Mardi 28 septembre dernier, Miralab, le laboratoire des réalités virtuelles de l'Université de Genève a organisé une démonstration peu commune : se promener dans les décors de Pompéi, tels qu'il existaient à l'époque romaine. Pour ce faire, il est fait appel à la " réalité augmentée ", qui permet de surimposer des êtres vivants, reconstruits à l'ordinateur, aux vestiges archéologiques. Ce travail s'est développé dans le cadre de Lifeplus, un projet coordonné scientifiquement par la professeure Nadia Magnenat-Thalmann, financé par l'Union européenne et destiné à promouvoir le développement technologique et la valorisation culturelle et touristique des sites archéologiques. Son objectif principal, comme l'indique son nom, est de donner "plus de vie" aux sites archéologiques en augmentant l'impact émotif de la visite grâce aux nouvelles technologies. Les visiteurs du site choisi peuvent voir, avec des lunettes connectées à l'ordinateur, des scènes de la vie quotidienne en trois dimensions: des personnages, des plantes, des objets et des structures dans des environnements reconstruits en réalité augmentée. L'objectif de la recherche est d'atteindre un haut niveau de réalisme et de mouvement en temps réel. Une liaison satellite assure le géopositionnement continu et la possibilité d'une reconstruction en temps réel pendant la visite. Lifeplus a ainsi permis de reconstituer la vie à
Pompéi, plus précisément à
l'intérieur d'une taverne. Le visiteur vit l'expérience
d'une excursion dans un site culturel avec la possibilité
de regarder l'environnement naturel, de percevoir les reconstructions
tridimensionnelles des monuments et de visualiser des scènes
de la vie quotidienne de l'époque. Les personnages
de la vie pompéienne ont donc été
recréés : les costumes, les coiffures, les
attitudes, la langue (précisément le latin),
les objets qui les concernaient, etc., selon des données
fournies par les archéologues et historiens d'art
faisant partie du projet. Pour en savoir plus: |
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Université de Genève Presse Information Publications Octobre 2004 http://www.unige.ch/presse/archives/unes/2004/20041001plus.php Imprimer la page |