Conférences grand public - archives

Conférences 2015
Microbio2_2015

Journées de microbiologie 2015
Prévention et infections - Les bonnes et mauvaises piqûres

Plus de 200 ans après sa conception, la vaccination, bien que parfois controversée, reste à nos jours la meilleure arme de contrôle des maladies infectieuses. Les vaccins sauvent chaque année des millions de vies humaines et permettent même l’éradication définitive de certaines maladies. Les 8es Journées de microbiologie braquent le projecteur sur la vaccination et d’autres moyens de prévention face à des maladies comme la rougeole, Ebola ou encore des maladies transmises par l’eau, les tiques et autres animaux. Ces journées sont aussi l’occasion d’aborder des questions de santé publique: se vaccine-t-on aussi pour les autres ? Notre responsabilité s’arrête-t-elle à nos frontières?

 

Organisation
Pr Patrick Linder, Faculté de médecine
Dr Karl Perron, Faculté des sciences
---

Mardi 15 septembre 2015, 18h30 - Uni DUFOUR
Leçon d'ouverture du semestre d'automne de l'UNIGE
AVEC OU SANS VACCIN, UN CHOIX DE SOCIETE

Professeure Claire-Anne Siegrist
Département de pédiatrie, Faculté de médecine UNIGE
Cheffe du centre de vaccinologie, HUG

La Lauréate 2015 des prix culture et société de la Ville de Genève nous parlera de l’importance de la vaccination dont le succès sur des maladies mortelles est allée de pair avec des résistances sur son bien-fondé.

Mercredi 16 septembre 2015, 18h30 - CMU
VACCINER UN ENFANT, UN GESTE POUR TOUS

 

Professeure Klara Posfay Barbe
Département de pédiatrie, Faculté de médecine UNIGE
Responsable de l’Unité d’infectiologie pédiatrique, HUG

En 1796, Edward Jenner découvre et teste l’effet de la vaccination contre la variole, finalement éradiquée en 1980. Depuis, tous les moyens ont été mis en œuvre pour favoriser et développer la vaccination contre d’autres graves maladies, comme la poliomyélite, aujourd’hui en passe de disparaître, ou encore certaines formes de méningites. Ces dernières, qui touchent particulièrement les enfants, peuvent être à l’origine de séquelles graves, voire mortelles. Plusieurs vaccins, pourtant très efficaces, ne connaissent cependant pas une couverture assez large pour limiter l’apparition encore régulière d’épidémies localisées, provoquant des drames que l’on sait pourtant évitables. La décision de vacciner un enfant a donc des impacts majeurs et durables, au niveau individuel et collectif.

Jeudi 17 septembre 2015, 18h30 - CMU
NOUVEAU MICROBE, OÙ TE CACHES-TU?

 

Professeur Gilbert Greub
Directeur de l’Institut de microbiologie, Université de Lausanne
Chef du Service de Microbiologie, Département des laboratoires, CHUV

Alors que nous sommes en mesure de prévenir de plus en plus de maladies, de nouvelles sources d’infections font sans cesse leur apparition. Quels sont ces nouveaux microbes et d’où proviennent-ils? Certains facteurs environnementaux peuvent expliquer la recrudescence de ces maladies dites émergentes. Des outils de diagnostic rapides et performants permettent, aujourd’hui plus que jamais, d’identifier de nombreux microbes pathogènes. Connaître les sources de germes infectieux, leurs vecteurs et leurs modalités de transmission constitue, avec la vaccination, l’une des meilleures armes de prévention. De la tique aux animaux de compagnie, en passant par les objets de la vie quotidienne tels que les climatiseurs, il est important de repérer ces sources d’infection afin de s’en prémunir.

Précédentes Journées de microbiologie
Vers le dossier thématique du CDS


Cambodge4

 

En 2014, le Prix de Genève pour les Droits de l’Homme en Psychiatrie a été décerné au Professeur cambodgien Ka Sunbaunat, qui a dédié sa vie de médecin à soigner les personnes atteintes de troubles mentaux dans un pays laissé exsangue par les Khmers rouges. Lorsqu’en 1979 l’armée vietnamienne met fin à ce régime sanguinaire, rares sont les professionnels de la santé encore en vie.

Dès 1989, l’armée vietnamienne se retire du Cambodge et l’aide internationale afflue. Le professeur Sunbaunat décide alors de réunir les personnes clés pour mettre en œuvre un ambitieux système de soins en santé mentale dans un pays où la psychiatrie n’existe plus. Il veut aider les survivants et les générations suivantes à se libérer des séquelles psychologiques liées aux violations systématiques des droits de l’homme perpétrées durant cette période.

Mais il ne suffit pas de recréer les structures existant ailleurs : Ka Sunbaunat aura comme souci principal d’adapter les soins aux besoins de la population et au contexte local, dans le cadre d’une stratégie à long terme qui respecte les droits des patients et lutte contre la stigmatisation et les discriminations. Il se distingue par son attachement aux valeurs du bouddhisme, étant persuadé que la pratique cambodgienne des soins doit être en accord avec la culture traditionnelle de son pays.

Dans sa conférence, le professeur Sunbaunat, victime résiliente des violences qui ont coûté la vie à près de deux millions de ses concitoyens, racontera comment il a pu construire ce réseau de soins. Une occasion unique d’entendre comment il a su puiser en lui-même et dans ses valeurs culturelles la force d’offrir à ses concitoyens des soins en santé mentale empreints d’humanité.

Ka Sunbaunat est considéré aujourd’hui comme le père de la psychiatrie cambodgienne. Ancien doyen de la Faculté de médecine de l’Université des sciences de la santé de Phnom Penh, il y a fondé en 1992 un Département de psychiatrie qui forme chaque année plusieurs dizaines de psychiatres et d’infirmiers spécialistes de la santé mentale.

Le Prix de Genève pour les Droits de l’Homme en psychiatrie, créé en 1999 à l’occasion du 50e anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, récompense des personnes ou des institutions dont les actions en faveur des personnes atteintes dans leur santé mentale sont particulièrement remarquables. Ce Prix veut ainsi honorer l’équité, l’humanité ou l’excellence des soins psychiatriques, ainsi que les actions visant à réduire la méconnaissance et la discrimination entourant les maladies psychiques.

--------

"Cambodge: se reconstruire après un génocide
La résilience d'un peuple
"
Conférence du professeur Ka Sunbaunat
Lauréat du Prix de Genève pour les droits de l’Homme en psychiatrie
Ancien doyen, Université des Sciences de la Santé du Cambodge

Dans le cadre du 2e Congrès européen de psychiatrie sociale – ECSP:
http://www.ecspsocialpsychiatry.org

La conférence est organisée en partenariat avec l’Université de Genève, la Fondation du Prix de Genève pour les Droits de l’Homme en Psychiatrie et le European Congress of Social Psychiatry.

Mercredi 1er juillet, 18h00
Uni Mail, salle MR380


Mourir75ans

ECOUTEZ LA CONFERENCE

Pourquoi j'espère mourir à 75 ans
Conférence du prof. Ezekiel J. Emanuel
Directeur du département d’éthique médicale et des politiques de santé à l’Université de Pennsylvanie
Ancien conseiller spécial pour la politique de santé à la Maison-Blanche

Mardi 9 juin 2015, 18h30
Uni Bastions, salle B106 - Entrée libre

Grâce aux progrès de la science et de la médecine, nous vivons de plus en plus longtemps. Si l'espérance de vie dans nos pays industrialisés était de 47 ans en 1900, elle est aujourd'hui d'environ 80 ans pour les hommes et de 84 ans pour les femmes. Dans ce contexte, alors que beaucoup nourrissent l'espoir de voir grandir leurs petits enfants et arrières petits enfants, le Dr. Ezekiel Emanuel n'abonde pas dans ce sens. Invité par l'Institut Ethique Histoire Humanités de la Faculté de médecine, le directeur du Département d'éthique médicale et des politiques de santé à l'Université de Pennsylvanie, s’exprimera au sujet de cette quête de longévité.texte

Dans un essai qu’il a publié, dans le magazine The Atlantic en octobre dernier, Ezekiel Emanuel affirme que, contre l’avis de ses proches, il espère mourir à 75ans. Selon lui, longévité et qualité de vie ne vont pas de pair. Il considère qu'à cet âge, il aura vécu pleinement sa vie et surtout laissé à ses proches l'image d'une personne vive et enthousiaste. Passé ce cap, il veut changer radicalement son rapport aux soins médicaux, ne plus se battre contre la maladie pour laisser la nature faire son travail.

Pour autant, Ezekiel Emanuel ne préconise pas le recours à l'euthanasie et au suicide assisté, méthodes auxquelles il est opposé.

L’ancien conseiller spécial pour la politique de santé à la Maison blanche s’exprimera lors de cette conférence sur cette question centrale dans nos sooroktbntgciétés industrialisées et prospères.

English version

Conférence en anglais avec interprétation simultanée en français
Organisé par l'Institut Ethique Histoire Humanités (iEH2)d e la Faculté de médecine UNIGE


handicap

ÉCOUTEZ LA CONFÉERENCE

Prof. Stephan ELIEZ
Département de psychiatrie, Faculté de médecine UNIGE
Directeur de l’Office médico-pédagogique - DIP, Etat de Genève

Moon
Réalisatrice du film « Le complexe du kangourou »

Florence FARION
Journaliste RTS

Comment vivre au quotidien avec un enfant différent, porteur d'un handicap - trouble du spectre autistique ou retard mental - sans se laisser submerger? «Quand un bébé kangourou atteint une certaine maturité, il quitte la poche de sa mère pour découvrir le monde. Avoir un enfant handicapé c’est faire l’expérience d’un corps à corps sans frontière», souligne Sarah Moon Howe, réalisatrice du documentaire Le complexe du kangourou qui suit la vie de quatre mères d'enfants atteints de handicap.

Autour d’extraits de ce film, Sarah Moon Howe, elle-même mère d’un enfant handicapé, et le professeur Eliez proposent un dialogue avec le public de ce que signifie, au quotidien, être parent d’un enfant pas comme les autres. En compagnie de Florence Farion, journaliste à la RTS, ils partageront leurs expériences et ouvriront des pistes de discussion et de réflexion sur cette parentalité différente, difficile mais aussi si enrichissante.

Dans le cadre de ses activités, Stephan Eliez, pédopsychiatre, professeur à la Faculté de médecine de l’Université de Genève et directeur de l’Office médico-pédagogique, rencontre et conseille des familles qui élèvent un enfant présentant un handicap. Avec son équipe de recherche, à l’aide d’outils de neurosciences cognitives et de neuroimagerie, il est engagé dans la compréhension du développement de la psychose chez des personnes avec certaines maladies génétiques. Il s’intéresse également à l’identification et au traitement précoce des symptômes de l’autisme.

Conférences 2014
Thrombose2


écoutez la conférence

Thrombose et embolie pulmonaire: les grandes oubliées

La thrombose est responsable d’accidents cardiovasculaires - AVC et infarctus du myocarde - mais aussi de la thrombose veineuse profonde et de l’embolie pulmonaire, qui tuent près de 500’000 personnes chaque année en Europe.

A l’occasion de la Journée mondiale de la thrombose, la Faculté de médecine et les Hôpitaux universitaires de Genève organisent une soirée de sensibilisation et d’information destinée au grand public qui se déroulera le lundi 13 octobre 2014, à 18h00 au Centre médical universitaire (CMU, auditoire A250).

En présence de M. Pierre-François Unger, ancien Conseiller d’Etat, des spécialistes de la maladie thromboembolique veineuse feront le point sur les signes cliniques de la thrombose et l’embolie pulmonaire, ses causes, les moyens diagnostiques, le traitement et la prévention. Ils répondront également aux questions que le public se pose à propos de ces maladies longtemps négligées. Ils aborderont notamment les causes génétiques et environnementales, les facteurs de risque, le rôle de la pilule contraceptive et de la substitution hormonale, les liens avec le cancer, le danger des longs voyages, les mesures préventives, les bénéfices et les risques des traitements anticoagulants et bien d’autres sujets éminemment pratiques.

A l’initiative de l’International Society on Thrombosis and Haemostasis (ISTH),
le 13 octobre a été déclaré World Thrombosis Day (Journée mondiale de la thrombose).

www.worldthrombosisday.org

Organisation:
Faculté de médecine et Service d’angiologie et d’hémostase des HUG


Journées de microbiologie 2014: Virus sans frontières

Bandeaumicrobio2014

Certaines maladies infectieuses, éradiquées ou inexistantes dans nos régions, frappent parfois à notre porte. Plusieurs raisons majeures à cela: la biologie de ces agents qui s’adaptent et évoluent, mais aussi les changements environnementaux et climatiques qui influencent la distribution géographique des vecteurs de microbes. D’autres raisons peuvent expliquer ce phénomène, comme la globalisation et le développement des moyens de transport qui permettent aux individus de parcourir de très grandes distances en quelques heures seulement. Tandis qu’autrefois les personnes infectées lors de leur voyage tombaient malades durant leur périple, aujourd’hui certaines maladies ne se manifestent qu’au retour. Au vu de ces bouleversements, la recherche en microbiologie doit rester très active et permettre une compréhension toujours plus grande du développement des maladies infectieuses. A travers deux conférences sur les virus et les parasites d’aujourd’hui et de demain, cette 7e édition des Journées de microbiologie nous invite à poser un regard nouveau sur ces maladies dites «lointaines» qui pourraient nous concerner autant que celles de nos contrées.

Organisation
Pr Patrick Linder, Faculté de médecine
Dr Karl Perron, Faculté des sciences
---

Mercredi 17 septembre 2014, 18h30
PARASITES, HÔTES ET MÉNAGE À TROIS

écoutez la conférence

Professeur Nicolas Fasel
Directeur du Département de biochimie, Faculté de biologie et médecine, Université de Lausanne

Depuis quelques années, certaines infections dues à des parasites sont en recrudescence, principalement à cause de l’apparition de résistances aux traitements, de co-infections, du réchauffement climatique et des migrations de populations dans des régions endémiques. Parmi ces parasitoses, on peut observer un spectre de pathologies qui ne sont pas explicables par la simple présence d’un parasite. La virulence de l’agent infectieux et la réponse de l’hôte sont des facteurs importants pour le contrôle de l’infection. A ces deux facteurs peuvent s’ajouter de nouveaux paramètres: des associations de malfaiteurs, telles que des parasites infectés par des virus. Ces alliances sont intéressantes, non seulement au niveau de l’évolution et de la diversité virale, mais aussi pour en déterminer les approches thérapeutiques.text

Jeudi 18 septembre 2014, 18h30
ÉMERGENCE DE NOUVEAUX VIRUS: FAUT-IL EN AVOIR PEUR?

écoutez la conférence

Professeur Laurent Kaiser
Département de médecine interne des spécialités, Faculté de médecine, Université de Genève
Médecin-chef du Service des maladies infectieuses, HUG

Des virus dit émergents font régulièrement la une des médias. En 2009, la grippe porcine fait son apparition au Mexique et sa propagation est si rapide que, quelques mois après, l’OMS déclare l’état de pandémie. En 2012, c’est le coronavirus qui fait parler de lui au Moyen-Orient. En 2014, le virus Chikungunya s’étend en Amérique centrale, tandis qu’Ebola fait des ravages en Afrique et la Dengue en Asie et ailleurs. Les exemples sont nombreux et ces nouveaux virus sont souvent décrits comme dangereux et incontrôlables. Représentent-ils une véritable menace? Faut-il craindre des virus qui voyageraient en quelques jours d’un continent à l’autre? Cette conférence propose de décrire les bases biologiques et scientifiques pouvant mener à l’apparition de ces nouveaux virus, vecteurs potentiels d’épidémies humaines.

Précédentes Journées de microbiologie
Vers le dossier thématique du CDS

Conférences 2013

Journées de Microbiologie 2013: Microbes rebelles, le nouveau défi

Microbio2013

Les microbes sont partout. S’il faut choyer ceux qui - pour la plupart -nous sont utiles, nous devons également contrer les pathogènes et les indésirables. Les antibiotiques nous servent activement dans ce combat, puisqu’ils permettent de traiter des infections autrefois mortelles, mais qui ont aujourd’hui développé certaines résistances. Par ailleurs, des analyses spécifiques nous permettent également de suivre la qualité microbiologique de nos aliments. Pourtant, tous les jours nous entendons parler de bactéries résistantes ou encore de poulets contaminés par le Campylobacter. Ces microbes rebelles poussent les instances de santé publique et les chercheurs à relever de nouveaux défis. Les 6èmes Journées de microbiologie font le point sur les stratégies de lutte et de contrôle de ces germes nuisibles grâce à deux conférences grand public.

Mercredi 18 septembre 2013, 18h30
ANTIBIOTIQUES: ENCORE UTILES?
(cliquez ici pour écouter la conférence)

Prof. Jacques SCHRENZEL
Faculté de médecine UNIGE
Responsable du laboratoire central de bactériologie, HUG
Dr Karl PERRON
Laboratoire de bactériologie, Faculté des sciences UNIGE

Il y a déjà 10 ans, les responsables de la santé publique tiraient la sonnette d’alarme et lançaient les premières campagnes de sensibilisation face à l’utilisation intempestive des antibiotiques. Aujourd’hui, malgré le succès de cette campagne, un nombre toujours croissant d’infections résistent aux infections de première ligne: confrontés à des germes multi- voire totalement - résistants, les médecins doivent désormais faire face à des impasses thérapeutiques. Comment en sommes-nous arrivés là? Les antibiotiques sont-ils désormais dépassés? Face à ces questions, les chercheurs se mobilisent: il s’agit non seulement de comprendre les mécanismes adoptés par les microbes pour déjouer les traitements, mais également de trouver de nouvelles stratégies pour venir à bout de ces bactéries rebelles. Parmi les pistes explorées figurent la mise au point de nouvelles molécules antimicrobiennes et la phagothérapie.

Jeudi 19 septembre 2013, 18h30
NOTRE ASSIETTE A LA LOUPE
(cliquez ici pour écouter la conférence)

Dr Patrick EDDER - Nathalie MAURY
Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV), Etat de Genève

Les microbes sont partout même dans nos assiettes! Heureusement le SCAV veille, analyse ce que nous mangeons et traque les indésirables. Quels sont ces microbes? Comment les cherche-t-on? Peut-on faire confiance à la qualité microbiologique des mets proposés sur le canton? Cette conférence répondra aux questions que peuvent se poser les consommateurs par un tour d'horizon des méthodes de surveillance et des analyses effectuées pour la sécurité alimentaire, le tout illustré par des exemples concrets.

18 et 19 septembre
ANIMATION « LES OUVRIÈRES DU VINAIGRE »
Dr François BARJA, Faculté des sciences, UNIGE
Avant les conférences, de 17h à 18h15 (devant l’auditoire A250, CMU)
Entrée libre sur inscription(bioutils(at)unige.ch)

Le vinaigre est connu depuis l’Antiquité. Présent dans toutes les cuisines, il est l’œuvre de bactéries particulières, équipées pour résister à l’acidité. Le Dr François Barja, chercheur à l’Université de Genève, vous invite à découvrir les bactéries acétiques et à déguster le produit de leur travail.

 

Précédentes Journées de microbiologie

Conférences 2012
Bandeau Parkinson

Le Mémorial A. de Rothschild a soutenu les travaux de recherche du Prof. Pierre Burkhard à la Faculté de médecine de l’UNIGE durant ces 5 dernières années. Cette soirée de conférences sera l'occasion de connaître les avancées marquantes de la recherche et les problématiques autour de la maladie de Parkinson grâce aux interventions des professeurs Pierre Burkhard, Pierre Pollak et Karl-Heinz Krause de la Faculté de médecine et HUG ou encore du Docteur Christian Wider du CHUV. Les conférences seront suivies d'un apéritif.

écouter la conférence

Programme

17h00

Allocutions:
Professeur Henri Bounameaux, Doyen de la Faculté de Médecine de l’UNIGE
Professeure Guillemette Bolens, Vice-Rectrice de l’UNIGE
Baronne Ariane de Rothschild, Vice-présidente du Mémorial A. de Rothschild

1ère partie « Controverses en neurologie: les causes de la maladie de Parkinson» «La maladie de Parkinson est d’origine environnementale»

Prof. Pierre Burkhard, Département des neurosciences cliniques, Faculté de médecine Service de Neurologie, HUG

«La maladie de Parkinson est d’origine génétique»

Dr Christian Wider, Service de Neurologie, CHUV

18H15

2e partie: Table ronde « Les nouveaux traitements de la maladie de Parkinson» « La stimulation cérébrale profonde »

Prof. Pierre Pollak, Département des neurosciences cliniques, Faculté de médecine Service de Neurologie, HUG

«La thérapie cellulaire»

Prof. Karl-Heinz Krause, Département de pathologie et immunologie, Faculté de médecine Service de Médecine Génétique et Laboratoire

Mémorial A. de Rothschild

http://www.edrfoundations.org/default-fr.aspx

Les Fondations Edmond de Rothschild développent à l'international une vision moderne de la philanthropie en concentrant leurs actions sur l’éducation au travers de quatre thématiques majeures: santé, arts et culture, entrepreneuriat social, dialogue interculturel. A Genève, le Mémorial A. de Rothschild s'implique plus particulièrement dans les domaines de l'ophtalmologie et des neurosciences. C'est ainsi qu'il a noué un lien étroit avec les Hôpitaux Universitaires de Genève et la Faculté de Médecine au travers d'un professorat dédié à l'enseignement et la recherche des maladies neuro-dégénératives. Il soutient également la Fondation Artères dans l'accompagnement de projets révolutionnaires destinés à faire progresser savoir médical, techniques innovantes et confort du patient. Il maintient enfin un lien de longue date avec le Groupement des Médecins Ophtalmologues affilié à la Clinique Générale Beaulieu.
En Suisse et dans le monde, les Fondations Edmond de Rothschild poursuivent leur engagement historique pour l'avancement des connaissances scientifiques, des traitements cliniques et pour une médecine accessible au plus grand nombre.

Bilan du professorat Mémorial A. de Rothschild, Prof. Pierre Burkhard

Professeur Associé, Département des neurosciences cliniques, Faculté de médecine Médecin-adjoint agrégé, Responsable de l’Unité des maladies extrapyramidales, Service de neurologie, HUG

Le Mémorial A. de Rothschild a soutenu la recherche du Prof. Pierre Burkhard de 2007 à 2012. Au-delà du soutien financier à la chaire professorale, les fonds ont été investis dans un vaste projet de recherche visant à identifier de nouveaux mécanismes pathogéniques de la maladie de Parkinson. Une stratégie globale a été établie, utilisant diverses approches protéomiques appliquées à des échantillons de cerveau humain obtenus à l’autopsie. Cette démarche a permis de définir le protéome de la substance noire humaine de manière extensive et de détecter une trentaine de protéines différentiellement exprimées dans la maladie de Parkinson par rapport à des sujets sains. Ces données font suspecter de nouvelles voies métaboliques et biologiques pouvant être impliquées dans la pathogénie de la maladie. La recherche en question a permis la publication de quatre articles scientifiques sur le sujet, un cinquième étant en cours de rédaction, de plusieurs présentations dans des congrès internationaux et de l’obtention d’une thèse en sciences par la doctorante du laboratoire ayant travaillé sur le projet. Finalement, le soutien de ces travaux par le Mémorial A. de Rothschild a fourni une base solide pour la poursuite du projet de recherche qui va maintenant s’orienter vers une analyse protéomique au niveau cellulaire, pour lequel une demande au Fonds National Suisse a été déposée. Que le Mémorial A. de Rothschild soit chaleureusement remercié pour sa généreuse contribution à la recherche menée en neurosciences au sein de la Faculté de Médecine de l’Université de Genève.

Biographie Professeur Pierre Burkhard

Le Prof. Pierre Burkhard a fait ses études à la Faculté de Médecine de l’Université de Genève et sa formation post-graduée aux Hôpitaux Universitaires de Genève, aboutissant à un titre FMH de neurologie en 1994. De 1995 à 1997, il a suivi un fellowship de spécialisation en mouvements anormaux au Parkinson’s Institute en Californie et, dès son retour, il a développé une important activité de prise en charge et de recherche orientée-patients dans le cadre de l’Unité des Maladies Extrapyramidales du Service de Neurologie des HUG, dont il est le responsable. Par ailleurs, il dirige le Groupe de Neuroprotéomique affilié au Département de Science des Protéines Humaines du Centre Médical Universitaire où il développe une recherche plus fondamentale sur la pathogénie et les biomarqueurs de la maladie de Parkinson. C’est en 2007 qu’il a été nommé professeur Mémorial A. de Rothschild en neurosciences à la Faculté de Médecine de l’Université de Genève. Il a obtenu de nombreux subsides de recherche y compris du Fonds National Suisse et il est l’auteur ou co-auteur de plus de 120 publications scientifiques dans des journaux à politique éditoriale.


conf29mars

en marge du Geneva Health Forum 2012

ARRÊTEZ DE TIRER SUR L'AMBULANCE!

Médecins, soignants, patients: nouvelles cibles de guerre

Les récents conflits le montrent : les structures médicales et les soignants sont de plus en plus souvent pris pour cibles avec les blessés et les malades auxquels ils portent assistance.
Cette violence est inacceptable et empêche des milliers de personnes de recevoir des soins vitaux.
Comment assurer l'impartialité des soins et en sécuriser l'accès dans les conflits armés?
Quels efforts sont nécessaires pour protéger le personnel médical – et lui permettre de faire face aux besoins des blessés et des malades?
Des questions urgentes et multiples, face à un nouveau défi humanitaire majeur.

Avec:
Paul-Henri Arni, en charge de l’initiative «Les soins de santé en danger» au CICR,
Bruno Jochum, Directeur Général de Médecins sans Frontières Suisse,
Prof. Louis Loutan, Faculté de médecine et Hôpitaux Universitaires de Genève

Paul-Henri Arni, Chef du projet Les soins de santé en danger, CICR

arni

Diplômé en Histoire contemporaine et en Sciences Politiques de l'Université de Genève, Paul-Henri Arni a rejoint le Comité international de la Croix-Rouge en 1990. Il a été en poste dans différentes zones de conflit, notamment en Ouganda, en Bosnie-Herzégovine, au Sri Lanka et au Pakistan. Il a également travaillé comme chef de mission en Tanzanie, au Tchad, en Ukraine et en Serbie où il a dirigé la délégation régionale du CICR pour les Balkans de 2007 à 2011.
De 1994 à 1998, Paul-Henri Arni a dirigé le service Productions audiovisuelles (division Promotion du DIH) du CICR. Depuis 2011, Paul-Henri Arni est chef du projet "Les soins de santé en danger", au sein de la Direction des Opérations au siège du CICR à Genève.

http://www.icrc.org/fre/what-we-do/safeguarding-health-care/index.jspt

Bruno Jochum, Directeur Général de Médecins Sans Frontières Suisse

jochum

Bruno Jochum a été nommé Directeur Général de Médecins Sans Frontières Suisse en juin 2011. Depuis 2006, il était Directeur des opérations du centre opérationnel MSF de Genève, en charge de la politique opérationnelle et pilotant les programmes dans 21 pays.

Bruno Jochum a débuté dans l’aide humanitaire médicale en 1993, dans la Corne de l’Afrique et la région des Grands Lacs. En 1994, il devient chef de mission à Goma (Congo RDC) suite à l’afflux de réfugiés rwandais et l’épidémie de choléra. Après cinq années en charge des affaires économiques et sociales au sein d’une collectivité locale en France, il part comme chef de Mission des programmes MSF en Iran et en Afghanistan de l’ouest en 2001. En 2003, il a rejoint le Centre Opérationnel de Genève où il a occupé la fonction de Responsable de programmes pour un groupe de pays incluant la Somalie, le Soudan, le Myanmar et l’Amérique centrale. A ce titre, il a supervisé la planification stratégique et le support aux projets médicaux dans des zones de conflits ainsi que dans des régions touchées par des épidémies ou des maladies endémiques comme le VIH, le TB ou la maladie du sommeil.

Bruno a étudié aux Instituts d’Etudes Politiques de Strasbourg et de Paris. Il est par ailleurs titulaire de Masters en relations internationales et de droit international public des Universités de la Sorbonne à Paris et de Nancy.

http://www.msf.ch/

Professeur Louis Loutan
Département de médecine et de santé communautaires, Faculté de médecine UNIGE
Service de médecine internationale et humanitaire, HUG
Président du Geneva Health Forum

loutan

Médecin spécialiste en médecine tropicale et santé internationale, diplômé de l’Université de Genève, le professeur Louis Loutan est le médecin chef du Service de Médecine Internationale et Humanitaire aux HUG. Après une formation à Genève en médecine interne, il a travaillé 5 ans au Niger en Afrique sub-saharienne et effectué une formation en santé publique à Boston aux USA. A son retour à Genève il a développé au Département de Médecine Communautaire et de Premier recours des consultations en médecine tropicale, médecine des voyages et santé des migrants. Il dispose d’une grande expérience internationale acquise en Afrique, dans les Balkans, en Asie centrale, en Chine et au Népal dans le cadre des projets menés par son service. Ses responsabilités aux HUG et à la Faculté de Médecine lui ont permis de développer de nombreuses collaborations avec les organisations humanitaires de Genève, telles le CICR et MSF. Il est le fondateur et le président du Geneva Health Forum

http://www.ghf12.org

Conférences 2011
cartouche 2

Avoir recours à la psychiatrie est-il devenu aussi banal qu’une visite chez le dentiste ? Au-delà des formes avérées de perturbations psychiatriques, comment considérer les formes débutantes et prendre en charge toutes les personnes qui sont «en rupture» ? Que fait la psychiatrie légale face aux peurs grandissantes de nos sociétés, de plus en plus en quête de sécurité ? La prévention et la détection précoce peuvent-elles changer la donne ?


Programme

Ces 3 soirées sont aménagées sous forme de conférence-dialogue avec le public. Modératrice : Elisabeth Gordon journaliste scientifique à l’Hebdo.

Mercredi 11 mai - 18h30

VULNÉRABILITÉ PSYCHIQUE: UNE QUESTION DE MORALE COLLECTIVE ?

Voir la vidéo de la conférence .


La vulnérabilité psychique a-t-elle augmenté ces dernières décennies? Quelle société peut se permettre de soigner la fragilité psychique et à quel prix ? Peut-on limiter les abus ?
Intervenants:

Mercredi 18 mai - 18h30

CRIME ET CHÂTIMENT : JUSQU’OÙ FAUT-IL CONSIDÉRER LA MALADIE MENTALE ?

Voir la vidéo de la conférence .


Quel est le rôle du psychiatre expert face à la justice? Quelle est la place du soin psychiatrique dans le monde carcéral ? Comment peut-on contrôler le risque de récidive sans stigmatiser à vie ?
Intervenants:

Mercredi 25 mai - 18h30

SOMMES-NOUS DES PATIENTS QUI S’IGNORENT ?

Voir la vidéo de la conférence .

Quelles frontières entre le normal et le pathologique, quel seuil de détection et pour quelles populations ? Peut-on vraiment promouvoir la santé mentale ? La détection précoce change-t-elle l’avenir des patients ?
Intervenants:


Conférences 2009

L'évolution: un concept unifiant sciences du vivant et sciences humaines.

L'année bicentenaire de la naissance de Charles Darwin est l'occasion de faire le bilan de ce qu’on appelle, par abus de langage, la théorie de l'évolution. En effet, l’évolution n’est pas une théorie mais un fait scientifique. Par contre, nos connaissances sur les mécanismes par lesquels cette évolution se produit ne cessent de s’enrichir depuis l’apport majeur de Darwin: la découverte de la sélection naturelle. En effet, la théorie darwinienne s’est considérablement enrichie ce dernier siècle et demi suite aux découvertes de Gregor Mendel sur les mécanismes de la transmission génétique et ensuite grâce aux multiples découvertes de la biologie moléculaire et de la biologie du développement. C’est cet ensemble cohérent, appelé “théorie synthétique de l’évolution”, qui constitue désormais le cadre explicatif général de l'ensemble des sciences biologiques.

Le point de vue évolutionniste s'applique pleinement à l'espèce humaine: Darwin l'avait bien vu, suscitant les appréhensions de ses contemporains. D'ailleurs une partie de la tradition philosophique et des sciences humaines a fait l'impasse sur cet ancrage d'Homo sapiens dans le monde vivant. Mais la barrière de l'exception humaine est en voie d'être surmontée. En effet, l'évolution devient un terrain de réflexion interdisciplinaire où se rejoignent de plus en plus de biologistes, philosophes, éthiciens et chercheurs en sciences humaines.

Professeur Alexandre Mauron

Pr. Alexandre Mauron

Professeur ordinaire à l’Institut d'éthique biomédicale de la Faculté de médecine de l’UNIGE

Alexandre Mauron a obtenu son doctorat en sciences naturelles à l'Université de Lausanne. Il a passé 5 ans aux Etats-Unis à l'Université de Stanford avant d'intégrer la Faculté des sciences de l'UNIGE en tant que maître-assistant. En 1987 il est nommé attaché scientifique à la Fondation Louis-Jeantet et conduit un projet de recherche en bioéthique pour la Fondation. Dès 1991, il intègre la Faculté de médecine où il sera nommé professeur de bioéthique en 1995. L’inclusion de cette discipline dans les études de médecine à Genève constitue alors une première en Suisse. Promu professeur ordinaire de bioéthique médicale en 2001, Alexandre Mauron dirige également l’Institut d’éthique biomédicale qu'il a contribué à fonder et qui est actuellement rattaché au Département de santé et médecine communautaires. La mission du Professeur Mauron inclut la recherche, l’enseignement et la participation aux débats publics sur les questions bioéthiques.

Professeur Michel Milinkovitch

Pr. Michel Milinkovitch

Professeur ordinaire au Département de zoologie et de biologie animale de la Faculté des sciences de l'UNIGE

Formé à l'Institut de recherche interdisciplinaire en biologie humaine et moléculaire de l’Université de Bruxelles et à l'Université de Yale, aux Etats-Unis, Michel Milinkovitch obtient son doctorat en biologie évolutive en 1994. Il obtient son post-doctorat dans un laboratoire de génétique quantitative et devient professeur, d’abord associé puis ordinaire, à l'Université Libre de Bruxelles où il fonde un laboratoire de recherche en génétique évolutive. Le professeur Milinkovitch rejoint la Faculté des sciences de l'UNIGE en 2008. Les travaux effectués dans le laboratoire de Michel Milinkovitch ont d’abord porté sur trois domaines de recherche: la génétique de la conservation, la phylogénie moléculaire, et la génétique appliquée à la biotechnologie. Depuis deux ans, alors qu’il continue à être actif en phylogénie et génétique de la conservation, Michel Milinkovitch a réorienté l'essentiel des recherches de son groupe vers les aspects analytiques et expérimentaux de l'Evo-Devo (génétique évolutive du développement). Investi au niveau de la recherche et de l’enseignement, le Professeur Milinkovitch est aussi activement impliqué dans les débats publics sur les questions de l'évolution biologique.


 

Variation génomique, santé et biobanques

Les biobanques sont-elles un "bien public"?

MrE

De nombreux troubles de santé chez l’homme sont causés par ou associés à des changements dans les gènes. La médecine génétique cherche à comprendre la variation de ces gènes et ses liens avec l’évolution normale et l’expression des maladies. A terme, cela permettra d’identifier les troubles auxquels une personne est plus ou moins prédisposée mais aussi les traitements auxquelles elle serait plus ou moins réceptive. Médecine génétique, médecine préventive et médecine thérapeutique sont donc toutes intéressées à dévoiler les secrets autour du séquençage complet du génome humain mais aussi des autres espèces puisque l'analyse génomique comparative entre espèces et entre les individus constitue une des conditions nécessaires pour fournir de possibles nouvelles opportunités thérapeutiques

Alors que la médecine peut aujourd'hui identifier les troubles consécutifs à la variation d’un gène, le défi principal actuel reste de pouvoir mesurer et anticiper les effets d’une ou de plusieurs variations conjuguées du gène en tenant compte de l’environnement et des comportements de l’individu. La lecture des génomes individuels de même que la collecte d’informations autour de tous les autres facteurs liés à l’histoire personnelle de chaque individu sont donc autant de données essentielles pour faire progresser la médecine préventive et curative.

L’ensemble de ces informations réunies a permis la mise en place de grandes biobanques à travers le monde. Pour l’heure, ces banques dépendent toujours de l’altruisme de personnes ayant accepté d’en faire partie. Cependant, ces biobanques, qui sont pour la plupart «publiques», sont de plus en plus nombreuses à souhaiter que les populations entières participent dans de telles initiatives au nom du bien de la collectivité. A l’heure où la collaboration scientifique internationale tend à devenir un impératif éthique, il serait juste de se poser la question suivante : ces biobanques sont-elles devenues des «biens» publics globaux au service de la communauté?

Professeur Stylianos E. Antonarakis

Pr. Stylianos Antonarakis

Professeur ordinaire du Département de médecine génétique et développement de la Faculté de médecine de l’UNIGE

D'origine grecque, Stylianos E. Antonarakis obtient son MD en médecine à l'Université d'Athènes. Il se forme en tant que généticien à l’Université John Hopkins, aux Etats-Unis, où il sera professeur pendant 8 ans aux Etats-Unis avant d'intégrer l'UNIGE en qualité de professeur ordinaire en 1992, date à laquelle il occupe également la fonction de Directeur de la Division de génétique médicale des Hôpitaux Universitaires Genevois (HUG). En 2004, il est nommé directeur de la Département de médecine génétique et développement de la Faculté de médecine de l'UNIGE en 2004. Œuvrant dans le domaine de la médecine génétique, le Prof. Antonarakis est reconnu comme l'un des spécialistes mondiaux du chromosome 21, associé à la trisomie 21 (syndrome de Downs). Il a coordonné le consortium sur le séquençage de ce chromosome, achevé en 2000. Son laboratoire étudie les fondements moléculaires des anomalies génétiques et a récemment identifié plusieurs séquences fonctionnelles du génome humain qui ne sont pas des gènes. Le Prof. Antonarakis, qui est membre correspondant de l'Académie des Arts et des Sciences d'Athènes depuis 2003, s'est vu décerné le Prix scientifique international Jérôme Lejeune en 2004 ainsi que, l'année suivante, le Prix annuel de la Société européenne de génétique humaine, une distinction prestigieuse récompensant chaque année la contribution individuelle d'un chercheur en génétique humaine.

Professeure Bartha Maria Knoppers

Professeure titulaire en droit et médecine de la Faculté de droit de l'Université de Montréal
Directrice du Centre de Génomique et Politiques, Université McGill (Canada)

kmoppers

Diplômée des Universités de McMaster, de McGill, de Cambridge (Royaume-Uni) et de la Sorbonne où elle obtient son PhD, Bartha Maria Knoppers est professeure titulaire à la Faculté de médecine, au Département de génétique humaine, de l’Université McGill. Membre émérite du Barreau du Québec, la Professeure Knoppers a présidé le Comité d'éthique international de la Human Genome Organization (HUGO) entre 1996 et 2004 après avoir été membre du Comité de bioéthique international de l'UNESCO, comité qui rédigea la Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l'Homme en 1997. Docteure honoris causa de plusieurs universités (Waterloo, Paris V, McMaster et Alberta), la Professeure Knoppers a aussi été élue Fellow de plusieurs instituts de bioéthiques prestigieux dont l'Association américaine pour l'Avancement de la Science et le Hastings Center.


 

La médecine légale à l'aune du 3e millénaire

Pendant bien longtemps, la médecine légale est restée une discipline mal ou peu connue, en marge de la médecine conventionnelle. Actuellement, cette discipline est mieux perçue par le public, notamment grâce à l'image qu'en reflètent les médias. Il n'empêche que le médecin légiste reste, à l'aune du 3e millénaire, un personnage énigmatique dont la profession attire, voire fascine, mais dont la formation, - est-il un vrai médecin ? est-il juriste ou les deux à la fois ? -, et le rôle demeurent encore mal définis. Pourtant au fil des ans, la formation de médecin légiste s'est complexifiée et son rôle est devenu grandissant avec les progrès de la médecine et de la police scientifique et l'émergence de nouveaux besoins et domaines d'investigation.

Professeur Patrice Mangin

Pr. Patrice Mangin

Professeur ordinaire du Département de santé et médecine communautaire de la Faculté de médecine de l’UNIGE, Directeur du Centre Universitaire Romand de Médecine Légale

Originaire de Strasbourg, Patrice Mangin est professeur ordinaire en médecine légale au Département de santé et médecine communautaires de la Faculté de médecine depuis octobre 2007 et Directeur de l’Institut de médecine légale de Genève. Il assure depuis une dizaine d’années la direction de l’Institut de médecine légale de Lausanne et a occupé la position de Vice-Doyen puis de Doyen de la Faculté de biologie et médecine de l’Université de Lausanne. Titulaire d’un doctorat en médecine et d’un doctorat ès sciences en toxicologie, Patrice Mangin axe ses activités de recherche dans l’application de nouvelles techniques d’imagerie comme moyen d’investigation médico-légale, l’exploration de la pathologie cardiaque à l’origine de la mort subite de l’adulte jeune, et l’utilisation des matrices alternatives en toxicologie forensique.

Conférences 2008

L’imagerie médicale à la découverte du cœur: anatomie, fonction et métabolisme

Mercredi 16 avril 2008 à 18h30

Grâce à l’imagerie médicale, le corps humain nous dévoile ses secrets… Les récentes découvertes en imagerie biomédicale et en informatique permettent aujourd'hui de visionner un corps vivant en pleine action, vu de l'intérieur. L'imagerie médicale n'est plus statique. Elle devient dynamique, permettant de voir ainsi des organes en mouvement tels que le coeur. Les Professeurs Osman Ratib et François Mach de la Faculté de Médecine de l'Université de Genève et des Hôpitaux Universitaires de Genève vous invitent, lors de cette conférence, à voyager au centre du système cardiovasculaire. Vivez en direct l'existence d'un coeur humain ! Parcourez avec eux l'anatomie du coeur et des vaisseaux dans sa 3ème dimension. Suivez les mouvements du coeur dans la 4ème dimension de l'espace-temps et enfin, découvrez la 5ème dimension, nouvelle et encore inexplorée : la dimension métabolique.

Pr. Osman Ratib
Professeur Osman Ratib

Professeur au Département de radiologie et informatique médicale de la Faculté de médecine de l'Université de Genève ; Médecin-Chef du Département d'imagerie et des sciences de l'information médicale des Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) ; Médecin-Chef du Service de médecine nucléaire des HUG.

Pr. François Mach

Professeur François Mach

Professeur au Département de médecine interne de la Faculté de Médecine de l'Université de Genève et des Hôpitaux Universitaires de Genève ; Médecin-Chef du Service de cardiologie du Département de médecine interne des Hôpitaux Universitaires de Genève.


 

Prendre soin de soi pour maigrir durablement

Mercredi 7 mai 2008 à 18h30

Mens sano in corpore sano. Un esprit sain dans un corps sain... Tout le monde le savait. Mais l’inverse n’est-il pas tout aussi vrai ? En soignant son âme, ne soigne-t-on pas son corps ? Une personne qui décide d’entreprendre un régime amaigrissant ne pense pas forcément et immédiatement à faire le point sur toute son existence… Et pourtant ! L’approche unique du Professeur Golay et de son équipe hospitalo-universitaire permet au patient de repenser ses priorités de vie, de prendre soin de tout son être, de se donner le temps de vivre. Il priorise la réappropriation de son image véritable et la revalorisation d’une estime de soi trop souvent malmenée. Pour maigrir, il est nécessaire de réduire son niveau de stress car ce dernier non seulement fait grossir mais tend en plus à empêcher de maigrir. Et les chiffres le démontrent : le régime développé par le Professeur Golay permet une perte ainsi qu'une stabilisation du poids de 65% pendant plus de 5 ans. Là est la clé d’une perte de poids durable, sans douleur, ni frustration. Maigrir sans stress passe forcément par une amélioration générale du bien-être de l’individu.

Vous pourrez télécharger le questionnaire présenté durant la conférence ainsi que d'autres informations sur le Service du Professeur Alain Golay à l'adresse suivante: www.hug-ge.ch/setmc.

Pr. Alain Golay

Professeur Alain Golay

Professeur au Département de santé et médecine communautaires de la Faculté de médecine de l'Université de Genève ; Médecin-Chef du Service d'enseignement thérapeutique pour maladies chroniques du Département de médecine communautaires et premier recours des Hôpitaux Universitaires de Genève.


 

Mécanique et clinique d’une maladie du cerveau

Jeudi 18 septembre 2008 à 18h30

Les addictions se déclinent de nombreuses manières et trouvent à chaque époque leur mode d’expression : substances toxiques, réalité virtuelle, nouvelles technologies, internet… Quelles sont dès lors les causes derrière le phénomène d’addiction ? Qu’est-ce qui déclenche une maladie d’addiction ? Peut-on en guérir ? Selon le Professeur Lüscher et le Docteur Zullino, le développement de maladies d’addictions serait causé par un phénomène de dérèglement des mécanismes d’apprentissage de l’être humain. Tout effort d’apprentissage, dans quelque domaine qu’il soit, est motivé par l’attente d'une récompense. Il arrive que la recherche du plaisir lié à cette récompense s’atrophie et devienne le phénomène central qui occulte la finalité même d’apprentissage. Dans le cas des addictions, la fin ne justifierait plus les moyens et les moyens deviendraient la fin.

Pr. Christian Luescher

Professeur Christian Lüscher

Professeur au Département des neurosciences fondamentales de la Faculté de médecine de l'Université de Genève. Il s’est orienté vers une formation de clinicien-chercheur en physiologie et en phsarmacologie cellulaire et moléculaire

Dr. Daniele Zullino

Docteur Daniele Zullino

Privat-Docent de la Faculté de médecine de l'Université de Genève depuis 2006 ; Médecin-Chef du Service d'abus de substances du Département de psychiatrie des Hôpitaux Universitaires de Genève.

top