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Un objet
mal classé est un objet perdu. Ce dicton,
cher aux bibliothécaires, s'applique
très bien à l'ensemble des contenus
multimédia. Pour étiqueter et
classer ces contenus, les informaticiens, s'inspirant
des modèles mis au point par les documentalistes,
ont créé des bases de données
couplées à des moteurs de recherche:
les objets sont associés à des
catégories ou à des mots-clés,
grâce auxquels il est possible de les
identifier. Ces outils sont toutefois limités.
Un objet ne peut être retrouvé
que si l'on a introduit, dans le moteur de
recherche, l'intitulé exact auquel il
est associé dans la base de données.
Une limitation d'autant plus problématique
lorsque l'on a affaire à des images
qui, contrairement aux expressions linguistiques,
n'ont pas de structure reconnaissable par un
ordinateur.
Assistant au Département
d'informatique de l'Université,
Carlo
Jelmini s'est attaqué à ce
problème et a mis au point un modèle
d'annotation d'images susceptible de décupler
la puissance des outils de recherche tels qu'ils
existent aujourd'hui. Un travail de diplôme
qui lui a valu de recevoir, le 20 mai dernier,
le Prix Arditi en informatique. Associé
au Viper
Group, dirigé par Stéphane
Marchand-Maillet, maître d'enseignement
et de recherche, ce travail s'inscrit dans
le cadre de recherches visant à appliquer
l'intelligence artificielle au domaine du multimédia.
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