Vingt ans après leur dernière apparition en Europe, les grandioses trésors funéraires de la Vallée des Rois reviennent hanter les salles du musée des Antiquités classiques de Bâle. Avec près de 120 pièces originales à découvrir, l'exposition présente une reconstitution de la chambre funéraire du légendaire Toutankhamon ainsi que d'autres pièces provenant de tombes voisines. La fascination pour ce pharaon et son incomparable trésor âgé de 3'500 ans, ainsi que le mystère de la "malédiction" (cf. encadré) a déjà attiré de nombreux visiteurs à Bâle, dont Sandrine Vuilleumier, assistante à l'Unité d'égyptologie. Heureuse qu'un coup de projecteur
soit ainsi mis sur l'Egypte ancienne, Sandrine Vuilleumier
estime que la mise en scène, plus moderne qu'au
Caire, et un bon travail d'éclairage font de cette
exposition une réussite, même si les pièces
les plus célèbres ne sont pas présentées,
comme le masque mortuaire en or de Toutankhamon, resté
au Caire. Décrété trésor national,
il ne quitte en effet plus le sol égyptien. Mais
pourquoi cette exposition enregistre-t-elle une telle affluence?
Selon Sandrine Vuilleumier "l'Egypte attire toujours
du monde : une grande civilisation, très ancienne,
avec un côté esthétique fort et une
part de mystère, il n'y a rien de tel". A Genève, l'égyptologie est une discipline toujours très dynamique. Une nouvelle salle d'Egypte a été inaugurée en avril dernier par le Musée d'art et d'histoire, "une belle ballade d'environ une heure" nous promet Sandrine Vuilleumier. Quant à l'Université, elle accueille chaque année entre 20 et 30 nouveaux étudiants en égyptologie, malgré des débouchés plutôt faibles. Toutankhamon - L'or de l'au-delà
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Alexandra Mossiere Université de Genève Presse Information Publications Juillet 2004 http://www.unige.ch/presse/archives/unes/2004/20040705expo_egypte.php Imprimer la page |