| Pour une fédération des enseignements internationaux |
Avec une nouvelle équipe rectorale
émergent de nouveaux projets. La fédération
des enseignements internationaux est l'un d'entre eux.
Elle traduit, pour l'Université de Genève,
une volonté de jouer un véritable rôle
actif dans le paysage universitaire suisse. André
Hurst, Recteur de l'Université, nous présente
ce projet "fédérateur" en quatre
réponses.
L'Université de Genève a récemment
créé la fédération des enseignements
internationaux. De quoi s'agit-il?
André Hurst: Cette fédération
est l'équivalent, sur le plan de l'enseignement,
de ce que le RUIG représente au niveau de la recherche.
Il s'agit d'un réseau à même de proposer
aux étudiants le meilleur cursus possible concernant
le fonctionnement, ainsi que l'histoire des organisations
internationales. Il faut noter que cette démarche
s'inscrit dans le cadre d'un des objectifs fixés
par notre future "convention d'objectifs", celui
de jouer un rôle actif dans le paysage universitaire
suisse. En effet, si notre Université remplit déjà
cette tâche, notamment en tant que maison-mère
de deux Pôles de recherche nationaux (PRN) - MANEP
et Frontiers in Genetics -, il semblait important qu'elle
le fasse également au travers de l'une de ses spécificités:
la concentration exceptionnelle, à Genève,
d'organisations internationales.
Comment s'est dès lors concrétisée
cette volonté de fédération?
Forte de cette remarquable présence, notre institution
compte un certain nombre d'entités, parmi lesquelles
l'Institut européen de l'Université de Genève
(IEUG),
et collabore avec d'autres comme l'Institut universitaire
de hautes études internationales (IUHEI),
l'Institut universitaire d'études du développement
(IUED),
le Réseau universitaire international de Genève
(RUIG),
qui étudient justement les questions liées
à l'histoire et au fonctionnement de ces organisations.
Ainsi, depuis septembre dernier, nous avons mis en place
un groupe réunissant des gens communs à ces
différentes entités. Présidé
par Gilles Petitpierre, ce groupe, qui constitue le cadre
structuré de la fédération, permet
à ses membres de réfléchir ensemble,
et de mettre sur pied une offre compétitive d'enseignements
liés à ces domaines.
Cette fédération a-t-elle d'autres objectifs?
Un nouvel appel d'offre a récemment été
lancé par Berne pour des PRN en sciences humaines.
A ce titre, le prof. Braillard, directeur de l'IEUG, va
soumettre prochainement un projet de Pôle dans le
domaine des études internationales. Enfin, les enseignements
proposés par le groupe pourront, à l'avenir,
s'étendre à nos différents partenaires,
que ce soit l'Arc lémanique ou le Triangle Azur.
On imagine en effet mal que cette fédération
soit, par exemple, sans incidences sur le Collège
des humanités de l'EPFL.
Quels en sont les avantages pour les étudiants?
Elle offre la possibilité de créer, dans
le cadre du processus de Bologne, des programmes d'études
donnant accès aux carrières internationales
et diplomatiques. Les diplomates étant issus de
facultés très diverses, notre fédération
permettra aux aspirants d'acquérir, à Genève,
une instruction spécifique qui accroîtra leurs
chances d'intégrer ces milieux d'activités.
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