Cela n'a échappé à personne. Le Rectorat entré en fonction en juillet dernier est particulièrement attentif à la question de la démocratisation de l'accès aux études. La proportion d'étudiants provenant de milieux défavorisés reste trop faible, relève le programme de politique générale. "L'Université a le devoir de détecter tous les cerveaux ", ajoute le recteur, André Hurst. Le projet "Lisons ensemble", lancé conjointement avec le Département de l'enseignement primaire (DEP), s'inscrit dans cette démarche. S'inspirant d'une expérience menée par l'Université de Limerick, en Irlande, où des étudiants aident des enfants à faire leurs devoirs scolaires, le projet "Lisons ensemble" consiste à organiser des activités de lecture en petits groupes composés d'enfants de milieux défavorisés et animés par des étudiants. L'idée est de transmettre le plaisir de la lecture, en la faisant suivre de discussions, cette notion de plaisir étant perçue comme capitale pour suivre des études. Personne n'ignore en effet que le manque de moyens financiers n'est pas le seul obstacle limitant l'accès à l'Université. Celle-ci souffre d'une image négative auprès des familles de milieux socio-économiques modestes. Inaccessible, réservée à une élite, pour bon nombre de parents et d'élèves, l'Université est "faite pour les autres". Pour combler ce fossé, quoi de plus naturel que d'établir un contact direct entre l'institution et ces élèves? La FPSE, qui coordonne le projet, sera chargée
de recruter les étudiants participants. Ceux-ci
seront rémunérés par l'Université.
La Faculté a également mis en place un "Groupe
d'accompagnement scientifique" composé d'enseignants
et d'un représentant de l'école primaire.
Il aura pour tâche de préciser et de détailler
le concept. |
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Jacques Erard Université de Genève Presse Information Publications Mai 2004 http://www.unige.ch/presse/archives/unes/2004/20040510lisons.php Imprimer la page |