Il est de bon ton aujourd'hui de voir dans les nouvelles
technologies de l'information et de la communication (NTIC) un formidable
outil au service du développement. En investissant dans ces technologies
de pointe, les pays du Sud combleraient ainsi le "retard" accumulé
à l'ère (post)-industrielle. La réalité offre
toutefois un visage moins réjouissant. Pour exemple, l'Afrique
subsaharienne, qui abrite 10% de la population mondiale, ne possède
que 0,1% des connexions à internet, selon les chiffres fournis
par le
Programme
des Nations Unies pour le Développement. Les disparités
dans ce domaine ne cessent donc de croître, à tel point que
l'expression "fracture numérique" a fait sa place dans
le vocabulaire des spécialistes du développement. Anthropologue
et démographe de formation,
Louise
Lassonde était invitée à présenter sa
réflexion sur ces questions, dans le cadre d'un
séminaire
sur "Les nouvelles technologies et le développement durable"
organisé par le Centre d'écologie humaine et des sciences
de l'environnement (
CUEH)
de l'Université de Genève. Selon elle, la solution au "fossé
numérique" passe avant tout par la prise en compte des besoins
des usagers.