Organiser un forum qui permette aux chercheurs, toutes disciplines confondues, de dialoguer, tel est l'objectif du "Dialogue des savoirs", présenté dans le Programme de politique générale du Rectorat et dont la première édition est prévue pour 2006. Le principe en est simple: réunir périodiquement des chercheurs de toutes disciplines qui se seraient distingués par la réalisation d'une percée dans leur domaine. L'ambition étant que ce sommet du savoir devienne une référence, à l'image du Forum de Davos pour l'économie. Pour asseoir véritablement sa réputation, un scientifique devrait avoir passé par là. Objectif premier: décloisonner la recherche. A titre d'exemple, le
recteur André Hurst rappelle que la linguistique générale
a fortement favorisé les recherches en anthropologie, "simplement
parce que les gens se sont rencontrés à un moment donné,
une sorte de fertilisation croisée
". Les résultats
d'un tel rassemblement ne se mesurent pas immédiatement bien sûr,
mais au cours des années. L'élaboration de cette ambitieuse entreprise a été confiée à M. Francis Waldvogel. Ancien président du Conseil des Ecoles polytechniques fédérales, il développe son projet en quatre points:
Le public visé, entre 250 et 300 personnes, sera composé, d'une part, de leaders des courants académiques internationaux (Recteurs d'universités, doyens, etc.), des autorités politiques chargées de la recherche scientifique et de personnalités issues de milieux divers (politique, médias, économie, arts, etc.) et, d'autre part, des cadres de demain, soit un public issu du corps intermédiaire, des jeunes chercheurs déjà confrontés à une telle problématique. Plus concrètement, un premier rapport de faisabilité a été établi par un groupe de réflexion, mis en place par Francis Waldvogel et composé de MM. Werner Arber, prix Nobel de médecine, Ralph Eichler, directeur de l'Institut Paul Scherrer, André Hurst, recteur de l'UniGe, Charles Kleiber, secrétaire d'Etat à la science et à la recherche et de Mmes Ruth Dreifuss, ancienne présidente de la Confédération et Heidi Diggelmann, ancienne présidente du Fonds national suisse de la recherche scientifique. Ce rapport sera prochainement discuté dans le cadre de la CRUS (Conférence des recteurs des universités suisses), le projet devant nécessairement se développer avec la réunion de toutes les institutions du pays qui se préoccupent de recherche. L'édition 2006 devrait se tenir en Valais et le Conseil d'Etat valaisan, enthousiasmé par la démarche, est d'ores et déjà prêt à apporter son soutien logistique au projet. |
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Alexandra Mossiere Université de Genève Presse Information Publications Mars 2005 http://www.unige.ch/presse/archives/unes/2005/20050329forum.php Imprimer la page |