"On
n'attrape pas le VIH juste en parlant du sida".
Après plus d'une décennie de
sensibilisation et d'information sur la pandémie,
les préjugés et la stigmatisation
continuent d'avoir cours. "Le sida réveille
des peurs qui conduisent à l'intolérance",
remarque Tiziana Farinelli Ebengo, responsable
de l'Antenne
Santé de l'Université. Les
organisateurs de la Journée mondiale
du sida ont donc choisi de lancer un appel
à la tolérance. Un appel relayé
lundi 2 décembre à l'Université
de Genève, à travers plusieurs
stands d'informations placés dans les
principaux bâtiments universitaires.
"Les étudiants représentent
une population à risque et nous devons
régulièrement battre le rappel",
note Tiziana Farinelli Ebengo. Les responsables
de la prévention ont d'ailleurs remarqué
ces dernières années qu'aussitôt
que les campagnes baissaient d'intensité,
le nombre d'infections reprenait l'ascenseur,
alors que la tendance est plutôt à
la baisse de manière générale
dans les pays industrialisés.
A l'échelle mondiale,
la pandémie continue de progresser:
dix personnes sont infectées chaque
minute et les spécialistes de la santé
s'accordent à dire que le sida est la
plus grande épidémie qu'ait connue
l'humanité. Fait nouveau, relève
le Programme
des Nations Unies sur le HIV/SIDA, "le
nombre des femmes vivant avec le VIH s'est
élevé pour atteindre 50% du total
mondial". Et l'organisation onusienne
de rappeler que "la stigmatisation et
les inégalités relèguent
les femmes tout à l'arrière de
la file d'attente pour ce qui est du traitement,
exacerbent les risques de VIH, soutiennent
la violence sexuelle et privent les filles
de scolarité".
Pour en savoir plus:
clip
"Protège-toi, protège l'autre"
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