Le Département des sciences de l'Antiquité se met à table

 

"A table!" Le Département des sciences de l'antiquité a choisi, pour le cours public qu'il organise cette année dès le 5 novembre, un titre aux consonances résolument épicuriennes. Tout au long des semaines à venir, des enseignants du Département dévoileront, chacun dans son domaine de spécialisation, les mystères de la table antique, ses rituels et ses interdits, ses extravagances et sa diététique.

Ce tour d'horizon des habitudes alimentaires antiques fera étape en Mésopotamie, reconnue comme l'un des berceaux des techniques culinaires, en Egypte, en Grèce et à Rome. Ce que nous savons en cette matière nous a été transmis par le texte, et plus rarement par les vestiges archéologiques. Si les héros homériques ont la réputation de se gaver de viande et de vin à longueur de journée, l'ossature des Grecs anciens tendrait toutefois à prouver que le régime de base de l'Antiquité méditerranéenne était pour l'essentiel végétarien, composé de graminées, de légumes, d'huile d'olive et de vin.

C'est chez les Romains que l'on retrouve la littérature la plus exhaustive sur les arts de la table, auprès d'auteurs comme Pline le Jeune, Pétrone, Juvénal ou Horace. On attribue de même à Apicius l'un des plus anciens recueils de recettes de cuisine qui nous soit parvenu.

L'intérêt de cette série de cours tient autant à l'universalité du sujet qu'à la diversité des approches, dans un domaine où la recherche s'est, jusqu'à présent, relativement peu aventurée.

Trinch!

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