Sciences Pharmaceutiques

  

Ces dernières années, l’évolution rapide de la pharmacie a conduit à l’avènement des sciences pharmaceutiques. Celles-ci couvrent aujourd’hui des recherches et des enseignements qui vont de la découverte de nouveaux principes actifs, d’origine naturelle ou synthétique, aux aspects liés au traitement du patient, en passant par le développement des médicaments. A ce titre, les sciences pharmaceutiques font donc partie intégrante des sciences de la Vie.

  
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En Suisse romande, le renforcement et surtout l’élargis­sement des domaines scientifiques touchant au médica­ment a été rendu possible par le regroupement à Genève, en 2004, des Sections genevoise et lausannoise de pharmacie, au sein de l’Ecole de Pharmacie Genève-Lausanne (EPGL).

Le redéploiement des activités d’enseignement s’est vu facilité par la mise en place de la réforme dite de Bologne. C’est ainsi que, en plus d’un bachelor en scien­ces pharmaceutiques, ont été mis sur pied un master en pharmacie, qui conduit au diplôme de pharmacien, et un master en sciences pharmaceutiques, destiné plus particulièrement aux per­sonnes se dirigeant vers l’industrie ou la recherche. Cette dernière filière est ouverte aux étudiants porteurs d’un bachelor provenant d’autres disciplines, comme la biolo­gie ou la chimie.

L’ensemble des activités déployées par l’EPGL néces­site, bien entendu, de faire appel à d’importantes colla­borations. Il peut s’agir d’institutions (OMS) ou d’in­dustries au plan régional ou international. Mais c’est surtout avec des groupes de chercheurs des Universités de Genève et de Lausanne (biologie, chimie, médecine) et avec les hôpitaux universitaires lémaniques que les liens sont les plus étroits.

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Les activités de recherche menées au sein de la Section des sciences pharmaceutiques s’inscrivent dans deux perspectives:
  • La mise au point d’outils en vue de créer ou d’identifier des molécules potentiellement actives, la conception de modèles permettant de vérifier les propriétés biologiques de ces molécules avant les essais chez l’homme, ainsi que l’élaboration de biomatériaux (polymères) et de formes pharmaceutiques nécessaires à l’administration des substances thérapeutiques. Un exemple est la meilleure connaissance du passage de l’anxiolytique diazepam (le principe actif du Valium®) du sang vers le système nerveux.
  • Le développement de molécules ou de formes médica­menteuses aptes à traiter des affections dans des axes prioritaires pour la Section, comme diverses formes de cancer, des maladies dégénératives (Parkinson, Alzheimer, DMLA) et des maladies dites orphelines, notamment d’origine parasitaire.

Cette seconde perspective est illustrée par une recherche orientée vers le traitement de la dégéné- rescence de la partie centrale de la rétine (macula) liée à l'âge, première cause de cécité dans les pays industrialisés chez les personnes de plus de 50 ans. La thérapie photodynamique est utilisée dans le but de contrecarrer la croissance excessive de vaisseaux (NV) qui est à l'origine de la maladie.

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