Jamais deux sans trois, l'Office
cantonal de la statistique annonce cette année encore
un taux de logements vacants d'une faiblesse record. L'Université
de Genève doit donc une nouvelle fois s'en remettre
à la bienveillance et la solidarité des Genevois.
Elle lance, dans le prolongement des efforts entrepris
les années précédentes, une campagne
de sensibilisation auprès de la population qui,
elle l'espère, permettra de trouver suffisamment
de logements "chez l'habitant" pour l'ensemble
de ses nouveaux arrivants à court et moyen termes. Le nombre de logements libres à Genève diminue chaque année alors que le nombre d'étudiant-e-s augmente. C'est à peu près en ces termes qu'on pourrait qualifier l'actuelle situation du logement étudiant à Genève. En octobre prochain, un peu plus de 3'000 étudiants débuteront leurs études à Genève; pour la moitié d'entre eux, soit environ 1'500 étudiants confédérés ou étrangers, il s'agira aussi de trouver une habitation. A ce chiffre s'ajoutent encore les quelque 200 étudiants qui ont épuisé leur temps de séjour en foyer. L'actuelle carence de logements résulte, certes, de la croissance des effectifs estudiantins notamment étrangers à Genève. Mais cette pénurie trouve surtout son origine dans l'état d'assèchement observé sur le marché immobilier, et dans la stagnation de l'offre de logements directement destinés aux personnes en formation. En plus d'être à l'origine de difficultés quotidiennes pour les étudiants, cette situation de pénurie pourrait menacer à long terme le rôle de Genève comme centre de formation international. En effet, ne pouvant plus garantir l'intégration des nouveaux étudiants à la vie genevoise en leur donnant accès à un hébergement, la crise pourrait également restreindre les possibilités de séjours de mobilité offertes aux étudiants originaires de l'Université de Genève. Les solutions à court terme
A l'avenir Pour ce qui concerne l'actuelle Cité universitaire, la construction d'un nouveau bâtiment pouvant loger jusqu'à 260 étudiants est en discussion, même si ce projet soulève encore des réserves de la part d'une partie du voisinage. L'Université a également fait appel aux milieux immobiliers, aux communes genevoises et à diverses fondations afin de prendre en location, pour une durée déterminée par le propriétaire, des locaux d'habitation vides ou en attente de démolition. Un certain nombre d'autres démarches ont aussi été entreprises comme des contacts avec des régisseurs et avec les responsables des divers foyers pour jeunes en formation. |
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Charles-Antoine Courcoux Université de Genève Presse Information Publications Septembre 2004 http://www.unige.ch/presse/archives/unes/2004/20040928logement_une.php Imprimer la page |