Si les idées s'échangent aujourd'hui d'un bout à l'autre de la planète à la vitesse de l'éclair, les infrastructures technologiques dont dépendent les chercheurs restent soumises aux bonnes vieilles lois de la gravité: pas de partage sans proximité géographique. Le 11 mars dernier, les trois partenaires du programme Science, Vie, Société (SVS) - Universités de Genève et de Lausanne, plus EPFL - inauguraient ainsi deux plateformes d'analyse génétique (DAF). L'événement a mis en évidence l'un des aspects les plus visibles des collaborations entre les trois hautes écoles lémaniques dans le domaine des sciences de la vie. "Nous souhaitons bien entendu que cette coopération débouche aussi sur des recherches communes", indique Jean-Dominique Vassalli, responsable du volet sciences de la vie du programme SVS pour l'Université de Genève. "Mais il s'agit là d'une première étape qui nous permet de montrer très concrètement les bénéfices de notre programme de collaboration." Ces deux plateformes d'analyse génétique
devraient être suivies par d'autres équipements
indispensables au développement des sciences de
la vie dans l'arc lémanique. Partage de compétences
"Il est nécessaire que chaque partenaire dispose d'une animalerie de proximité", explique Jean-Dominique Vassalli. On voit mal en effet des chercheurs lausannois devoir se rendre à Genève chaque fois qu'ils ont besoin d'une banale souris pour leurs expériences. En revanche, l'élevage des animaux suppose notamment la présence de pathologistes vétérinaires, afin de prévenir ou signaler les maladies susceptibles d'influencer le résultat des expériences. Or ces pathologistes ne courent pas les rues. Les partenaires de SVS envisagent donc de mettre en commun leurs ressources dans ce domaine. Pilotage léger pour terrain en constante évolution Une structure ouverte Pour les chercheurs, il y a bien entendu de nouvelles habitudes à prendre. Dans certains cas, il faut surmonter l'inconfort lié au déplacement dans une des institutions partenaires. Mais "c'est à ce prix que les chercheurs peuvent avoir accès à des infrastructures et des compétences qui ne seraient tout simplement pas à leur disposition autrement", note Jean-Dominique Vassalli. Vision financière à long terme Le soutien financier des cantons et de la Confédération
ces prochaines années est d'autant plus pertinent,
selon lui, que les coûts liés à SVS
pourraient être pris en charge par le budget des
universités dès l'horizon 2006-2007, au moment
où les hautes écoles pourront dégager
des nouvelles ressources sur la base de réallocations
internes. Pour en savoir plus: |
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Jacques Erard Université de Genève Presse Information Publications Avril 2004 http://www.unige.ch/presse/archives/unes/2004/20040405svs.php Imprimer la page |