Conférences Grand Public 2015

Microbio2_2015

Journées de microbiologie 2015
Prévention et infections - Les bonnes et mauvaises piqûres

Plus de 200 ans après sa conception, la vaccination, bien que parfois controversée, reste à nos jours la meilleure arme de contrôle des maladies infectieuses. Les vaccins sauvent chaque année des millions de vies humaines et permettent même l’éradication définitive de certaines maladies. Les 8es Journées de microbiologie braquent le projecteur sur la vaccination et d’autres moyens de prévention face à des maladies comme la rougeole, Ebola ou encore des maladies transmises par l’eau, les tiques et autres animaux. Ces journées sont aussi l’occasion d’aborder des questions de santé publique: se vaccine-t-on aussi pour les autres ? Notre responsabilité s’arrête-t-elle à nos frontières?

 

Organisation
Pr Patrick Linder, Faculté de médecine
Dr Karl Perron, Faculté des sciences
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Mardi 15 septembre 2015, 18h30 - Uni DUFOUR
Leçon d'ouverture du semestre d'automne de l'UNIGE
AVEC OU SANS VACCIN, UN CHOIX DE SOCIETE

Professeure Claire-Anne Siegrist
Département de pédiatrie, Faculté de médecine UNIGE
Cheffe du centre de vaccinologie, HUG

La Lauréate 2015 des prix culture et société de la Ville de Genève nous parlera de l’importance de la vaccination dont le succès sur des maladies mortelles est allée de pair avec des résistances sur son bien-fondé.

Mercredi 16 septembre 2015, 18h30 - CMU
VACCINER UN ENFANT, UN GESTE POUR TOUS

 

Professeure Klara Posfay Barbe
Département de pédiatrie, Faculté de médecine UNIGE
Responsable de l’Unité d’infectiologie pédiatrique, HUG

En 1796, Edward Jenner découvre et teste l’effet de la vaccination contre la variole, finalement éradiquée en 1980. Depuis, tous les moyens ont été mis en œuvre pour favoriser et développer la vaccination contre d’autres graves maladies, comme la poliomyélite, aujourd’hui en passe de disparaître, ou encore certaines formes de méningites. Ces dernières, qui touchent particulièrement les enfants, peuvent être à l’origine de séquelles graves, voire mortelles. Plusieurs vaccins, pourtant très efficaces, ne connaissent cependant pas une couverture assez large pour limiter l’apparition encore régulière d’épidémies localisées, provoquant des drames que l’on sait pourtant évitables. La décision de vacciner un enfant a donc des impacts majeurs et durables, au niveau individuel et collectif.

Jeudi 17 septembre 2015, 18h30 - CMU
NOUVEAU MICROBE, OÙ TE CACHES-TU?

 

Professeur Gilbert Greub
Directeur de l’Institut de microbiologie, Université de Lausanne
Chef du Service de Microbiologie, Département des laboratoires, CHUV

Alors que nous sommes en mesure de prévenir de plus en plus de maladies, de nouvelles sources d’infections font sans cesse leur apparition. Quels sont ces nouveaux microbes et d’où proviennent-ils? Certains facteurs environnementaux peuvent expliquer la recrudescence de ces maladies dites émergentes. Des outils de diagnostic rapides et performants permettent, aujourd’hui plus que jamais, d’identifier de nombreux microbes pathogènes. Connaître les sources de germes infectieux, leurs vecteurs et leurs modalités de transmission constitue, avec la vaccination, l’une des meilleures armes de prévention. De la tique aux animaux de compagnie, en passant par les objets de la vie quotidienne tels que les climatiseurs, il est important de repérer ces sources d’infection afin de s’en prémunir.

Précédentes Journées de microbiologie
Vers le dossier thématique du CDS


Cambodge4

 

En 2014, le Prix de Genève pour les Droits de l’Homme en Psychiatrie a été décerné au Professeur cambodgien Ka Sunbaunat, qui a dédié sa vie de médecin à soigner les personnes atteintes de troubles mentaux dans un pays laissé exsangue par les Khmers rouges. Lorsqu’en 1979 l’armée vietnamienne met fin à ce régime sanguinaire, rares sont les professionnels de la santé encore en vie.

Dès 1989, l’armée vietnamienne se retire du Cambodge et l’aide internationale afflue. Le professeur Sunbaunat décide alors de réunir les personnes clés pour mettre en œuvre un ambitieux système de soins en santé mentale dans un pays où la psychiatrie n’existe plus. Il veut aider les survivants et les générations suivantes à se libérer des séquelles psychologiques liées aux violations systématiques des droits de l’homme perpétrées durant cette période.

Mais il ne suffit pas de recréer les structures existant ailleurs : Ka Sunbaunat aura comme souci principal d’adapter les soins aux besoins de la population et au contexte local, dans le cadre d’une stratégie à long terme qui respecte les droits des patients et lutte contre la stigmatisation et les discriminations. Il se distingue par son attachement aux valeurs du bouddhisme, étant persuadé que la pratique cambodgienne des soins doit être en accord avec la culture traditionnelle de son pays.

Dans sa conférence, le professeur Sunbaunat, victime résiliente des violences qui ont coûté la vie à près de deux millions de ses concitoyens, racontera comment il a pu construire ce réseau de soins. Une occasion unique d’entendre comment il a su puiser en lui-même et dans ses valeurs culturelles la force d’offrir à ses concitoyens des soins en santé mentale empreints d’humanité.

Ka Sunbaunat est considéré aujourd’hui comme le père de la psychiatrie cambodgienne. Ancien doyen de la Faculté de médecine de l’Université des sciences de la santé de Phnom Penh, il y a fondé en 1992 un Département de psychiatrie qui forme chaque année plusieurs dizaines de psychiatres et d’infirmiers spécialistes de la santé mentale.

Le Prix de Genève pour les Droits de l’Homme en psychiatrie, créé en 1999 à l’occasion du 50e anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, récompense des personnes ou des institutions dont les actions en faveur des personnes atteintes dans leur santé mentale sont particulièrement remarquables. Ce Prix veut ainsi honorer l’équité, l’humanité ou l’excellence des soins psychiatriques, ainsi que les actions visant à réduire la méconnaissance et la discrimination entourant les maladies psychiques.

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"Cambodge: se reconstruire après un génocide
La résilience d'un peuple
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Conférence du professeur Ka Sunbaunat
Lauréat du Prix de Genève pour les droits de l’Homme en psychiatrie
Ancien doyen, Université des Sciences de la Santé du Cambodge

Dans le cadre du 2e Congrès européen de psychiatrie sociale – ECSP:
http://www.ecspsocialpsychiatry.org

La conférence est organisée en partenariat avec l’Université de Genève, la Fondation du Prix de Genève pour les Droits de l’Homme en Psychiatrie et le European Congress of Social Psychiatry.

Mercredi 1er juillet, 18h00
Uni Mail, salle MR380


Mourir75ans

ECOUTEZ LA CONFERENCE

Pourquoi j'espère mourir à 75 ans
Conférence du prof. Ezekiel J. Emanuel
Directeur du département d’éthique médicale et des politiques de santé à l’Université de Pennsylvanie
Ancien conseiller spécial pour la politique de santé à la Maison-Blanche

Mardi 9 juin 2015, 18h30
Uni Bastions, salle B106 - Entrée libre

Grâce aux progrès de la science et de la médecine, nous vivons de plus en plus longtemps. Si l'espérance de vie dans nos pays industrialisés était de 47 ans en 1900, elle est aujourd'hui d'environ 80 ans pour les hommes et de 84 ans pour les femmes. Dans ce contexte, alors que beaucoup nourrissent l'espoir de voir grandir leurs petits enfants et arrières petits enfants, le Dr. Ezekiel Emanuel n'abonde pas dans ce sens. Invité par l'Institut Ethique Histoire Humanités de la Faculté de médecine, le directeur du Département d'éthique médicale et des politiques de santé à l'Université de Pennsylvanie, s’exprimera au sujet de cette quête de longévité.texte

Dans un essai qu’il a publié, dans le magazine The Atlantic en octobre dernier, Ezekiel Emanuel affirme que, contre l’avis de ses proches, il espère mourir à 75ans. Selon lui, longévité et qualité de vie ne vont pas de pair. Il considère qu'à cet âge, il aura vécu pleinement sa vie et surtout laissé à ses proches l'image d'une personne vive et enthousiaste. Passé ce cap, il veut changer radicalement son rapport aux soins médicaux, ne plus se battre contre la maladie pour laisser la nature faire son travail.

Pour autant, Ezekiel Emanuel ne préconise pas le recours à l'euthanasie et au suicide assisté, méthodes auxquelles il est opposé.

L’ancien conseiller spécial pour la politique de santé à la Maison blanche s’exprimera lors de cette conférence sur cette question centrale dans nos sooroktbntgciétés industrialisées et prospères.

English version

Conférence en anglais avec interprétation simultanée en français
Organisé par l'Institut Ethique Histoire Humanités (iEH2)d e la Faculté de médecine UNIGE


handicap

ÉCOUTEZ LA CONFÉERENCE

Prof. Stephan ELIEZ
Département de psychiatrie, Faculté de médecine UNIGE
Directeur de l’Office médico-pédagogique - DIP, Etat de Genève

Moon
Réalisatrice du film « Le complexe du kangourou »

Florence FARION
Journaliste RTS

Comment vivre au quotidien avec un enfant différent, porteur d'un handicap - trouble du spectre autistique ou retard mental - sans se laisser submerger? «Quand un bébé kangourou atteint une certaine maturité, il quitte la poche de sa mère pour découvrir le monde. Avoir un enfant handicapé c’est faire l’expérience d’un corps à corps sans frontière», souligne Sarah Moon Howe, réalisatrice du documentaire Le complexe du kangourou qui suit la vie de quatre mères d'enfants atteints de handicap.

Autour d’extraits de ce film, Sarah Moon Howe, elle-même mère d’un enfant handicapé, et le professeur Eliez proposent un dialogue avec le public de ce que signifie, au quotidien, être parent d’un enfant pas comme les autres. En compagnie de Florence Farion, journaliste à la RTS, ils partageront leurs expériences et ouvriront des pistes de discussion et de réflexion sur cette parentalité différente, difficile mais aussi si enrichissante.

Dans le cadre de ses activités, Stephan Eliez, pédopsychiatre, professeur à la Faculté de médecine de l’Université de Genève et directeur de l’Office médico-pédagogique, rencontre et conseille des familles qui élèvent un enfant présentant un handicap. Avec son équipe de recherche, à l’aide d’outils de neurosciences cognitives et de neuroimagerie, il est engagé dans la compréhension du développement de la psychose chez des personnes avec certaines maladies génétiques. Il s’intéresse également à l’identification et au traitement précoce des symptômes de l’autisme.

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