Nous avons interrogé pour vous différents acteurs de l’enseignement et de la recherche à l’Université de Genève sur les diverses significations de la fête de Noël. Nous vous livrons, à la page suivante, le point de vue du sociologue, celui des historiens, des psychologues ou encore de la recherche en études genre.
Que se passe-t-il à Noël? On se saigne pour acquérir des biens souvent coûteux, on montre qu’on ne compte pas, parfois dans un esprit de concurrence ! On voit qu’il existe un fond anthropologique commun aux peuples du monde, qui évolue, certes, au fil du temps, mais qui repose sur une base ritualiste. Si tout est mercantilisé aujourd’hui dans les pays riches, ce fond, antérieur, n’a pas disparu. Dans une vaste hypocrisie collective, on rivalise dans ce jeu du don et du contre-don à Noël, mais ce roulement remplit des fonctions sociales essentielles. Par là s’effectue une stabilisation, un rétablissement ou un renforcement des liens sociaux.
On le comprend, Noël est une fête marquée par un inconscient collectif très puissant, qui nous ramène à une nécessité archaïque.
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Le dieu Soleil à Rome : Philippe Borgeaud, professeur d’histoire des religions antiques
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