Plus on remonte la hiérarchie
académique, moins on rencontre de femmes. Elles
sont 13% à l'Université de Genève
à occuper un poste de professeure ordinaire. Alors
que les choses ont pas mal évolué ces dernières
années dans d'autres secteurs (à titre de
comparaison, 26 femmes sur 100 députés siègent
au Grand Conseil genevois), l'Université fait encore
figure de bastion masculin, en tous cas en ce qui concerne
le corps professoral. Dans le but de susciter une prise
de conscience à ce sujet, le Bureau
de la délégation aux questions féminines
de l'Université de Genève organise, vendredi
12 novembre, une journée de réflexion
et d'échange sur la carrière académique
des femmes. Cette journée se déroulera en deux temps. Une série de trois conférences le matin, suivie d'une discussion l'après-midi. Avec la participation de Charles Beer, Margaret Maruani, Yves Flückiger, Michèle Le Doeuff, Geneviève Billeter, Susan Gasser, Timothy Harding et Patricia Roux. Les professeurs - hommes - sont tout particulièrement encouragés à participer à cette discussion. "Comme souvent pour ce genre de manifestations, nous constatons que beaucoup de femmes s'inscrivent, mais très peu d'hommes", relève Eliane Barth, du Bureau de la délégation aux questions féminines. Or, poursuit-elle, "ce sont encore en majorité des hommes qui siègent dans les commissions de nomination, et ce sont eux qui peuvent avoir une influence pour que les candidatures féminines soient traitées de façon équitable." Cette journée s'inscrit en prologue d'un nouveau programme de formation continue proposé par les universités de Suisse latine et intitulé Regard.
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Jacques Erard Université de Genève Presse Information Publications Novembre 2004 http://www.unige.ch/presse/archives/unes/2004/20041101femmes_une.php Imprimer la page |