Les projets de développement de l'administration, dans le cadre du Plan de développement de l'Université, doivent répondre à trois questions de base: Quelles sont les finalités poursuivies par le projet? Quels sont les objectifs fixés? Quels sont les résultats attendus et ceux obtenus? Telle est la règle de gestion que Laurent Pally a instauré au sein l'administration centrale. Il a ainsi confié aux statisticiennes de l'Université la tâche de définir, avec les acteurs des projets, des indicateurs permettant de mesurer l'atteinte des résultats attendus pour chaque projet de développement. Un examen blanc pour notre institution qui devra s'accoutumer d'ici peu à ce mode de gestion lorsque sera signée la Convention d'objectifs. Le Plan de développement quadriennal a en effet permis d'allouer de l'argent à un certain nombre de projets, donnant ainsi un coup de fouet à des développements nouveaux au sein de toute l'Université. Parmi ceux-ci, quelques-uns concernent directement l'administration centrale. "J'ai donc souhaité que chaque projet puisse être construit et évalué sur des éléments concrets de mesure de satisfaction et de résultats. C'est pourquoi j'ai confié à Sophie Rossillion et à sa collaboratrice, Anne Delcourt, la coordination de la mise sur pied d'indicateurs", précise Laurent Pally. Développer des indicateurs: un travail commun Autre objectif de la direction: améliorer la transparence. "Au-delà de la mesure, un aspect fondamental de ce travail est la réflexion qu'il amène. Il permet de s'interroger sur ses activités, éventuellement de cerner les dysfonctionnements de la démarche et de les corriger", précise la statisticienne. Une nouveauté à l'Université Pour Philippe Tinguely de la DASE, le calcul de ces indicateurs était nécessaire pour justifier les dépenses. Toutefois, cela n'a pas révolutionné ses activités. "Grâce aux indicateurs, nous avons pu confirmer des tendances dont on se doutait déjà pour ce qui concerne les immatriculations. Reste à voir maintenant si ces tendances se modifient au cours du temps". Michel Buttin, responsable de STEPS confirme cette opinion positive. "Je suis favorable à cette démarche car pour bien diriger, nous avons besoin de tableaux de bord. Evidemment c'est astreignant. Par ailleurs on n'a pas l'habitude de cela. C'est un processus qui est long et qui demande un certain changement de mentalité". La notion de "tableau de bord" soulève toutefois une des difficultés du travail fourni: il est parfois difficile de ne pas mélanger "projet de développement" et "mesure de fonctionnement/objectifs internes". Pour Sophie Rossillion " Quand l'aspect "fonctionnement" et "objectifs internes" sont prédominants, le projet devient alors ambigu car il mélange les genres. Une réflexion est donc vraiment nécessaire dès l'élaboration d'un projet pour le Plan de développement". C'est ce que ressent Roger Mérat à la Division informatique: "la définition des indicateurs est une tâche administrative de plus. Je pense qu'il serait plus utile qu'un ingénieur consacre son temps aux tâches correspondant à ses compétences techniques. D'autre part, il est difficile de trouver des chiffres significatifs compte tenu des prestations que nous offrons. On risque donc de nous reprocher de ne pas avoir atteint un objectif trop ambitieux dans un projet qui concerne peu de monde, alors que nous bossons passionnément pour résoudre les problèmes et satisfaire les nouvelles demandes des nombreux utilisateurs de nos services". Cette expérience pilote avait pour échéance
la fin de l'année. La réflexion est maintenant
lancée et se poursuit. Il semble, en effet, que
le courant actuel nous porte toujours plus vers ce type
de mesures qui devront tôt ou tard se généraliser
à toute l'institution. Et il est fort probable,
qu'avec la future convention d'objectifs, l'ensemble du
travail fourni par l'administration centrale serve d'exemple. |
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Sylvie Détraz Université de Genève Presse Information Publications Janvier 2004 http://www.unige.ch/presse/archives/unes/2004/20040115indicateurs.php Imprimer la page |