| L'Université de Genève
opère sa révolution technologique en douceur |
Il
a beaucoup été question de réseaux et de nouvelles
technologies lors de la conférence de presse de rentrée
du rectorat, vendredi 19 octobre. L'Université de Genève,
qui fait figure d'innovateur dans ce domaine depuis plusieurs années,
opère une "révolution tranquille", selon les mots
du recteur, Maurice Bourquin. Les responsables de l'Université
ont saisi cette occasion pour développer les principaux axes de
leur politique à ce sujet.
- L'Université fait face à une augmentation continue du
nombre d'étudiants. Celle-ci a été de + 2,4% l'an
dernier. Pour cette nouvelle rentrée, selon les estimations disponible
à ce jour, on enregistre déjà une augmentation
de + 1%, alors que les immatriculations ne sont pas encore closes. En
chiffres absolu, les effectifs étaient de 13'200 étudiants
l'an dernier. Cette évolution exige une augmentation des moyens
alloués à l'Université, principalement en termes
de locaux et d'encadrement.
- En ce qui concerne les nouvelles de technologies de l'information
et de la communication, Maurice Bourquin a d'abord souligné qu'elles
s'inscrivaient dans une tradition pédagogique, d'inspiration
piagétienne, qui place la participation active des étudiants
et les échanges académiques au cur de l'enseignement.
A leur arrivée, chaque étudiant reçoit un accès
au réseau informatique de l'Université et une majorité
(64%) ont régulièrement recours à ce service. Parmi
les sites internet les plus visités, on trouve notamment "SOS
étudiants", le Bureau
de placement ou encore la Bourse
aux stages.
- Le développement des nouvelles technologies à l'Université
s'effectue sur plusieurs plans. L'enseignement assisté par ordinateur
tout d'abord: à ce jour, 30% des enseignements utilisent ce support.
Jean-Dominique Vassalli, vice-recteur, a pris pour exemple la mise en
place d'un projet
de santé publique qui relie l'Université de Genève
à des hautes écoles au Liban, en Tunisie et au Cameroun.
Cette plate-forme interactive offre des perspectives passionnantes pour
favoriser les transferts de connaissances et les échanges interculturels
entre pays en voie de développement et pays industrialisés.
- Ces changements concernent également les bibliothèques
qui, par le biais des nouvelles technologies, se muent en véritables
centres multimédia, avec la possibilité notamment de consulter
4100 périodiques en ligne et d'avoir accès à 57
bases de données bibliographiques numérisées, 70
films et 10 cours en ligne.
|