Et si la canicule devait à nouveau frapper cet été? Cela n'a pas l'air d'en prendre le chemin, mais les dieux de la météo sont capricieux. Alors mieux vaut prévenir La canicule, plus qu'un problème de météorologie, est un problème de société. 25'000 personnes seraient décédées l'an dernier des suites des excès de chaleur en Europe. Pour la plupart, il s'agissait de personnes âgées. A Genève, le taux de mortalité a augmenté de 32% durant le mois d'août 2003. Alors que le prolongement de l'espérance de vie figure parmi les succès de la civilisation moderne, on peut s'interroger sur la signification d'un tel exploit, dès lors que nous laissons nos parents et grands-parents mourir dans la solitude et l'indifférence. Charles-Henri Rapin, responsable de la Policlinique de gériatrie (Poliger) des Hôpitaux universitaires de Genève, s'est engagé à fond sur cette question. Pour lui, il ne fait pas de doute que la canicule de l'an dernier a servi de révélateur à l'insuffisance de solidarité entre générations. On le savait. Mais la catastrophe sanitaire a soudain donné un visage très concret et dramatique à cette évolution. La canicule a également révélé
à quel point "nous sommes mal préparés
à gérer une telle crise touchant les personnes
âgées", relève le médecin.
Or, les habitants du canton de Genève de plus de
65 ans représentent déjà plus de 14%
de la population, les plus de 80 ans, 4%. Et ces proportions
vont probablement doubler au cours des prochaines décennies.
Les conditions de vie de cette population fragilisée
pourront de moins en moins être ignorées. Pour en savoir plus: |
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Jacques Erard Université de Genève Presse Information Publications Juillet 2004 http://www.unige.ch/presse/archives/unes/2004/20040705canicule.php Imprimer la page |