"L'idée de ce site nous est venu l'an dernier en constatant le nombre d'erreurs publiées dans les articles de presse consacrés à la vache folle", raconte Sylvie Déthiollaz, responsable du projet. "Notre but est donc de proposer à l'attention des journalistes et du public une information de base, rédigée dans un langage accessible à tous, mais exacte, sur les protéines qui font parler d'elles." Dans sa dernière mise à jour, Protéine à la "Une" a ainsi concocté un dossier sur l'anthrax. Pour faciliter la lecture, des liens renvoient à des explications plus détaillées sur des termes techniques. Et au bas de chaque article, on trouve des références à des ouvrages ou à des liens sur d'autres sites plus pointus. En proposant plusieurs niveaux d'information, Protéine à la "Une" allie donc rigueur scientifique et lisibilité. Sylvie Déthiollaz indique que le site prévoit de développer d'autres services, notamment un index des protéines les plus connues donnant accès à des explications de base, sous une forme ludique. SwissProt, basé au Centre médical universitaire, gère la plus grosse base de donnée au monde sur les protéines et développe des outils informatiques pour la recherche sur les protéines. Cette base de donnée contient par exemple des informations sur la structure, la fonction ou la localisation des protéines, ainsi que leur relation avec certaines maladies. Le groupe, constitué d'une quarantaine de collaborateurs, a également mis au point une base de donnée concernant les domaines et les familles de protéines (PROSITE), grâce à laquelle il est possible d'identifier des régions fonctionnelles dans les protéines et les familles auxquelles elles appartiennent. Il élabore en outre des programmes permettant, par exemple, de déterminer les propriétés physico-chimiques d'une protéine. SwissProt est aujourd'hui intégré à l'Institut suisse de bioinformatique, créé en 1997 pour répondre aux besoins en informatique des biologistes et des médecins. |
| | |