Les cafétérias sont des lieux incontournables de la vie universitaire. Les étudiants y laissent souvent des souvenirs impérissables, mais davantage pour les parties de cartes et de rigolade qu'ils y ont vécues, que pour le charme du cadre et de la nourriture. Au vu des prix qui y sont pratiqués, personne ne s'attend d'ailleurs à y trouver de la haute gastronomie. Aussi, lorsqu'on demande à des usagers de juger la qualité des plats, ils sont généralement très magnanimes dans leurs commentaires. Et lorsqu'ils se plaignent, ils admettent assez vite que "la cafe" est une cible facile sur laquelle faire passer sa mauvaise humeur du moment. Premier point à relever, et non des moindres, parmi les avis qui ont été récoltés pour cet article dans les quatre principales cafétérias de l'Université (CMU, Uni Dufour, Uni Mail et Sciences II): les usagers(1) sont quasi unanimes à relever l'amabilité et la serviabilité du personnel. Les tarifs, en revanche, sont plus sujets à discussion. En ce qui concerne les plats, tout d'abord, Françoise Demierre, responsable du Bureau des logements et restaurants universitaires, tient à rappeler que, contrairement à certaines rumeurs, les prix sont les mêmes dans toutes les cafétérias de l'Université. Affirmation vérifiée sur place. Le plat le moins cher est à 8 francs, tarif étudiant, 10.40 pour le personnel, le plus sophistiqué au prix unique de 13.50 francs. Ces tarifs ne sont d'ailleurs pas fixés par l'Université, mais par la Commission des cafétérias du Département de l'instruction publique. Les usagers les trouvent honnêtes. (1) Le terme d'"usagers" fait ici référence
aux personnes qui ont été interrogées
pour cet article et ne doit pas être entendu comme
un échantillonnage scientifiquement représentatif
de l'avis général.
Disparité sur les yaourts Des étudiants estiment également que le prix du café à 2 francs est élevé pour leur budget, de même que le prix du croissant, 1.20 francs. "Pour ce qui est des croissants, c'est le tarif officiel de l'Association des boulangers, toujours moins élevé que dans un café normal", fait remarquer Françoise Demierre. Tarifs étudiants et personnel Questions de diététique Pour ce qui est de la quantité, les avis divergent du tout au tout. Certains usagers d'Uni Dufour trouvent les portions peu généreuses, tandis qu'à Sciences II "il faut dire stop pour que l'assiette ne déborde pas!" Manque de place A Sciences II, l'exiguïté est particulièrement frappante. "Cela arrive souvent qu'on ne trouve pas de place et il faut faire une longue queue pour être servi", se plaignent les usagers, qui craignent que la situation ne se détériore encore avec l'arrivée des pharmaciens lausannois en octobre prochain. Un effort a déjà été fourni avec l'ouverture d'une caisse supplémentaire pour les sandwiches. Françoise Demierre précise en outre que des solutions sont à l'étude pour agrandir la surface disponible. Quant à Uni Dufour, les usagers du bâtiment
sont nombreux à se plaindre des odeurs qui filtrent
dans tout le bâtiment. "La ventilation a explosé
la semaine dernière, ce qui fait que les odeurs
étaient particulièrement fortes ces derniers
temps", explique le gérant Denis Jorand, conscient
du problème et bien décidé à
faire de son mieux pour éviter ces désagréments.
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Jacques Erard Université de Genève Presse Information Publications avril 2004 http://www.unige.ch/presse/archives/unes/2004/20040405cafeteria.php Imprimer la page |