De l’eau pour comprendre le cerveau

carleton
Pour observer le cerveau en action, scientifiques et médecins utilisent des techniques d’imagerie, dont la plus connue est l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRM-f). Celles-ci ne reposent pas sur l’observation directe des impulsions électriques des neurones activés, mais sur une de leurs conséquences. En effet, cette stimulation déclenche des modifications physiologiques dans la région cérébrale activée, des changements qui deviennent dès lors visibles par imagerie. On croyait jusqu’alors que ces différences étaient uniquement dues aux modifications de l’afflux de sang vers les cellules. En utilisant l’imagerie des signaux optiques intrinsèques (SOI), des chercheurs de l’Université de Genève (UNIGE), ont démontré que, contrairement à ce que l’on pensait, une autre variation physiologique était à l’œuvre: les neurones activés gonflent à cause d’une entrée massive d’eau. Cette découverte fournit la preuve qu’une analyse beaucoup plus fine du fonctionnement du cerveau – et de ses dysfonctionnements – est possible. Des résultats à lire dans la revue Cell Reports.

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3 juillet 2015

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