Stefan Trechsel, juge au Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), donne ce vendredi 30 mars 2007 à l'UNIGE une conférence publique intitulée "Le TPIY coincé entre les exigences du procès équitable et la stratégie d'achèvement". Un événement organisé conjointement par le Centre universitaire de droit international humanitaire (CUDIH) et l'association TRIAL (Track Impunity Always). L'impunité bafoue la dignité des victimes. Malgré les appels répétés de Carla del Ponte, procureure au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) , Radovan Karadzic et Ratko Mladić n'ont toujours pas été remis à la justice internationale par les autorités serbes et bosniaques. Obstacle à la reconstruction individuelle, l'impunité se paie également à l'échelle d'un pays, lorsque de graves crimes sont commis par une majorité sur une minorité ou vice-versa. Pour que les mots "paix" et "durable" puissent siéger côte à côte, les crimes de guerre, crimes contre l'humanité et crimes de génocide commis au nom de folies idéologiques doivent être poursuivis en justice. Leurs auteurs et leurs victimes respectivement dénoncés et reconnus comme tels. Cette exigence a été comprise à des échelles diverses à Nuremberg ou en en Afrique du Sud. Elle est partie du processus judiciaire au Rwanda et en ex-Yougoslavie. "Le TPIY coincé entre les exigences du procès équitable et la stratégie d'achèvement" Entrée libre |
|
Université de Genève Presse Information Publications mars 2007 http://www.unige.ch/presse/archives/unes/2007/20070327trial.php Imprimer la page |