
MA6: Philosophie avancée 5
3I028, 34I0058
SE:La philosophie de la nature : le thème d’une métaphysique de la nature
Mardi 10-12, printemps
Salle A206

Descriptif : La philosophie de la nature vise à formuler une approche philosophique de la nature sur la base des résultats des sciences exactes. Les thèmes traités dans le cours incluent le rapport entre l’espace, le temps et la matière, les défis philosophiques de la physique contemporaine, la causalité et les lois de la nature. Aucune connaissance des théories scientifiques n’est présupposée. Le cours s’appuie sur le livre d’introduction à la philosophie des sciences de l’enseignant (Esfeld, Michael : Philosophie des sciences. Lausanne : Presses polytechniques et universitaires romandes 2006, deuxième partie). Pour toute question concernant le cours, envoyez un e-mail à Michael Esfeld.

Leone GAZZIERO
MA3: Philosophie avancée 3
3I025, 34I0036
MA6: Philosophie avancée 6
3I028, 34I0036 SE: Le Moyen Age des signes: la tradition aristotélicienne
Vendredi 14-16, printemps
Salle A323

Objectif : En plus d’offrir une introduction générale aux théories médiévales du signe, aux sources qui les ont inspirées et aux différents contextes disciplinaires de leur élaboration, l’objectif de cet enseignement est d’étudier la fortune ancienne et médiévale d’un texte fondateur de la sémiotique occidentale, le premier chapitre du Peri hermeneias d’Aristote.

Descriptif : Dans un premier temps, nous procèderons à une reconnaissance des deux modèles sémiotiques qui ont le plus influencé la réflexion des Latini sur la nature et la finalité des signes, à savoir le modèle aristotélicien et l’augustinien. Nous étudierons, ensuite, plus en détail la tradition de la sémiotique aristotélicienne et, au sein de celle-ci, le rôle que les premiers chapitres du Peri hermeneias, traduits et commentés par Boèce, ont joué dans la compréhension médiévale de l’univers des signes. Une attention toute particulière sera réservée à la question des rapports que l’ordre des signes entretient avec la pensée qui les produit et se transmet par leur biais.

Bibliographie : La bibliographie du cours sera régulièrement mise à jour sur la plateforme Dokeos où les participants du séminaire trouveront également la traduction et l’analyse des textes grecs et latins étudiés au cours du semestre. Lectures conseillées : J. Magee, Boethius on signification and mind, Leiden, Brill, 1989 ; I. Rosier, La parole efficace, Paris, Seuil, 2004.



Dernière mise à jour: 01 Sep 2009 06:24:31.
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