Merci d'activer JavaScript sur votre navigateur
Les chansons volent, Magali reste

La comédienne et chanteuse Magali Noël offre un bouquet de 25 chansons aux saveurs douces-amères composant un spectacle musical à fleur d'humanité. De l'impertinence canaille de Boris Vian au réalisme poétique d'un Prévert, en musardant par le poète aux mots insurgés et passionnés, Léo Ferré. Il y a là comme un parfum d'adresse amoureuse au public, à contre-courant des modes. Mots et mélodies imposent leur éclectisme face au monde tel qu'il va. La soirée s'ouvre sur des atmosphères nocturnes, propices aux célébrations intimes du cabaret. On y croise, dans des saynètes quotidiennes, Vian disant avec ironie sa méfiance d'une société où l'on s'échine à gagner sa vie tout en la perdant. Puis, sous une lumière crue, A tous les enfants et Terre-Lune, pour une dénonciation des faiseurs de guerre et marchands de morts, qui dérobent l'enfance pour mieux l'enrôler. Après les morsures de l'aube, l'espoir se lève avec Jacques Brel et son homme providentiel chassant de sa main "les solutions qui seraient sans amour" (L'Homme dans la cité).

Face aux douaniers de la musique commerciale, qui conjuguent trop souvent éphémère et superficiel, ce spectacle habité de petites merveilles déplace les frontières du chant vers la poésie. Une poésie pétrie d'humaine tendresse dans la défense des "petits" de la vie et qui n'accepte aucune forme d'oppression (Chanson des cireurs de souliers, ciselée par Prévert). Si les couleurs mélodiques appartiennent aux plus belles heures d'un âge classique de la chanson d'expression française, elles abordent aussi des rivages rock syncopés et enfiévrés. (Johnny, fais-moi mal, griffée par Vian). Voyageant à dos d'émotions, "Chansons volent" fait aussi se tutoyer musique et cinéma dans une ambiance balancée entre film noir et lumineux souvenirs (Du rififi et Amarcord).

Magali Noël débute comme chanteuse de cabaret et se produit dans des revues. Remarquée sur les scènes de théâtre parisiennes, c'est le cinéma qui lui offre sa chance: Du rififi chez les hommes de Jules Dassin, Les Grandes manœuvres de René Clair et Elena et les hommes de Jean Renoir, pour ne citer qu'eux, imposent cette comédienne au tempérament de feu. Elle a tourné dans 70 films, dont La Dolce Vita et Amarcord de Federico Fellini. Elle distille sa présence charmeuse et fervente au fil de comédies musicales telles que Cabaret ou La Staaar et de ses enregistrements Regards sur Vian ou Soleil Blanc de Prévert. Au Théâtre de Carouge, qui fête son retour, elle fut une généreuse Mère Courage, partagée entre force et fragilité.

Le Théâtre de Carouge offre 10 billets aux collaborateurs de l'Université pour le 3 novembre 2004 à 20h
Envoyez-nous un e-mail


Chansons volent

Avec
Magali Noël: Chant
Richard Pizzorno: Piano
Giorgos Antoniou: Contrebasse
Thomas Mockel: Guitares et trompette

Régie son: Humberto Morales Sablon
Lumières: Rinaldo Del Boca

Mercredi 3 novembre à 20 heures
Jeudi 4 novembre à 19 heures
Vendredi 5 novembre à 20 heures

Grande salle François-Simon, rue Ancienne 39, Carouge

Location : 57, rue Ancienne 1227 Carouge
Tél. 022 343 43 43
www.theatredecarouge-geneve.ch
Service culturel Migros-Genève
7, rue du Prince, tél. 022 319 61 11

Avec la collaboration des Activités culturelles de l'Université de Genève

 


Université de Genève
Presse Information Publications
Octobre 2004

http://www.unige.ch/presse/archives/unes/2004/20041027carouge.php
Imprimer la page