Moins connues que les transplantations d'organes, les
transplantations de cellules ouvrent depuis quelques années des
perspectives encourageantes de traitement de certaines maladies. Tout
comme pour les implantations d'organes, ces thérapies restent toutefois
à la merci des rejets. Il en va ainsi des transplantations cellulaires
pour le traitement des diabètes de type 1, lorsque le corps des
patients ne sécrète plus du tout d'insuline. Les résultats
sont encore mitigés, faute de mieux connaître les processus
de rejet. Des recherches menées à la
Faculté
de médecine de l'Université de Genève apportent
aujourd'hui un nouvel éclairage à ce propos. Une équipe,
dirigée par le professeur Jacques Philippe, du
Département
d'Endocrinologie et Diabétologie, en collaboration avec le
professeur Philippe Morel et le Docteur José Oberholzer, vient
en effet de mettre au point une technique permettant l'identification
de marqueurs moléculaires pour mesurer le taux de rejet ou de destruction
des cellules transplantées. Cette découverte, qui fait l'objet
d'une publication dans la revue américaine
Diabetes
du mois de mars 2002, ouvre la voie à une prévention plus
efficace et plus précoce des rejets cellulaires.