Modèle animal en recherche

L’Université de Genève (ci-après l'Université) réalise des recherches de pointe en sciences de la vie, dans des disciplines variées allant de la biologie fondamentale au domaine biomédical et à ses applications cliniques.

Ces recherches combinent l’utilisation d’approches différentes, qui vont de la modélisation informatique aux techniques in vitro, telles que les cultures cellulaires, et in vivo, y compris l’étude de l’être humain. L’utilisation de modèles animaux vertébrés (par exemple la souris) et invertébrés (par exemple la mouche) fait partie de ces approches, tout en n’en représentant qu’une fraction minoritaire. Cependant, elle est essentielle dans les circonstances où l’organisme se doit d’être considéré dans son ensemble plutôt que dans ses parties (étude du comportement, du métabolisme, du développement embryonnaire, maladies infectieuses ou génétiques, par exemple).

Dans ce contexte, l’Université soutient l’ensemble de ces approches expérimentales, dont la diversité et l’intégration ont contribué au succès et à la renommée des sciences de la vie à Genève depuis le 18ème siècle. Elle exige que les expériences utilisant des animaux soient conduites non seulement en respectant le cadre légal strict qui les contrôle, mais également selon des considérations éthiques particulières qui doivent être mises en œuvre de façon concrète. Ces considérations comprennent le respect du principe des ‘3R’ et se fondent sur les principes de feu la Conférence des Recteurs des Universités Suisses (CRUS) concernant l’expérimentation animale et sur les principes d’éthique et directives établis conjointement par l’Académie Suisse des Sciences Médicales et l’Académie Suisse des Sciences Naturelles. Ce faisant, l’Université exprime sa volonté de continuer à répondre aux recommandations suisses et européennes pour une expérimentation animale responsable, éthique et prenant pleinement en compte les souffrances et le bien-être des animaux.

Toute recherche utilisant des animaux doit se faire dans le cadre légal imposé par la loi fédérale sur la protection des animaux et sous le contrôle des autorités cantonales et fédérales. « La législation suisse sur la protection des animaux est une des plus poussées au monde et le domaine de l'expérimentation animale est strictement réglementé. Chaque expérimentation est examinée par une commission cantonale sur l'expérimentation animale. Les chercheurs doivent prouver que les bénéfices pour la société sont plus importants que les souffrances infligées aux animaux lors des expériences. » (extrait tiré du site de l’Office fédéral de la Sécurité alimentaire et des Affaires Vétérinaires).

Cette même législation impose à tous les collaborateurs en contact avec des animaux de suivre une formation poussée complétée par des cours de formation continue réguliers, qui accréditent le personnel amené à travailler avec des animaux.